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27 octobre 2007

Breaking News : Vashti Bunyan revient !

La nouvelle ne passera certes pas inaperçu dans les milieu folk (si si, il y en a encore, peut-être de plus en plus ces temps-ci) : Vashti Bunyan, la chanteuse vivante la plus rare de la planète, (un album studio tous les 35 ans), revient avec un double CD de démos et de singles. En tout, 25 titres jamais sortis et quasi-inconnus si ce n'est dans les versions des Rolling Stones. Some Things Just Stick In Your Mind par exemple, signé Jagger / Richards, apparait sur Metamorphosis. Le tout enregistré entre 1964 et 1967, bien avant Just Another Diamond Day, son premier album enregistré en déembre 1969 et sorti en 1970.

On se souvient que c'est ce vieux requin (jambon ?) d'Andrew Loog Oldham qui l'avait découverte et produite dans les années 60. Deux singles sortirent mais rien d'autre. Plus tard, Just Another Diamond Day, son premier album, avait eu un succès d'estime, mais Vashti avait préféré s'en aller vivre dans une roulotte avec son âne et son chien aux feux de la rampe et aux arrangement de Robert Kirby. Un bel exemple de liberté quand on sait que les Stones auraient pu faire d'elle la Joni Mitchell anglaise. Qui ferait ça de nos jours ? Mystère.

A noter que certains titres étaient déjà disponibles en bonus sur la réédition CD de Just Another Diamond Day.

21 octobre 2007

Leave No Trace

Pour Alain.

Artiste : Piers Faccini

Date de sortie : 10 septembre 2004

Label : Label Bleu

Durée : 40'45''

Leave No Trace, le mal nommé. S'il y a bien un album qui laisse des traces, c'est celui-ci. Une mélancolie à fleur de peau tout le long du disque. Une douceur dans la voix. Une maîtrise dans la composition et dans les arrangements. Ca vous cueille au petit matin et ça vous serre fort comme l'angoisse jusqu'à ce que vous arriviez à trouver le sommeil. Voilà comment on pourrait résumer ce disque.

Si l'on devait trouver un pendant à Piers Faccini, on pourrait citer Ben Christophers ou Jay Jay Johanson. Mais il y a plus de chaleur chez Faccini. Un titre comme Catch A Flame est là pour le prouver. Mais pouvait on s'attendre à autre chose ? Faccini, comme Coyne et Bunyan, peint. Il ne se contente pas de faire de la musique, il joue aussi du pinceau. Et chaque titre est à la fois son et image, paysage mental, déambulation dans des espaces inexplorés de l'inconscient.

Ajoutez à cela des origines mêlées, Faccini est italo-anglo-français, et vous aurez la recette du succès artistique et/ou de la névrose carabinée.

A éviter les jours de vrai gros blues, recommandé tous les autres...

Ecoutez : Where Angels Fly :



Ecoutez Deep Blue Sea :