Affichage des articles dont le libellé est George Harrison. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est George Harrison. Afficher tous les articles

8 décembre 2007

Plastic Ono Band

John Lennon nous a quitté il y a 27 ans. Un petit hommage.

Artiste : John Lennon & the Plastic Ono Band

Date de sortie : 11 décembre 1970
Label : Apple Records

Rêvons un peu. Chapman a loupé son coup, ou plutôt rien n'est arrivé. Il est reparti tout gentiment chez lui avec son autographe sous le bras et personne n'en a jamais entendu parler. John est rentré chez lui faire un gros dodo avec Yoko pour ne se réveiller péniblement qu'au son du téléphone trois jours plus tard. Au bout du fil ? Mal Evans, roadie de toujours des Beatles et pas mort lui non plus, pas flingué, toujours en circulation dans le business et se demandant comment il a fait pour chanter les choeurs de Yellow Submarine ou jouer du tambourin sur Dear Prudence...

-John ? T'étais mort ou quoi ?
-No Mal, I was only sleeping...
-Dis donc, je viens de m'apercevoir que ça fait dix ans aujourd'hui que tu as sorti ton premier album solo.
-Et ça fera combien quand j'aurai 64 ans ?

Beaucoup plus caustique qu'Imagine (dont Lennon déclara qu'il avait été nappé de chocolat pour être plus facile à manger), Plastic Ono Band est le vrai premier album solo de John. Certes, il y avait bien eu les trois albums pour le moins expérimentaux enregistrés avec sa nouvelle épouse. Mais hormis le parfum de scandale causé par la pochette de Two Virgins où les deux amants étaient nus, on ne peut pas dire qu'ils firent parler d'eux dans des termes élogieux. (Unfinished Music N°1 Two Virgins (#124 aux USA) et Unfinished Music N°2 Life With The Lions (#174 aux USA) sortiront avant Abbey Road, The Wedding Album, quelques jours après atteignant la place enviable numéro 178. Un camouflet).

Plastic Ono Band c'est autre chose. Réponse du berger à la bergère (comprenez Paul et son McCartney sorti en avril qui devint numéro un pour trois semaines au Etats Unis), coup de massue produit par le couple et Phil Spector qui commence par l'une des chansons les plus intimes de John depuis Help ou I'm only Sleeping : Mother. Pendant ce temps, Harrison caracole en tête avec son fabuleux triple album All Things Must Pass, également produit par Spector.

Mother, You Had Me, But I Never had You,
Father You Left Me, But I never Left You...

et qui s'achevera par My Mummy's Dead.

La première est une complainte absolument déchirante et directe. Finis les textes où John se cache. Ici, il se montre, plus nu que sur la pochette de Two Virgins. La seconde est comme une berceuse pour les morts, maugrée plus que chantée...

Bien sûr, il y a les jolies chansons pour Yoko, Hold On, Love. Mais il y a surtout Working Class Hero (que reprendra Marianne Faithfull sur Broken English en 1979) chanson au thème quasi springsteenien, et qui lui vaudra le désamour des authorités des Etas-Unis qui voient d'un très mauvais oeil l'arrivée sur leur sol d'un potentiel leader charismatique bien à gauche... Power To The People, n'aide guère non plus. Plus tard, des chansons comme Imagine (jugée inappropriée à la diffusion après le 11 septembre ! pour en savoir plus c'est par ICI), Woman Is The Nigger Of The World ou Give Peace A Chance ne l'aideront pas non plus à obtenir sa carte verte.

Well Well Well est plus anecdotique, Look At Me a beaucoup de charme, et God vaut largement le détour, rien que pour son côté provoc. Serait-il possible de la diffuser en radio aux Etats-Unis ? Rien n'est moins sûr. C'est curieusement une chanson méconnue qui remue le plus l'auteur de ces lignes, Isolation ; encore une chanson intime, sur le couple, le succès, et le médiatisation. L'album, cependant ne fera pas aussi bien que McCartney en se classant huitième au royaume uni et sixième aux USA. L'année suivante sortira Ram de McCartney (Numéro 1 au royaume uni, numéro 2 aux USA) et Imagine, numéro 1 mondial enrobé de chocolat...

Plus de trente cinq ans et pratiquement pas une ride.

Ecoutez Working Class Hero :



Ecoutez Power to the People :

1 décembre 2007

Everest



Le défi méritait d'être relevé (voir la note sur Dylan Jones ICI). Voici MON Everest. L'album mythique des Beatles. Et voici la petite histoire fantôme qui s'y accroche :

Composé par les Beatles et sorti après Abbey Road, quelque part entre 1970 et un triste jour de décembre 1980 (probablement aux alentours de mai 1971 date de sortie de l'album Ram de McCartney). Il contient des parties de l'album Let It Be qui de fait n'est jamais sorti (Dans les versions Naked, puisqu'il a été produit par George Martin et non par Phil Spector), des titres de John, Paul, et George en solo (désolé Ringo) et quelques perles tirées des coffrets Anthology et jamais sorties ailleurs.

Pour la première fois George joue à égalité avec les autres. Même s'il a moins de place que McCartney, la qualité de ses compositions n'a jamais été meilleure, souvent au dessus de celle des autres à ce moment précis. Il ouvre les deux premières faces et clôt la troisième et la quatrième.

Je me suis bien amusé à compiler tout ça... à faire cette fausse pochette aussi...

C'est un double album mais je n'ai aucune idée de ce que l'image intérieure représente... Une vue de l'Everest peut-être, vu de très haut, avec les Fab 4 en tout petit, tout en bas, faisant de grands signes au photographe qui est dans l'hélico... peut-être qu'ils pourraient sémaphorer le mot HELP (pusiqu'ils ne l'ont jamais fait contrairement à ce que dit la légende)... sait-on jamais...


Side A (Durée : 21 minutes 24 secondes)

My Sweet Lord (Harrison)
Dear Boy (McCartney)
Instant Karma (Lennon)
I Me Mine (Harrison)
Teddy Boy (McCartney) (Version Anthology)
Monkberry Moon Delight (McCartney)

Side B (Durée : 22 minutes 32 secondes)

Wah-Wah (Harrison)
Cold Turkey (Medley) (Lennon)
Get Back (McCartney)
I've Got A Feeling (Lennon/McCartney)
Beware Of Darkness (Harrison)
Junk (McCartney) (Version Anthology)

Side C (Durée : 31 minutes 13 secondes)

The Long And Winding Road (McCartney)
Across The Universe (Lennon)
Isn't It A Pity (Harrison)
You Know My Name (Look Up The Number) (Lennon) (Version Anthology)
Long Haired Lady (McCartney)
Let It Down (Harrison)

Side D (Durée : 20 minutes 01 secondes)

Don't Let Me Down (Lennon)
Ram On (McCartney)
Dig A Pony (Lennon/McCartney)
Let It Be (McCartney)
Look At Me (Lennon)
All Things Must Pass (Harrison)

Nombre de titres total : 24

Durée totale de l'album : 1 heure 35 minutes 10 secondes de quoi remplir deux vinyls à ras bord.


Harrison 7 titres (32 minutes 36 secondes)
McCartney 9 titres (31 minutes 57 secondes)
Lennon 6 titres (23 minutes 55 secondes)
Lennon/ McCarney 2 titres (7 minutes 08 secondes)

Note : Un seul 45 tours sortira. Comme dans la plus pure tradition Beatles première époque, il ne comportera pas de titres extraits de l'album. Le dernier morceau est signé George Martin, producteur de toujours, en remerciement de tant d'années de services rendus. Son titre, A Beginning, résonne avec celui de l'avant dernier titre d'Abbey Road, The End. Il sonne ici comme l'ouverture d'un monde nouveau pour chacun des membres du groupe le plus célèbre de l'histoire du Rock.

Side A (6 minutes 34 secondes)

Isolation (Lennon)
Art of Dying (Harrison)

Side B (4 minutes 43 secondes)

Maybe I'm Amazed (McCartney)
A Beginning (Martin)

Durée totale du 45 tours : 11 minutes 17 secondes.

Lazare et Belane vont encore passer des nuits blanches, je le sens... désolé les amis

18 novembre 2007

In My Life (500 Great Songs #15)

Pour Holly, demoiselle talentueuse.

Artiste : The Beatles (accompagné de George Martin au piano)

Date de sortie : 3 décembre 1965 sur l'abum Rubber Soul

Label : EMI

Durée : 2'28''

Il y a des endroits dont je me rappelle ; ainsi commence ce titre bref qui, déjà, invoque les démons de la nostalgie dans les mots de Lennon. Avant Penny Lane, avant Strawberry Fields Forever... Rien d'étonnant quand on sait que la première version de ce titre était basée sur le trajet d'un bus Liverpooldien qui traversait justement ces endroits aujourd'hui si célèbres. Pourtant de la version d'origine il ne reste pas grand chose. John, conscient de l'aspect "racontez vos vacances" de la chanson la retravailla avec Paul.

Lennon, qui avait crié Help! sur l'album précédent s'y souvient de l'ami Stuart Sutcliffe, mort en 1962 à Hambourg. Six ans plus tard, exilé à New York, il offrira, sous forme de contine, un chant funèbre à sa mère : My Mom is dead sur son album Plastic Ono Band.

Une preuve de plus, s'il en était besoin (aucun scoop aujourd'hui, tant pis), que sous l'aspect "I Love You, You love Me" des premières chansons qui propulsèrent les Beatles au sommet, se cachent des pépites nostalgiques et bien plus subtiles.

Dites : La version de Johnny Cash, elle aussi, me donne des frissons.

Ne dites pas : Ca sonne comme une chanson de Paul, non ?

Regardez In My Life (Extrait du documentaire The Beatles Anthology de 1995) :





23 octobre 2007

Revolver


Artiste : The Beatles

Label : Parlophone / EMI

Date de sortie : 5 août 1966

Durée : 35'01''

C'est le disque qui rendra fou Brian Wilson. C'est aussi le premier grand disque des Beatles. Rubber Soul avait ouvert la voie, Revolver la devencera, et de loin.

Et puis, Revolver, c'est un peu, quelque part, l'avant dernier disque des Beatles. L'avant dernier auquel ils aient tous pleinement collaboré sans que de graves tensions se fassent jour entre les membres du groupe. Sergeant Pepper sera en grande partie l'oeuvre de McCartney, The Beatles (le fameux album blanc), enregistré à leur retour d'Inde, sera un génial fourre-tout mais comprendra un nombre important de morceaux enregistrés seuls, ou avec d'autres musiciens (Clapton sur While My Guitar Gently Weeps de George Harrison entre autre).

Jusqu'au clash final de Let It Be dont Lennon emmênera les bandes se faire mixer et arranger ailleurs (chez Phil Spector, loin des studios d'Abbey Road et surtout de George Martin).

Seul Abbey Road, dernier album (mais sorti avant Let It Be) où, les petits gars de Liverpool, font la paix parce qu'ils savent qu'il n'y aura plus jamais de disque des Beatles peut prétendre retrouver cet esprit initié par Revolver, mais loin de ses innovations grandioses. Car sur Abbey Road, pas de Tomorrow Never Knows et ses boucles hallucinées, d'Eleanor Rigby ou de Love You To. (Allez, si quand même, une face B d'un seul tenant, medley halluciné que les fab avaient en tête depuis longtemps de réaliser.

Comment résister à Revolver ? Taxman, la première grande chanson de George ouvre le disque. Paroles caustiques où, pour la première fois des artistes se plaignent publiquement de payer trop d'impôts (95% tout de même) mais avec humour et élégance tout en immortalisant Harold Wilson (le premier ministre travailliste de l'époque) et le leader de l'opposition Edward Heath. Voilà qui leur vaudra l'honneur d'être les premières personnes vivantes à être citées dans une chanson des Beatles, ce qui, soyons en certain, doit rendre extrêmement fiers leurs petits-enfants.

Eleanor Rigby, une chanson de Paul envoûte, tout bonnement (en tout cas les anglais car elle ne monta pas plus haut que la onzième place des charts U.S.) grâce à ses arrangemets de corde signés George Martin (qui avait déjà commis ceux de Yesterday). Drôle de chanson pop qui parle d'une vieille fille qui balaye les églises après les mariages.

I'm Only Sleeping est incroyablement léthargique (et signée d'un John qui crie toujours Help! intérieurement). Love You To voit George et son amour pour l'inde et le sitar prendre une ampleur beaucoup plus grande que sur Norvegian Wood. Sur Sgt Pepper, il écrira Within You Without You.

John dira un jour, bien après la fin des Beatles et les guerres fratricides, que l'une de ses chansons préférées des Beatles était Here, There And Everywhere, une chanson signée par Paul.

Yellow Submarine, un tube, est en dessous du reste mais amusante et quasi destinée aux enfants. La preuve ? Elle est chantée par Ringo !

She Said She Said et Dr Robert parlent de façon plus ou moins voilées de la drogue et des expériences des Beatles avec le LSD. George décrira plus tard l'expérience dentaire (le LSD leur avait été donné par un dentiste) comme quelque chose d'assez terrifiant. On se sert encore de Good Day Sunshine pour réveiller les occupants de la navette spaciale Columbia avant un attérissage à haut risque et And Your Bird Can Sing, For No One et Got To Get You Into My Life sont des petits joyaux pop.

Et puis, il y a le morceaux Tomorrow Never Knows. Le titre le plus expériemental de l'époque et pour longtemps. Pensez. Nous sommes en 1966 et les Beatles inventent le sampling, les loop, les sons passés à l'envers, le tout avec 4 magnétophones 4 pistes (un par Beatle) avec une mission : revenir le lendemain avec une boucle. John se charge des paroles (le premier titre était d'abord The Void, Le Vide) et demande à ce que sa voix sonne comme un choeur de moines tibétains. Et tout le monde bidouille les bandes encore et encore (une version primitive déjà intéressante est disponible sur The Beatles Anthology II).

Au final, le titre est un chef d'oeuvre et pourrait sans problème passer sur une radio spécialisée dans l'electro... entre deux morceaux d'Amon Tobin...

En bref, un disque aussi excellent qu'important.
Ecoutez Eleanor Rigby :




Ecoutez Tomorrow Never Knows :


20 octobre 2007

Ram

En attendant de faire la queue devant l'Olympia lundi matin, Food For Your Ears vous permet de réviser vos classiques.

Artiste : Paul & Linda McCartney

Date de sortie : 28 mai 1971

Label : Capitol Records / EMI

Durée : 43'07''

Oubliez Chaos and Creation in the Backyard et ses goldricheries. Le vrai disque fait à la maison de McCartney, c'est celui-là. Le deuxième album solo de l'ex Beatle et futur Wings est sans doute son meilleur. (Bien meilleur que Mc Cartney, son premier effort pourtant respectable). Pas de mièvrerie dans le genre d'Ebony and Ivory dans ce disque, pas de bons sentiments dégoulinants de barbapapa, au contraire. Avant même que la première note retentisse, la pochette donne le ton, Paul prend le bouc par les cornes (à défaut de taureau) et deux scarabées se grimpent dessus au verso (En clair : Fuck the Beatles !).

C'est le deuxième effort solo de macca, c'est aussi la belle époque où George Harrison sort son chef d'oeuvre (et triple album vinyle), All Things Must Pass. Ce qui fait enrager Lennon de plus belle. Il répondra aux provocations de son vieux complice par la chanson la plus aigre de l'histoire du rock How Do You Sleep? (un chef d'oeuvre de groove soit dit en passant).

Alors qu'en est-il ? Douze chansons, et des mélodies inconnues au profane aujourd'hui mais qui auraient été des tubes intergalactiques avec le nom BEATLES écrit en gros sur le disque. Chaque écoute amène son nouveau titre préféré, mentions spéciales à Uncle Albert / Admiral Halsey, à Long Haired Lady (écrite devinez pour qui), à Ram On, et à Dear Boy, si on ne devait en choisir qu'une poignée, mais il n'y a pas de titre faible sur cette galette de 45 minutes.

Le ton est champètre et décontracté, on sent que Paul prend plaisir à composer sa musique autant qu'à l'enregistrer, et que, vous ne me croirez jamais, mais je me lance, il est amoureux de Linda... Si si je vous jure !

1971 Macca/George : 2 Lennon : 0... à suivre...

En toute saison, en ville ou à la campagne, Ram est le disque qu'il vous faut.

Too Many People Live enchaîné sur She Came in Through the Bathroom Window :

15 octobre 2007

Reality

Artiste : David Bowie

Label : Iso

Date de sortie : 16 septembre 2003

Durée : 49'17''

Durée du deuxième disque de l'édition double : 10'13''

Produit par Tony Visconti (de retour aux manettes de Bowie depuis l'album Heathen), Reality est un album énergique et résolument rock.

Bowie, lors de son précédent effort avait déjà abordé les évenements du 11 septembre, Heathen (Païen en anglais) avait été enregistré en partie à cette époque et l'enregistrement s'en était trouvé en partie chamboulé. Il y revient ici dès le premier titre. New Killer Star, qui évoque la grande cicatrice blanche au dessus de Battery Park (le parc, situé au sud de Manhattan, à quelques centaines de mètres du site du World Trade Center avait été crée dans les années 70 à partir du remblais fourni par les travaux réalisés pour en creuser les fondations).

Le titre suivant est une reprise de Johnatan Richman, Pablo Picasso, déjà popularisée (si l'on peut dire) par John Cale qui la reprend régulièrement en concert (lors de ses deux dernières performances parisiennes, notamment). Mais c'est une version beaucoup plus rock que les versions de Cale que nous livre ici Bowie.

Puis vient Never Get Old, un titre où il n'y aura jamais assez de sexe, de drogue, et, il faut croire de Rock n' Roll. Un extrait de la chanson avait été utilisé lors d'une campagne publicitaire pour Vittel où Bowie se trouvait nez à nez avec les nombreux personnages ou Döpelgangers. On ne peut s'empêcher d'admirer le fait que Bowie à 56 ans rentre encore dans les costumes, mais il faut bien avouer que le tout est un peu ridicule.




The Loneliest Guy, tout comme plus loin Days (quasi insupportable avec son rythme à la péruvienne, fermez les yeux, vous verrez défiler les lamas), sont les deux chansons faiblardes du disque, vraiment en dessous du reste. A peine meilleure, la reprise de George Harrison ce qui est étrange. Pourquoi en effet choisir de reprendre une chanson médiocre d'un artiste qui en a livré tant de grandioses ?

Looking for Water (encore, après la pub Vittel), She'll Drive the Big Car et Fall Dog Bomb the Moon (avec un chien animé en peluche qui remuait la tête pendant les concerts !) bénéficient d'une production aérée, légère pour ainsi dire, de bons titres, simples, efficaces qui manquent, hélas, parfois de la petite étincelle qui les ferait décoller.

Le disque se conclut en beauté avec l'un des titres les plus rock des derniers albums de Bowie, Reality qui donne son nom à l'album. Guitares affutées, rythmique lourdes, chant méprisant, quasi punk, une réussite. Puis, les 7 minutes 45 de Bring Me the Disco King (un titre qui datait des sessions de Black Tie White Noise, en 93, et qui était resté dans les cartons !) calment le jeu et les esprits. C'est sans doute la meilleure chanson de l'album, par son côté soul qui n'est pas sans rappeler l'époque Young Americans, par ses paroles désabusées (Johnny Cash reprenant le Hurt de Trent Reznor avait fait tout aussi crépusculaire), par son fiel dans l'énonciation.

Regardez New Killer Star en live lors de l'émission Trafic de Guillaume Durand :



A noter, un disque bonus de 3 titres était présent dans l'édition limitée de lancement.

Fly, un titre rock saturé sympatique, Queen of all the Tarts dont Bowie se servait en intro de ses concerts pour habiller les images qui défilaient sur l'écran géant, et enfin une reprise assez nue (le riff y est réduit à un vague souvenir) de Rebel Rebel, également présent sur la bande originale du film Charlie's Angels 2.