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5 janvier 2008

Songs For Drella

Artistes : Lou Reed / John Cale

Date de sortie : 11 avril 1990

Label : Sire / Warner Bros

Durée : 54'44''

Un beau matin, vous vissez vos écouteurs sur vos oreilles et partez au travail. Et que se passe-t-il lorsque la lecture aléatoire commence ? Style It Takes !!! extrait de ce petit bijou qu'est Songs For Drella. Délice du hasard dit la pub.

Lou Reed décrit ce disque comme une fiction à propos de la vie de son premier et probablement seul mentor, Andy Warhol aka Drella.

L'album est surtout un hommage à celui qui a tant donné à chacun des membres du Velvet Underground et qui, quoi qu'on en pense, ne leur a pas pris tant que ça. C'est une narration, tout bonnement, que faire quand on vient d'une petite ville ? Là d'où aucune célébrité n'est jamais sortie ? Jusqu'au dernier au revoir : Hello it's Me (qui me fait pleurer à chaque fois) simple et touchant.

Entre les deux, un parcours, une vie, des rencontres, des séparations, des froideurs, des regrets aussi, et puis l'art, la musique, l'amour et l'amitié. Le disque qui à l'origine avait été commandité par The Brooklyn Academy of Music et par The Arts At St. Ann's a permis à Reed et Cale de se rabibocher. On connait la suite, la tournée de reformation et d'adieu du Velvet en 1993.

Cale, modeste, dira dans les notes de pochette que c'est Lou qui a surtout travaillé sur ce disque. On en doute, à en écouter tous les passages de violon (absolument pas larmoyants) qui parsèment les chansons et qui répondent à d'autres titres tout en accords plaqués au piano.

Quoi qu'il en soit, c'est un disque d'amour, pour quelqu'un qui n'est plus. Et pour l'enregistrer, aucun doute, ils avaient the style it takes.

Hello it's me,
Good Bye Andy.

Regardez et écoutez l'intégralité de l'album dans l'ordre du disque :

Regardez Small Town :





Regardez Open House :





Regardez Style it Takes :






Regardez Work :





Regardez Trouble With Classicists :





Regardez Starlight :




Regardez Faces and Names :





Regardez Images :





Regardez Slip Away (A Warning) :





Regardez It Wasn't Me :




Regardez I Believe :




Regardez Nobody but You :




Regardez A Dream :





Regardez Forever Changed :





Regardez Hello it's Me :



9 novembre 2007

Last Days

Un film de Gus Van Sant, librement inspiré des derniers jours de la vie de Kurt Cobain.

Avec : Michael Pitt, Lukas Haas, Asia Argento, Kim Gordon, Ryan Fellner.

Date de sortie : 22 juillet 2005 (US), 13 mai 2005 (France)

Durée : 97 minutes

Musique : Rodrigo Lopresti

Entendons nous bien, j'aime beaucoup Gus Van Sant. Vraiment. J'irai voir Paranoid Park dès que je ne serai plus malade et que je pourrais sortir de chez moi, je le jure. Pourtant, Last Days, certes non dénué de qualité a curieusement anéanti tout envie de rester éveillé. Pourquoi ? Peut-être pour ça :


Début

Allons marcher dans les bois.
Faisons trempette en calbutte dans la rivière.

Marmonnons.

Cassons nous la gueule dans le jardin.
Mettons une casquette de chasse des lunettes de soleil de fille et une petite robe noire très sexy.
Attrapons une pelle et allons déterrer une boîte dans le jardin.

Marmonnons.
Oui, mais pas trop.

Oh, on sonne à la porte. Allons voir... "Les pages jaunes ? Vraiment ? Oui, oui monsieur, je vais vous acheter de la pub dans l'annuaire pour des trucs que je sais même pas ce que c'est.

Et puis j'ai des amis. Ils couchent tous plus ou moins ensemble. Enfin je crois."

Marmonnons.

Oui, parce que quand je me ballade avec mon fusil dans la maison je m'amuse à les viser sur la tempe pendant qu'ils dorment.

Ah oui, dans la boite, là, il y a de la drogue. Ils étaient pas cool en cure de désintox, ils voulaient pas m'en donner.

Milieu

J'ai faim, je mange des chocapics, mais où sont les cuillères ?

Marmonnons.

Mes potes, ils sont cool.
Ils se fringuent aussi comme des pieds.
Ils me demandent des trucs : Ecouter leur musique. De l'argent. Faire des concerts.

Marmonnons.

Quand je suis tout seul je fais de la musique et ça, c'est vraiment bien, mais ça dure pas.

Mes potes ils écoutent aussi de la bonne musique. Venus in Furs du Velvet Underground. Mais ils chantent par dessus alors ça gache un peu.
Tant pis, je suis trop défoncé.

Marmonnons.

Bon, ben, je vais faire un tour, et puis je vais mourir d'une overdose dans le cabanon où on range les outils de jardin.

Voilà.

Après me potes ils vont se barrer parce qu'ils sont morts de trouille que la police elle dise qu'ils m'ont donné de la dope.

Espèce d'enfoirés.

Fin
Ca donne envie, hein ?

Ecoutez Venus in Furs :

6 novembre 2007

My Bloody Underground

Artiste : The Brian Jonestown Massacre

Date de sortie : septembre 2007

Label : Inconnu

Durée : 71'38''

Avant que Radiohead ne sorte son album en ligne pour le prix que vous voulez, The Brian Jonestown Massacre avait déjà mis l'intégralité de sa discographie en accès libre sur le net, bonus et vidéos compris. Il faut dire qu'avec un slogan comme Keep Music Evil, ils n'avaient guère le choix. Là où ça se gâte, c'est lorsqu'Anton Newcombe, charismatique leader du groupe et cinglé notoire, décide d'aller enregistrer à Reykjavic en Islande une espèce de disque inclassable, mais pas dans le bon sens du terme.

Rappelons-nous tout d'abord que la formation a commis beaucoup de disques très underground fortement inspiré par les sixties au point de donner les titres les plus nerds à leurs albums. On se souvient ainsi des excellents Their Satanic Majesties Second Request et de Bringing It All Back Home Again.

Avec un titre comme My Bloody Underground, le ton était donné et on pouvait s'attendre à un mélange foutraque et réussi des styles de My Bloody Valentine et du Velvet Underground. Hélas, c'est tout le contraire auquel on aura droit. Car il ne suffit pas d'être dissonant pour être John Cale ou La Monte Young, il ne suffit pas non plus de balancer des nappes de guitares saturées pour être Kevin Shields. Et enfin, ce n'est pas parce que sur l'un de leurs meilleurs albums, Thank God For Mental Illness, ils avaient réussi à créer un puzzle assez fascinant d'une vingtaine de minutes en fin de disque, que cela est si facilement reproductible.

Un coup dans l'eau donc, en attendant peut être Sticky Fingers on Main Street ou The Freewheelin' Blonde on Highway 61.

Le site officiel ou vous pouvez télécharger l'intégralité de leurs albums : BJM.com/music

Mes préférés :

Methodrone

Their Satanic Majesties Second Request

Bringing It All Back Home Again

Strung Out In Heaven

Thank God For Mental Illness