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30 novembre 2007

Every Time A Bell Rings, An Angel Gets His Wings

Artiste : Logh

Date de sortie : 21 janvier 2002

Label : Bad Taste Records

Durée : 43'27''

Il y avait longtemps que je voulais vous parler de ce disque, depuis le début de ce petit blog en fait. Mais vous savez ce que c'est, on se dit qu'il vaut mieux attirer le lecteur avec des valeurs sûres. Nick Drake, Jeff Buckley, ce genre de choses...

Une interview de Magic montrait les suédois de Logh en 2001, étonné que l'on puisse trouver leur disque en France (C'est là que je l'ai trouvé, en écoute chez Gibert. Coup de foudre immédiat) et que donc, quelques autochtones hexagonaux s'échangent le nom de ce groupe.

En parlant de nom, sur la pochette reproduite ici c'est écrit LOGH, sur mon disque personnel, c'est écrit LOG. LOGH veut-il dire en suédois ce que LOG veut dire en anglais ? Une bûche ? Mais aussi "se connecter" sous sa forme verbale ? Si il y a des spécialistes de cette délicate langue scandinave parmi mes lecteurs, merci à eux de délaisser leur glog et leur pepakoka un moment et de me venir en aide avec ce détail d'une importance extrême.

Que dire sur ce disque ? Qu'il est rock, mais qu'il est doux. Qu'il est beau et mélancolique. Qu'il est probablement indisponible en France aujourd'hui. Que le titre Off The Ground qui commence par une sonnette de bicyclette suivie de la voix de Zuzu (la fille de James Stewart dans le chef d'oeuvre de Capra It's a Wonderful Life) qui dit : " Look daddy, every time a bell rings, an angel gets his wings !" est mille fois meilleur que la chanson du même titre pondue par ce vieux macca (même s'il mérite ses Wings)... Qu'il se dégage de tout ça une véritable atmosphère, un trouble mélancolique qui balance de petites décharges électriques dans le corps et l'esprit. Qu'on ne s'en remet pas d'avoir le riff de The Passage dans la tête en allant au boulot tôt le matin alors qu'on n'a pas écouté le titre depuis des semaines.

Parce que Logh, c'est ça : des chansons qui vous donnent une fièvre glaciale au beau milieu de votre quotidien. Des titres qui font de la banalité du monde un sujet d'expérience sans nul autre pareil.

Si vous avez aimé certains passage des Music Recordings For Films ou When de Vincent Gallo, vous ne manquerez pas d'adorer ce disque.

Quelques extraits du disque disponible gratuitement sur ces liens.

Yellow Lights Mean Slow Down, Not Speed Up

Ghosts

Note sur les mp3 : les mp3 "présents" sur ce site sont la propriété de leurs auteurs et ayant droits. Tous les mp3 proposés le sont sous forme de liens qui pointent vers les sites des artistes ou de leurs labels qui ont décidé de les offrir gracieusement. Pour en écouter/télécharger d'autres, nous vous invitons à visiter ces sites :

Logh

Their Space

Bad Taste Record

26 novembre 2007

When

Artiste : Vincent Gallo

Label : Warp

Date de sortie : 24 septembre 2001

Durée : 42'53''

Calme, doux, mélancolique, décalé, sombre, dérangé, caustique, autant d'adjectifs que l'on pourrait apposer à When, objet quasi non-identifié de la scène musicale américaine, un peu à l'image de son créateur.

Certes, avec un petit rôle dans le Basquiat de Julian Schnabel, puis le succès d'estime de son premier film en tant que réalisateur : Buffalo 66, et le demi-scandale de son deuxième film projeté à Cannes, The Brown Bunny, qui s'achevait par une fellation de 20 minutes en full frontal, Vincent Gallo avait dépassé les cercles arty new-yorkais pour devenir un secret de notre scène arty. La belle affaire. Gallo est très loin d'être une star. Il est même tout le contraire, ici ou n'importe où ailleurs, et il ne le sera sans doute jamais. Il suffit de lire l'interview reparue récemment dans le hors série des inrocks pour se rendre compte à quel point l'intéressé peut être imbu de lui même et se conduire comme un morveux qu'on rêverait de claquer. Si nous avons Jean-Louis Murat, les Etats Unis ont Vincent Gallo. Mais force est de constater que, sale caractère mis à part, le talent est là et bien là (quel que soit l'énergumène dont on parle).

When est donc un album qui ravira certains et exaspérera les autres. Le titre d'ouverture s'intitule I Wrote This Song For The Girl Paris Hilton, ladite Paris étant une amie de l'acteur Lukas Haas, lui-même ami de Gallo. Il écrivit la chanson (intrusmentale) avant même de la rencontrer et bien avant que celle-ci commence à se faire connaître mondialement par ses frasques. Une preuve de plus de l'étrangeté du bonhomme.

Easy listening par endroit, rock à d'autres, electronique quand on ne s'y attend pas (My Beautiful White Dog qui semble piqué à Boards of Canada), le tout est résolument low-fi. Gallo compose tous les titres, chante par ici, joue de la guitare par là avec une apparente désinvolture parfois à la limite du désintéressement. Et pourtant, ce disque est envoutant de la première à la dernière note, de par son côté bricolé totalement assumé et ses ambiances enivrantes, solaires, voyageuses. A découvrir.

Dites : Vincent Gallo, Paris Hilton, s'ils font des petits, gardez m'en un.

Ne dites pas : Je savais pas que Max Gallo faisait de la musique.

Ecoutez I Wrote This Song For The Girl Paris Hilton :



Ecoutez A Picture of Her :