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8 mars 2008

Breaking News : RIP Norman Smith

Norman Smith, ingénieur du son à Abbey Road qui contribua à créer le son des Beatles à partir de 1962 est mort à l'âge de 85 ans. Il avait ensuite participé à produire les Pink Floyd.

Celui que Lennon avait surnommé Normal Norman avait notamment déclaré que ce qui l'avait le plus séduit lorsqu'il avait vu les Beatles pour la première fois n'était pas leur son mais leur sens de l'humour et leur attitude qui les rendait différents.

Rip Normal Norman.

Regardez Hello Goodbye :



24 décembre 2007

8 décembre 2007

We can be heroes...

John Winston Ono Lennon, Musicien,
Liverpool, 9 octobre 1940, New York, 8 décembre 1980


Imagine all the people, living for today...

8 décembre 1980, Dakota Building, 1 W 72nd St, New York,
22 heures 50 heure locale...


14 avril 2005, vers 16 heures.


L'entrée du Dakota. Tout est calme. On discute un peu avec le portier. Quel âge a-t-il ? Moins de trente ans probablement. Il raconte pourtant ce qui s'est passé. Où. Comment. Aucune plaque commémorative sur l'immeuble. "There was one. Nothing could keep people from stealing it." A Penny Lane ils ont résolu le problème lui dis-je. Ils ont peint le nom de la rue sur les murs. Rien non plus qui indique que ce soit le Dakota, il faut le savoir, le demander, ou le deviner.



Quelques instants plus tôt. Imagine, un simple mot, qui résume tout, écrit sur la mosaïque qui porte le doux nom de Strawberry Field. Le monument de Central Park le plus visité. Dans un moment le portier du Dakota nous racontera comment des Freaks essayent régulièrement d'emporter avec eux une partie de la mosaïque.

Plastic Ono Band

John Lennon nous a quitté il y a 27 ans. Un petit hommage.

Artiste : John Lennon & the Plastic Ono Band

Date de sortie : 11 décembre 1970
Label : Apple Records

Rêvons un peu. Chapman a loupé son coup, ou plutôt rien n'est arrivé. Il est reparti tout gentiment chez lui avec son autographe sous le bras et personne n'en a jamais entendu parler. John est rentré chez lui faire un gros dodo avec Yoko pour ne se réveiller péniblement qu'au son du téléphone trois jours plus tard. Au bout du fil ? Mal Evans, roadie de toujours des Beatles et pas mort lui non plus, pas flingué, toujours en circulation dans le business et se demandant comment il a fait pour chanter les choeurs de Yellow Submarine ou jouer du tambourin sur Dear Prudence...

-John ? T'étais mort ou quoi ?
-No Mal, I was only sleeping...
-Dis donc, je viens de m'apercevoir que ça fait dix ans aujourd'hui que tu as sorti ton premier album solo.
-Et ça fera combien quand j'aurai 64 ans ?

Beaucoup plus caustique qu'Imagine (dont Lennon déclara qu'il avait été nappé de chocolat pour être plus facile à manger), Plastic Ono Band est le vrai premier album solo de John. Certes, il y avait bien eu les trois albums pour le moins expérimentaux enregistrés avec sa nouvelle épouse. Mais hormis le parfum de scandale causé par la pochette de Two Virgins où les deux amants étaient nus, on ne peut pas dire qu'ils firent parler d'eux dans des termes élogieux. (Unfinished Music N°1 Two Virgins (#124 aux USA) et Unfinished Music N°2 Life With The Lions (#174 aux USA) sortiront avant Abbey Road, The Wedding Album, quelques jours après atteignant la place enviable numéro 178. Un camouflet).

Plastic Ono Band c'est autre chose. Réponse du berger à la bergère (comprenez Paul et son McCartney sorti en avril qui devint numéro un pour trois semaines au Etats Unis), coup de massue produit par le couple et Phil Spector qui commence par l'une des chansons les plus intimes de John depuis Help ou I'm only Sleeping : Mother. Pendant ce temps, Harrison caracole en tête avec son fabuleux triple album All Things Must Pass, également produit par Spector.

Mother, You Had Me, But I Never had You,
Father You Left Me, But I never Left You...

et qui s'achevera par My Mummy's Dead.

La première est une complainte absolument déchirante et directe. Finis les textes où John se cache. Ici, il se montre, plus nu que sur la pochette de Two Virgins. La seconde est comme une berceuse pour les morts, maugrée plus que chantée...

Bien sûr, il y a les jolies chansons pour Yoko, Hold On, Love. Mais il y a surtout Working Class Hero (que reprendra Marianne Faithfull sur Broken English en 1979) chanson au thème quasi springsteenien, et qui lui vaudra le désamour des authorités des Etas-Unis qui voient d'un très mauvais oeil l'arrivée sur leur sol d'un potentiel leader charismatique bien à gauche... Power To The People, n'aide guère non plus. Plus tard, des chansons comme Imagine (jugée inappropriée à la diffusion après le 11 septembre ! pour en savoir plus c'est par ICI), Woman Is The Nigger Of The World ou Give Peace A Chance ne l'aideront pas non plus à obtenir sa carte verte.

Well Well Well est plus anecdotique, Look At Me a beaucoup de charme, et God vaut largement le détour, rien que pour son côté provoc. Serait-il possible de la diffuser en radio aux Etats-Unis ? Rien n'est moins sûr. C'est curieusement une chanson méconnue qui remue le plus l'auteur de ces lignes, Isolation ; encore une chanson intime, sur le couple, le succès, et le médiatisation. L'album, cependant ne fera pas aussi bien que McCartney en se classant huitième au royaume uni et sixième aux USA. L'année suivante sortira Ram de McCartney (Numéro 1 au royaume uni, numéro 2 aux USA) et Imagine, numéro 1 mondial enrobé de chocolat...

Plus de trente cinq ans et pratiquement pas une ride.

Ecoutez Working Class Hero :



Ecoutez Power to the People :

1 décembre 2007

Everest



Le défi méritait d'être relevé (voir la note sur Dylan Jones ICI). Voici MON Everest. L'album mythique des Beatles. Et voici la petite histoire fantôme qui s'y accroche :

Composé par les Beatles et sorti après Abbey Road, quelque part entre 1970 et un triste jour de décembre 1980 (probablement aux alentours de mai 1971 date de sortie de l'album Ram de McCartney). Il contient des parties de l'album Let It Be qui de fait n'est jamais sorti (Dans les versions Naked, puisqu'il a été produit par George Martin et non par Phil Spector), des titres de John, Paul, et George en solo (désolé Ringo) et quelques perles tirées des coffrets Anthology et jamais sorties ailleurs.

Pour la première fois George joue à égalité avec les autres. Même s'il a moins de place que McCartney, la qualité de ses compositions n'a jamais été meilleure, souvent au dessus de celle des autres à ce moment précis. Il ouvre les deux premières faces et clôt la troisième et la quatrième.

Je me suis bien amusé à compiler tout ça... à faire cette fausse pochette aussi...

C'est un double album mais je n'ai aucune idée de ce que l'image intérieure représente... Une vue de l'Everest peut-être, vu de très haut, avec les Fab 4 en tout petit, tout en bas, faisant de grands signes au photographe qui est dans l'hélico... peut-être qu'ils pourraient sémaphorer le mot HELP (pusiqu'ils ne l'ont jamais fait contrairement à ce que dit la légende)... sait-on jamais...


Side A (Durée : 21 minutes 24 secondes)

My Sweet Lord (Harrison)
Dear Boy (McCartney)
Instant Karma (Lennon)
I Me Mine (Harrison)
Teddy Boy (McCartney) (Version Anthology)
Monkberry Moon Delight (McCartney)

Side B (Durée : 22 minutes 32 secondes)

Wah-Wah (Harrison)
Cold Turkey (Medley) (Lennon)
Get Back (McCartney)
I've Got A Feeling (Lennon/McCartney)
Beware Of Darkness (Harrison)
Junk (McCartney) (Version Anthology)

Side C (Durée : 31 minutes 13 secondes)

The Long And Winding Road (McCartney)
Across The Universe (Lennon)
Isn't It A Pity (Harrison)
You Know My Name (Look Up The Number) (Lennon) (Version Anthology)
Long Haired Lady (McCartney)
Let It Down (Harrison)

Side D (Durée : 20 minutes 01 secondes)

Don't Let Me Down (Lennon)
Ram On (McCartney)
Dig A Pony (Lennon/McCartney)
Let It Be (McCartney)
Look At Me (Lennon)
All Things Must Pass (Harrison)

Nombre de titres total : 24

Durée totale de l'album : 1 heure 35 minutes 10 secondes de quoi remplir deux vinyls à ras bord.


Harrison 7 titres (32 minutes 36 secondes)
McCartney 9 titres (31 minutes 57 secondes)
Lennon 6 titres (23 minutes 55 secondes)
Lennon/ McCarney 2 titres (7 minutes 08 secondes)

Note : Un seul 45 tours sortira. Comme dans la plus pure tradition Beatles première époque, il ne comportera pas de titres extraits de l'album. Le dernier morceau est signé George Martin, producteur de toujours, en remerciement de tant d'années de services rendus. Son titre, A Beginning, résonne avec celui de l'avant dernier titre d'Abbey Road, The End. Il sonne ici comme l'ouverture d'un monde nouveau pour chacun des membres du groupe le plus célèbre de l'histoire du Rock.

Side A (6 minutes 34 secondes)

Isolation (Lennon)
Art of Dying (Harrison)

Side B (4 minutes 43 secondes)

Maybe I'm Amazed (McCartney)
A Beginning (Martin)

Durée totale du 45 tours : 11 minutes 17 secondes.

Lazare et Belane vont encore passer des nuits blanches, je le sens... désolé les amis

26 novembre 2007

My Favorite Tunes

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés.

John Lennon (Plastic Ono Band) : Isolation

Antony and the Johnsons (I'm not There) : Knocking on Heaven's Door

Eric Dolphy (Out to Lunch) : Hat and Beard

Eric Dolphy (Out to Lunch) : Gazzelloni

Eric Dolphy (Out to Lunch) : Out to Lunch



Grands boulversements cette semaine dans le classement puisque tous les présents de la semaine précédente en sont sortis. On y retrouve en tête John Lennon avec Isolation, l'une de mes chansons préférées et bien trop méconnue de l'ex-Beatle. Suivi de près par la fantastique reprise de Knocking on Heaven's Door de Dylan par Antony and the Johnsons qui transporte ce titre dans des sphères quasi célestes. Enfin, Eric Dolphy, à lui seul, ferme la marche avec trois des cinq titres de l'album Out to Lunch chroniqué récemment sur ses pages. Bonne semaine à tous, en musique bien sûr...

















Nombre de titres différents écoutés au cours des 7 derniers jours : 593. Soit 3,52 chansons à l'heure en moyenne.

22 novembre 2007

Happy Thanksgiving!



John Lennon and the Plastic Ono Band, Cold Turkey (Terrible pun, I know, but I couldn't help it....) :

21 novembre 2007

La Famille Tenenbaum (The Royal Tenebaums)

Artistes : Mark Mothersbaugh pour la bande originale, Nico, Ysaÿe Quartet, Paul Simon, The Mutato Muzika Orchestra, Bob Dylan, John Lennon, Emitt Rhodes, The Clash, The Ramones, Elliott Smith, Nick Drake, Vince Guaraldi Trio, The Velvet Underground.

Date de sortie : 11 décembre 2001

Date de sortie du film 13 mars 2002

Label : Hollywod Records

La Famille Tenenbaum est sans doute l'un des films les plus jouissifs de tous les temps. En tout cas, l'un des plus jouissifs de 2001. Résumons nous. Royal Tenenbaum (Gene Hackman) est ruiné. Il décide donc de retourner auprès de sa femme Etheline (Anjelica Huston) qui s'apprête à filer le parfait amour avec son comptable (Danny Glover dans son meilleur rôle). Comment se faire accepter par la famille après tant d'année de silence si ce n'est de dédain ? Réponse : Dire qu'il ne lui en reste plus que pour quelques semaines.

Seulement voilà. Les trois enfants Tenenbaums étaient des génies. D'une manière ou d'une autre, leurs vies se sont éffilochées. Chas (Ben Stiller dans son meilleur rôle aussi) bien que devenu très riche a perdu sa femme dans un accident d'avion et s'occupe tant bien que mal de se deux fils. Richie (Luke Wilson), ancien champion de tennis a craqué lors d'une finale de grand shelem et sillonne le monde pour oublier qu'il est follement amoureux de sa soeur adoptive, Margot (Gwyneth Paltrow), dont les pièces de théatre se font de plus en plus rares. Margot, quant à elle est malheureuse en mariage avec le Dr Raleigh St Clair (Bill Murray en prépa- Coppola mention très bien avec félicitation du jury) c'est pourquoi elle s'envoie en l'air avec Eli Cash (Owen Wilson). Vous suivez ?

Déjà, avec son précédent film, Rushmore, Wes Anderson nous faisait savoir à quel point son idéal était rock (Making Time des Creations était martelé à tout le long du film, ponctuation imparable d'un long métrage beaucoup plus tortueux qu'il n'y parait).

La Famille Tenenbaum est ni plus ni moins que son chef d'oeuvre. Et dire que la musique qui l'accompagne n'en est pas moins géniale est un euphémisme.

Tout commence d'ailleurs par une reprise de Hey Jude par The Mutato Muzika Orchestra tout en clavecin assez étrange et merveilleusement plaisante.

Que dire encore ?

Nico qui chante These Days alors que Gwyneth Paltrow descend du bus au ralenti c'est tout simplement beau à pleurer.

Nick Drake qui chante Fly alors qu'on est assis dans une salle de cinéma et qu'on en revient pas que quelqu'un ait enfin eu l'idée géniale de placer une de ses chansons dans un film, on en est tout retourné.

Qu'Elliott Smith qui chante Needle in the Hay pour une scène de suicide, c'est tristement visionnaire.

Qu'un titre instrumental pas trop connu de Dylan (extrait de ce qui est sans doute son pire album en plus), ça fait quand même du bien même s'il chante un peu faux (très faux, d'accord).

Que les Clash à fond dans les descentes quand Gene Hackman fait les 400 coups avec ses petits enfants ça donne envie de danser en se secouant les cheveux.

Que Lennon, ça le fait toujours.

Que les Ramones pendant que la vie de Gwyneth défile au rythme de ses aventures amoureuses, c'est punk.

Que le Velvet à toutes les sauces, on ne s'en lasse pas.

Et que Mark Mothersbaugh est un putain de génie. Na.


Ecoutez Needle in the Hay d'Elliott Smith :



Ecoutez These Days de Nico :

18 novembre 2007

In My Life (500 Great Songs #15)

Pour Holly, demoiselle talentueuse.

Artiste : The Beatles (accompagné de George Martin au piano)

Date de sortie : 3 décembre 1965 sur l'abum Rubber Soul

Label : EMI

Durée : 2'28''

Il y a des endroits dont je me rappelle ; ainsi commence ce titre bref qui, déjà, invoque les démons de la nostalgie dans les mots de Lennon. Avant Penny Lane, avant Strawberry Fields Forever... Rien d'étonnant quand on sait que la première version de ce titre était basée sur le trajet d'un bus Liverpooldien qui traversait justement ces endroits aujourd'hui si célèbres. Pourtant de la version d'origine il ne reste pas grand chose. John, conscient de l'aspect "racontez vos vacances" de la chanson la retravailla avec Paul.

Lennon, qui avait crié Help! sur l'album précédent s'y souvient de l'ami Stuart Sutcliffe, mort en 1962 à Hambourg. Six ans plus tard, exilé à New York, il offrira, sous forme de contine, un chant funèbre à sa mère : My Mom is dead sur son album Plastic Ono Band.

Une preuve de plus, s'il en était besoin (aucun scoop aujourd'hui, tant pis), que sous l'aspect "I Love You, You love Me" des premières chansons qui propulsèrent les Beatles au sommet, se cachent des pépites nostalgiques et bien plus subtiles.

Dites : La version de Johnny Cash, elle aussi, me donne des frissons.

Ne dites pas : Ca sonne comme une chanson de Paul, non ?

Regardez In My Life (Extrait du documentaire The Beatles Anthology de 1995) :





10 novembre 2007

Lennon about Mailer & Mailer about Lennon...

Les paroles de Give Peace a Chance par John Lennon :

The Lyrics of Give Peace a Chance by John Lennon :

Two, one, two, three, four
Ev'rybody's talking about
Bagism, Shagism, Dragism, Madism,
Ragism, Tagism
This-ism, That-ism, is-m, is-m, is-m

All we are saying is give piece a chance,
All we are saying is give piece a chance
C'mon
Ev'rybody's talking about ministers,
Sinister, Banisters
And canisters, Bishops, Fishops,
Rabbis, and Pop eyes, Bye, bye, bye byes
All we are saying is give peace a chance,
All we are saying is give peace a chance
Let me tell you now
Revoluton, evolution, masturbation,
Flagellation, regulation, integrations,

Meditations, United Nations,
Congratulations
Ev'rybody's talking about
John and Yoko, Timmy Leary, Rosemary,
Tommy Smothers, Bobby Dylan,
Tommy Copper,
Derek Taylor, Norman Mailer,
Allen Ginsberg, Hare Krishna,
Hare

Krishna


John Lennon

Mailer about John Lennon assasination :

The killing of John Lennon altered everything... like fifty million other people, I cared about Lennon.


Mailer à propos de l'assassinat de John Lennon :

L'assassinat de John Lennon a tout bouleversé... comme 50 millions d'autres gens, je tenais à Lennon.

Norman Mailer

Ecoutez Give Peace a Chance :

9 novembre 2007

My Favorite Tunes

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés.

John Lennon (Plastic Ono Band) : Isolation

Baby Shambles (Down in Albion) : Fuck Forever

Alexandre Desplats (Syriana) : Something Really Cool

Fields (Everything Last Winter) : Song For The Fields

Findlay Brown (Separated by the Sea) : I Will

Radiohead disparait (probablement pas pour longtemps), les accords d'Isolation de Lennon me font toujours autant vibrer, Desplats revient et il va falloir que je vous en parle, Fields reste là, et il va falloir aussi que je m'y mette, et Findlay Brown bien sûr...

Nombre de titres différents écoutés au cours des 7 derniers jours : 591. Soit 3,51 chansons à l'heure en moyenne.

3 novembre 2007

My Favorite Tunes

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés.

Arcade Fire (Funeral) : Rebellion (Lies)
John Lennon (Plastic Ono Band) : Isolation
Fields (Everything Last Winter) : Song For The Fields
Findlay Brown (Separated by the Sea) : But You Love Me
Radiohead (In Rainbows) : All I Need

Les choses vont et viennent dans le classement de la semaine. Mais, curieusement, ce sont toujours les mêmes qui semblent tirer leurs épingles du jeu.

Findlay Brown entre pour la première fois dans ce classement. Pour en savoir plus, voir ma note d'hier. Il est temps aussi que je vous parle de Fields. Radiohead s'accroche, il faut dire que la ritournelle All I Need, flippante à souhait à eu tôt fait de me retourner la tête. Arcade Fire est cette fois en première position avec le meilleur titre de leur premier album Rebellion (Lies). Quant à Lennon, il s'accroche avec Isolation, extrait de son premier "vrai" album solo, chanson méconnue mais tellement plus honnête que la plupart de celles qui jalonnent son parcours post-beatles.

A la semaine prochaine.

2 novembre 2007

13 questions, 13 réponses...

Vu sur l'excellent blog de Folk Furieuse (Alain fonce là-bas, please), voici un petit questionnaire sympa à faire chez vous, seul ou entre amis. Voici mes réponses... musicales...

1. Comment vous sentez vous aujourd’hui?

Another Brick in the Wall (Part 2) / Pink Floyd / The Wall

Ecoutez :



2. Comment les autres vous voient ?

Creep / Radiohead / Pablo Honey

Ecoutez :



3. Quelle est l’histoire de votre vie ?

It Sucks To Be Me / Bobby Lopez & Jeff Marx /Avenue Q

Ecoutez :



4. Quelle chanson pour votre enterrement ?

Eleanor Rigby / The Beatles / Revolver

Ecoutez :



5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ?

Instant Karma / John Lennon / Shaved Fish

Ecoutez :



6. Comment être encore plus heureux ?

What a Wonderful World
/ Louis Armstrong / Best of Louis Armstrong

Ecoutez :




7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ?

American Beauty / Thomas Newman / American Beauty (That's for you B!)

Ecoutez :



8. Pour décrire ce qui vous ravit ?

Day is Done / Nick Drake / Five Leaves Left

Ecoutez :



9. Votre boulot pour vous c’est … ?

The Mercy Seat / Johnny Cash (Composée par Nick Cave)/ American III Solitary Man

Ecoutez :



10. Que devriez-vous dire à votre boss ?

You Never Give Me Your Money / The Beatles / Abbey Road

Ecoutez :



11. Pour vous l’amour c’est … ?

Say Yes / Elliott Smith / Either Or

Ecoutez :



12. Pour vous la sexualité doit être … ?

All you Need is Love
/ The Beatles / Magical Mystery Tour

Ecoutez :



13. Bloguer pour vous c’est … ?

Rebellion (Lies) / Arcade Fire / Funeral

Ecoutez :

25 octobre 2007

Paul McCartney, Olympia, Paris, 22 octobre 2007, Deuxième Partie

18h30... encore une longue file d'attente et on entre dans la salle. Trois micros devant le rideau, c'est tout ce que l'on voit de la scène. Les VIP arrivent au balcon, enfin VIP... pas grand monde d'intéressant... à part Henri Salvador et M, (il parait que Marianne Faithful est là aussi mais je ne la verrai pas).

6:30... more waiting, let's skip this. Three mics in front of the curtain, that's all you can see of the stage. The VIPs get there on the balcony, well VIPs... no one except for Henri Salvador, a wonderful singer from the forties and the fifties and M, a french rock star (yeah, I know, that sounds funny, let's say he's just one of the only ones who make decent music in this country even if I don't really like him). I heard Marianne Faithful was there too, but I couldn't see her.

8h40 début du concert. Un compte à rebours. 5...4...3...2...1... le rideau s'ouvre et Paul arrive sur scène, avec une guitare. Standing ovation, le rideau se referme derrière lui, quelques mots en français, et puis... Blackbird. Comme ça, tout seul, pour un concert de ce genre, le vieil homme en a ! Il chante avec une voix moins claire que dans son jeune temps, une vois plus ronde et plus grave qui fait penser un peu au dernier Elvis.

8:40, the show begins. Countdown, 5...4...3...2...1... the curtain opens and Paul gets on stage with a guitar. Standing ovation, the curtain closes behind him, some words in French, and then... Blackbird. Like this, alone, for this kind of concert, the old man's got guts! He sings with a voice that's not as clear as it was, a lower voice that reminds me of the late Elvis.




Puis Paul interprète Dance Tonight à la mandoline, il rejoint ensuite son groupe pour Only Mama Knows, deux titres tirés du dernier album Memory Almost Full. Puis Flaming Pie tiré de l'album du même nom.

Then Paul sings Dance Tonight with a mandolin. He then joins his band as the curtains open and he sings Only Mama Knows from his last album Memory Almost Full. Then Flaming Pie from the eponymous album.

Comme beaucoup, je suis surtout venu voir le Beatle. Je ne serai pas déçu. Treize titres des fab four seront joués ce soir. Paul enchaîne sur Got to Get You Into My Life tiré de l'album Revolver, l'ambiance monte à toute allure. Paul ne cesse de demander si on veut passer une bonne soirée. Sérieusement, mec, après 11 heures d'attente et 55 euros ? A ton avis ?

Like a lot of people, I was mostly waiting for the Beatle songs. I wouldn't be disapointed. Thirteen songs from the Fab Four were played that night. Paul sings Got to Get You Into My Life from Revolver and people are just getting wilder and wilder as Paul keeps asking us if we want to have a good time. Seriously dude, after 11 hours in a line and 78 dollars? What do you think?

Puis Paul s'intalle au piano pour jouer l'une des chansons mineures un peu mièvres dont il a le secret. C'Moon. Une petite explication de texte concernant le titre de la chanson plus tard, il enchaîne avec The Long and Winding Road. Grand moment, le groupe se fait plus discret et c'est tant mieux. On ne le sentira jamais totalement en place de la soirée. Peut-être pas tout à fait à l'aise dans une salle si petite alors qu'ils ont l'habitude de se produire en stade. Les fausses notes ne seront pas absentes non plus.


Then Paul sits at the piano to play one of the silly, slightly-too-sweet songs he (sigh) knows really well how to craft: C'Moon. But right after that he plays The Long and Winding Road. That's really magic. The band is much quieter for this one and that's for the best. These guys are too used to playing in stadiums and you could feel they were not really comfortable with the space. They were not always in tune either.

Encore mieux, Paul, seul au milieu de la scène à présent avec une guitare se met à parler de la première chanson qu'il a écrite, autrefois, à Liverpool. Follow the Sun, une chanson dont il dit qu'elle est si courte qu'il a du mal à s'arrêter de la jouer. Il continue donc à en jouer la dernière strophe et nous la fait chanter par la même occasion.

Even better, Paul, alone in the middle of the stage now with his guitar starts talking about the first song he ever wrote, back in Liverpool, Follow the Sun. Since he said it was a very short song he keeps playing the last part over and over and claims he can't stop. Everybody sings along, of course.

Puis, retour à un bon vieux rock, pourtant extrait du dernier album. That Was Me, une bonne chanson, énergique, qui pourrait bizarrement passer pour une nouveauté de Bowie ou de John Cale.

Then, back to real rock n' roll with That Was Me, a good song from the last album, very energetic, a tune that could, oddly enough, pass for a new song by John Cale or David Bowie.

Toujours au milieu de la scène, Paul commence à parler de John. De la chanson qu'il lui a écrite après sa mort. Du fait qu'il l'aime comme un frère et que le reste n'a que peu d'importance. Ce sera probablement le plus beau moment de la soirée. Here Today, poignant, triste, fabuleux.

Still in the middle of the stage, Paul starts talking about John. About the song he wrote for him after he died. About the fact that he loved him like a brother no matter what. This was probably the most beautiful moment of the show. Here Today, poignant, sad, wonderful.

Puis vient Calico Skies extrait de Flaming Pie, Eleanor Rigby, une de mes chansons préférées de tous les temps, pas si bien interprétée, hélas, peut-être parce que Sir Paul a été un peu radin et n'a pas voulu engager un quatuor pour la jouer avec lui, les synthés, parfois, c'est le mal. Puis, Michelle, moitié en français, parce qu'il devait la faire, Band on the Run très énergique, et Back in the USSR, très forte, très lourde, très puissante. A partir de là, beaucoup si ce n'est tous ont pensé qu'Helter Skelter était de l'ordre du possible, mais non, ça ne serait pas pour ce soir. Dommage. House of Wax, extrait du nouvel album dont je n'ai aucun souvenir, ma mémoire devait déjà être presque pleine.

Then comes Calico Skies from the album Flaming Pie; Eleanor Rigby, one of my favorite songs ever, not that great though, maybe because Sir Paul was too cheap to get a real quartet to play with him. Sometimes, keyboards are just evil. Then comes Michelle, half in French, he had to do it, very energetic, Band on the Run and Back in the USSR, very loud, heavy, powerful. It probably all made us feel that he could definitely play Helter Skelter, but it wasn't gonna happen. Too bad. Then comes House of Wax from the new album, no recollection of that one, I guess my memory was almost full.

Puis, retour aux Beatles avec I Got a Feeling. Un peu brouillone mais agréable. Paul revient ensuite au piano pour jouer Live and Let Die qui sonne fantastiquement bien, sans doute parce qu'elle est joué très fort et que le groupe se sent comme au stade, ou peut-être parce que tout le monde est simplement devenu fou.

Then more Beatles with I Got a Feeling. Good but not great. And Paul comes back to the piano to play Live and Let Die which sounds just great because it's so loud that the band feels like in a stadium, or because the whole place has just gone more and more crazy.




A partir de maintenat, ce ne sera plus que du Beatles. Un rideau s'ouvre au fond de la scène et des formes aux couleurs psychédéliques s'agitent sut un écran géant. Et c'est... Hey Jude... La foule reprend en choeur, encore et encore et encore... Et Paul quitte la scène avec ses musiciens. Le public continue à chanter laaa-laaa-laa-lalalala--lalalala- -Hey Jude! Après plusieurs minutes, Paul est de retour mais au lieu de jouer autre chose, il laisse se dérouler Hey Jude ad lib.

From that moment on it's going to be everything Beatles. A curtain opens in the background, weird psychedelic shapes and colors are projected on a big screen, and it's.... Hey Jude.... The crowd sings along, and along and along... And Paul leaves the stage with his musicians. People keep singing laaa-laaa-laa-lalalala--lalalala- -Hey Jude! After several minutes Paul is back, but instead of playing something different he keeps Hey Jude rolling ad lib.

Puis Paul dit, "Ok, encore une !" et c'est Let it Be. Evidemment, il ne pouvait pas nous quitter comme ça, alors il entonne à la suite Lady Madonna puis sort à nouveau.

Then he says: "All right. One more." and it's Let it Be. But he obviously couldn't leave us with this, so he keeps playing and sings Lady Madonna. Then he leaves the stage again.

Apparemment, cela aurait dû être la dernière chanson. Mais les gens refusaient tout bonnement de partir. Certains affirment que quelqu'un a dit à Paul que nous étions toujours là, que nous refusions de partir, que nous ne pouvions croire que c'était déjà fini, après 95 minutes. Alors il revient, débraillé, sans cravate et la chemise hors du pantalon. Il nous regarde, l'air de dire : Quoi ? Il faut vraiment que j'y aille maintenant. Regardez moi, j'étais en train de me changer. Alors, pour dire au revoir et nous congédier tout à la fois, il joue Get Back. Et c'est ce que nous ferons.

Apparently, this should have been the last song of the show. But people didn't want to leave. Some say some one told him we were still there, waiting, we couldn't believe it was already over, after 95 minutes. So he comes back, one more time, no more tie, the shirt out of his pants, he looks at us, a look that says : What? I really want to go now, look at me, I was changing clothes. So, just to say good bye for real this time, he plays Get Back, and so we did.


Merci Paul.

Thank you Paul.

Set List

Blackbird
Dance Tonight
Only Mama Knows

Flaming Pie

Got To Get You Into My Life
C'Moon
The Long and Winding Road
Follow The Sun
That Was Me
Here Today
Calico Skies
Eleanor Rigby
Michelle
Band On The Run
Back In The USSR
House Of Wax
I Got A Feeling
Live and Let Die
Hey Jude

Hey Jude
( reprise-rappel / encore)
Let It Be ( rappel / encore)
Lady Madonna ( rappel / encore)
I Saw Her Standing There ( rappel / encore)

Get Back
( rappel / encore)

23 octobre 2007

Paul McCartney, Olympia, Paris, 22 octobre 2007, Première Partie.

Anglophone? Read what's blue!

Beaucoup ont dû nous envier, nous les parisiens, nous les veinards qui pourraient, à condition de se lever très très très tôt, assister au concert de Paul McCartney, hier soir, à l'Olympia.

A lot of people probably envied us. We few, we happy few from Paris and nearby who got up really really really early to attend Paul McCartney's concert, yesterday at the Olympia Hall.

Pensez donc, dernier passage à l'Olympia, 1972 avec les Wings, 35 ans !!! et 43 ans depuis la série de concert mythique avec les Beatles. Ca valait bien 8 à 9 heures d'attente dans le froid, voire pas loin de 18 pour certains. Pour la petite histoire, l'Olympia est la salle où les Beatles ont le plus joué après la Cavern de Liverpool.

Think about it. The last time he was there was in 1972 with the Wings, 35 years ago!!! And it's been 43 years since he's been there with The Beatles. I guess you could wait for 8 or 9 hours in the cold to see that, or even almost 18 hours like some people did. And just so you know, the Olympia Hall is the place where the Beatles performed the most, after the Cavern in Liverpool.

Alors voilà, lever 4 heures, douche, petit-dej, vélib... arrivé devant l'Olympia, 5 heures ! Et déjà une file d'attente d'au moins 60 mètres. Il fait encore nuit, je m'installe comme je peux, et puis je commence à discuter avec mes voisins, ceux juste devant moi, et les nouveaux arrivés juste derrière. Ils se connaissent, mais il ne se sont jamais rencontrés. Ils se connectent tous deux au site Yellow-Sub, l'excellente référence française en
matière de Beatlemania.

So here is the story. Got up at 4, showered, had breakfast, took a bike... touched down in front of the Olympia : 5 o'clock! and already a line at least 60 yard long. It's still dark, I make myself as comfy as possible and I start talking with my neighbors, those in front of me and those who got
there right after me. They know each other, even if they have never met. They just log in to Yellow-Sub, the great French reference web site for Beatlemaniacs.

J'adore parler avec les vrais fans, les gens qui savent qui apportaient les cafés le troisième jour de l'enregistrement de Sergeat, Pepper ou quelle était la couleur de la moquette du bureau de Brian Epstein. Tout de suite, je me sens tellement plus normal, et mes petites manies musicales semblent bien douces.

I love to talk with real fans, people who know who made coffee on the third day of the Sgt.
Pepper sessions or what the color of Brian Epstein's office carpet was. Right away I feel much more normal and my little idiosyncrasies seem just fine.

Les caisses ouvrent à 11h. Il y a du mouvement dès 10 heures. A 11 heures, c'est la cohue et la loi de la jungle prévaut. Ca pousse dans tous les sens et le service d'ordre de l'Olympia chargé de contenir le gros de la foules (3 personnes contre 2500 fous) fait ce qu'il peut.


The ticket booth opens at 11. People start to move at 10. At 11 it's plain mayhem and you think you're in the jungle. People push at you from all sides and the Olympia security tries to keep people as still as possible, but considering they are 3 big guys against 2500 lunatics...

Finalement, après deux heures et demie à me faire applatir comme une crèpe, voici ce que l'on m'a donné contre 55 euros :

Finaly, after 2 hours and a half feeling as squished as a crèpe, here is what they gave me for 55 euros ($78) :

Cute huh? Do they make the same for boys?

La suite, dès que possible...

To be continued...

Revolver


Artiste : The Beatles

Label : Parlophone / EMI

Date de sortie : 5 août 1966

Durée : 35'01''

C'est le disque qui rendra fou Brian Wilson. C'est aussi le premier grand disque des Beatles. Rubber Soul avait ouvert la voie, Revolver la devencera, et de loin.

Et puis, Revolver, c'est un peu, quelque part, l'avant dernier disque des Beatles. L'avant dernier auquel ils aient tous pleinement collaboré sans que de graves tensions se fassent jour entre les membres du groupe. Sergeant Pepper sera en grande partie l'oeuvre de McCartney, The Beatles (le fameux album blanc), enregistré à leur retour d'Inde, sera un génial fourre-tout mais comprendra un nombre important de morceaux enregistrés seuls, ou avec d'autres musiciens (Clapton sur While My Guitar Gently Weeps de George Harrison entre autre).

Jusqu'au clash final de Let It Be dont Lennon emmênera les bandes se faire mixer et arranger ailleurs (chez Phil Spector, loin des studios d'Abbey Road et surtout de George Martin).

Seul Abbey Road, dernier album (mais sorti avant Let It Be) où, les petits gars de Liverpool, font la paix parce qu'ils savent qu'il n'y aura plus jamais de disque des Beatles peut prétendre retrouver cet esprit initié par Revolver, mais loin de ses innovations grandioses. Car sur Abbey Road, pas de Tomorrow Never Knows et ses boucles hallucinées, d'Eleanor Rigby ou de Love You To. (Allez, si quand même, une face B d'un seul tenant, medley halluciné que les fab avaient en tête depuis longtemps de réaliser.

Comment résister à Revolver ? Taxman, la première grande chanson de George ouvre le disque. Paroles caustiques où, pour la première fois des artistes se plaignent publiquement de payer trop d'impôts (95% tout de même) mais avec humour et élégance tout en immortalisant Harold Wilson (le premier ministre travailliste de l'époque) et le leader de l'opposition Edward Heath. Voilà qui leur vaudra l'honneur d'être les premières personnes vivantes à être citées dans une chanson des Beatles, ce qui, soyons en certain, doit rendre extrêmement fiers leurs petits-enfants.

Eleanor Rigby, une chanson de Paul envoûte, tout bonnement (en tout cas les anglais car elle ne monta pas plus haut que la onzième place des charts U.S.) grâce à ses arrangemets de corde signés George Martin (qui avait déjà commis ceux de Yesterday). Drôle de chanson pop qui parle d'une vieille fille qui balaye les églises après les mariages.

I'm Only Sleeping est incroyablement léthargique (et signée d'un John qui crie toujours Help! intérieurement). Love You To voit George et son amour pour l'inde et le sitar prendre une ampleur beaucoup plus grande que sur Norvegian Wood. Sur Sgt Pepper, il écrira Within You Without You.

John dira un jour, bien après la fin des Beatles et les guerres fratricides, que l'une de ses chansons préférées des Beatles était Here, There And Everywhere, une chanson signée par Paul.

Yellow Submarine, un tube, est en dessous du reste mais amusante et quasi destinée aux enfants. La preuve ? Elle est chantée par Ringo !

She Said She Said et Dr Robert parlent de façon plus ou moins voilées de la drogue et des expériences des Beatles avec le LSD. George décrira plus tard l'expérience dentaire (le LSD leur avait été donné par un dentiste) comme quelque chose d'assez terrifiant. On se sert encore de Good Day Sunshine pour réveiller les occupants de la navette spaciale Columbia avant un attérissage à haut risque et And Your Bird Can Sing, For No One et Got To Get You Into My Life sont des petits joyaux pop.

Et puis, il y a le morceaux Tomorrow Never Knows. Le titre le plus expériemental de l'époque et pour longtemps. Pensez. Nous sommes en 1966 et les Beatles inventent le sampling, les loop, les sons passés à l'envers, le tout avec 4 magnétophones 4 pistes (un par Beatle) avec une mission : revenir le lendemain avec une boucle. John se charge des paroles (le premier titre était d'abord The Void, Le Vide) et demande à ce que sa voix sonne comme un choeur de moines tibétains. Et tout le monde bidouille les bandes encore et encore (une version primitive déjà intéressante est disponible sur The Beatles Anthology II).

Au final, le titre est un chef d'oeuvre et pourrait sans problème passer sur une radio spécialisée dans l'electro... entre deux morceaux d'Amon Tobin...

En bref, un disque aussi excellent qu'important.
Ecoutez Eleanor Rigby :




Ecoutez Tomorrow Never Knows :


20 octobre 2007

Ram

En attendant de faire la queue devant l'Olympia lundi matin, Food For Your Ears vous permet de réviser vos classiques.

Artiste : Paul & Linda McCartney

Date de sortie : 28 mai 1971

Label : Capitol Records / EMI

Durée : 43'07''

Oubliez Chaos and Creation in the Backyard et ses goldricheries. Le vrai disque fait à la maison de McCartney, c'est celui-là. Le deuxième album solo de l'ex Beatle et futur Wings est sans doute son meilleur. (Bien meilleur que Mc Cartney, son premier effort pourtant respectable). Pas de mièvrerie dans le genre d'Ebony and Ivory dans ce disque, pas de bons sentiments dégoulinants de barbapapa, au contraire. Avant même que la première note retentisse, la pochette donne le ton, Paul prend le bouc par les cornes (à défaut de taureau) et deux scarabées se grimpent dessus au verso (En clair : Fuck the Beatles !).

C'est le deuxième effort solo de macca, c'est aussi la belle époque où George Harrison sort son chef d'oeuvre (et triple album vinyle), All Things Must Pass. Ce qui fait enrager Lennon de plus belle. Il répondra aux provocations de son vieux complice par la chanson la plus aigre de l'histoire du rock How Do You Sleep? (un chef d'oeuvre de groove soit dit en passant).

Alors qu'en est-il ? Douze chansons, et des mélodies inconnues au profane aujourd'hui mais qui auraient été des tubes intergalactiques avec le nom BEATLES écrit en gros sur le disque. Chaque écoute amène son nouveau titre préféré, mentions spéciales à Uncle Albert / Admiral Halsey, à Long Haired Lady (écrite devinez pour qui), à Ram On, et à Dear Boy, si on ne devait en choisir qu'une poignée, mais il n'y a pas de titre faible sur cette galette de 45 minutes.

Le ton est champètre et décontracté, on sent que Paul prend plaisir à composer sa musique autant qu'à l'enregistrer, et que, vous ne me croirez jamais, mais je me lance, il est amoureux de Linda... Si si je vous jure !

1971 Macca/George : 2 Lennon : 0... à suivre...

En toute saison, en ville ou à la campagne, Ram est le disque qu'il vous faut.

Too Many People Live enchaîné sur She Came in Through the Bathroom Window :

12 octobre 2007

My favorite tunes...

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés. Sans surprise cette semaine, Radiohead sort vainqueur haut la main.

Radiohead (In Rainbows) : Weird Fishes/Arpeggi
Radiohead (In Rainbows) : Nude
Radiohead (In Rainbows) : Faust Arp
Thomas Newman (Little Children) : Snack Time
John Lennon (Plastic Ono Band) : Isolation

10 octobre 2007

Et pour rester dans l'esprit Beatles...

Yoko Ono a inauguré la « Imagine Peace Tower » à Reykjavik, en Islande, le 9 octobre. À cette date, on aurait souligné le 67ème anniversaire de son défunt mari, John Lennon. (C'est aussi l'anniversaire de leur fils Sean qui a fêté ses 32 ans) Le musicien fut assassiné par un déséquilibré le 8 décembre 1980 à New York.
« Nous en avions parlé il y a 40 ans. Notre rêve devient réalité », a dit Ono à l’Associated Press. Ono avait songé à ce concept en 1965. L’idée avait retenu l’attention de Lennon.

Cette « tour de la paix » est un long rayon de lumière qui émane d’un puit à souhaits. On retrouve sur ce puit les mots « imagine peace » ou « imaginez la paix » en 24 langues.

Des ingénieurs d’Islande et du Japon se sont inspirés d’un croquis d’Ono pour construire une plate-forme de 55 pieds sur laquelle repose le puit à souhaits d’une hauteur de 6 pieds et demi. Ce dernier accueille neuf projecteurs lumineux. Ono a choisi l’Islande comme lieu de construction car le pays est sensible à l’environnement.

On illuminera la tour du 9 octobre au 8 décembre, pour marquer la naissance et la mort de Lennon. On veut souligner le fait « que la vie est courte mais que la lumière est éternelle », ajoute Ono.

Au fil des ans, Yoko Ono a récolté près de 500 000 souhaits en lien avec la paix. Ceux-ci seront insérés dans des capsules qui se retrouveront au pied de la tour.

Source: AgenceNews