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29 février 2008

Down is the New Up (500 Great Songs #29)

Artiste : Radiohead

Durée: 4'59''

Label : Auto-édité par le groupe

Date de sortie : 3 décembre 2007

Quand les choses ne vont pas bien, il y a plusieurs solutions. Moi, j'écoute les chansons les plus belles que je connaisse, qui se confondent souvent avec les plus déprimantes qui existent.

Down is the New Up est l'une de ces chansons. Crépusculaire à souhait, elle est portée par la voix d'un Thom Yorke en plein état de grâce. Des accords de piano simples en font une petite soeur de Pyramid Song, autre grande chanson venue du fond de la nuit. Mais ne vous inquiétez pas, demain est un autre jour.

Dites : Le bout du rouleau est le nouveau haut du panier.

Ne dites pas : Been down so long it looks like up to me... (Quoique)

Regardez Down is the New Up dans une version solo impeccable :





20 décembre 2007

Breaking News : David Byrne interviewe Thom Yorke


David Byrne, (ancien leader des Talking Heads) a interviewé Thom Yorke pour Wired Magazine. Si vous lisez (et comprenez) suffisamment l'anglais (la plupart de l'interview est en format audio), courrez-y... Enfin, si pour vous Thom Yorke ne vous fait pas penser à Kenny dans South Park hein... parce que sinon, comme disait Byrne, "Run run run run. Run run run away..."

C'est là : Byrne interviewe Yorke.


15 décembre 2007

Disc Box le retour (oui, déjà)...

Alors, que se passe-t-il si on insère le disque de bonus dans son ordinateur ? Eh bien on a droit à pas moins de 85 photos du groupe et de son studio (dont un bon paquet pas terrible, c'est vrai, mais fait maison, on leur pardonne) en voici une plutôt sympathique que je trouve entre le Lynch de Twin Peaks et le Kubrick de Shinning :


Avec ça, on a aussi droit à 62 "artworks" de Stanley Donwood (grand manitou des pochettes du groupe et de Yorke solo) et Tchock (aka Thom Yorke) dont quelques beautés (bien plus interessantes que les photos) :

Green Wax 2

Et puis aussi un petit message du groupe qui nous dit qu'en gros, on peut faire ce qu'on veut de tout ce matériel visuel (sauf peut-être en faire un bouquin et le vendre à leur place) et qu'ils ne nous poursuivrons pas en justice... merci les gars.

this CD contains some photos and some pictures. the photos are by jonny & colin. the ones with an SK in the filename are by steve keros. the pictures are by donwood & tchock.

all of them were taken/made during the making of this record.
here are a few suggestions of what to do with them:

1. use them as a screensaver.


2. make a slideshow of the photos or pictures. play the record at the same time. ?.

3. print them out massive, frame them and hang them above your bed.


4. admire the dynamic artistes at work, as they plunge flailing into
middle age.

5. attempt to trace the arguably bizarre trajectory of donwood and
tchock as they begin by doing urban landscapes and end up with work that even they cannot describe.

6. adapt or alter to your liking. it's extraordinary what you can do
with photoshop. or even scissors and glue.

7. turn an old tshirt inside-out. print something out on that iron-on
transfer stuff and stick it on the tshirt.

8. actually thinking about it, just type 'inkjet media' into a search
engine and see what the possibilities are.

9. for instance, you can print onto thin magnetic sheet and then stick
it onto a vehicle or a fridge or something.

10. try to work out which photos we edited out, and why.

bye

Disc Box !!!!! and other Radiohead stuff....

L'actualité de Radiohead est telle ces temps-ci que je pourrais écrire au moins deux notes par jour rien que sur ce groupe. Je préfère tout condenser en une seule note qui sera la plus synthétique possible parce que j'ai peur des représailles d'Alain ;) si je m'étale...

Mises en vente hier à partir de 10 heures, les places pour les deux soirées de Bercy du 9 et 10 juin 2008 sont déjà toutes vendues. N'ayant pas été impressionné par le groupe en concert lors de leur dernier Bercy, je ne m'en étais guère pré-occupé, j'avoue. Il faut dire que se sentir vieux pour la première fois dans un concert, ça fait mal.


Thom Yorke vient d'annoncer que des remix de titres de In Rainbows seraient disponible à partir du 17 et du 18 décembre sur le site bookmat.com. Ceci ne seront probablement pas gratuits ni au format PWYW (Pay What You Want).

In Rainbows sera disponible autour du nouvel an chez XL, le label qui a déja publié l'album solo et les singles de Thom Yorke (31 décembre 2007 pour les uns, 1er janvier pour les autres à condition d'avoir un disquaire à la fois sobre et ouvert). Il semblerait que, à l'instar de Beck pour son dernier album, il y ait moyen de s'amuser avec des stickers :





Un nouveau Webcast devrait avoir lieu selon une interview de la BBC avec Ed O'Brien. Une reprise de Sixious and the Banshees serait prévue, et pas plus tard que la semaine prochaine.

Jigsaw Falling Into Place sera le premier single extrait de l'album. Y aura-t-il des faces B inédites ? Mystère.



Votre humble serviteur vient de recevoir sa Disc Box. Le facteur l'a gentiment montée deux étages et abandonnée devant ma porte. Qui la veut la prend. Bravo La Poste. Merci à mes voisins d'être d'honnêtes gens.



En fait de "Box", cela ressemble plutôt à un album double à l'ancienne sous un épais coffret. Quand on l'ouvre, on a à droite les deux CD, à gauche, une pochette noire d'où dépasse en haut un livret sans texte de photo dans le genre de la pochette, et au milieu, en format à la française, un livret comprenant les textes des chansons et les remerciements d'usage. Et oui, c'est bien Nigel Goldrich qui a produit et mixé la chose. Enfin, les deux vinyles sont des 45 tours / 25 cm.

14 novembre 2007

Breaking News : Thom dit non à Sir Paul !

Depuis l'ouverture de ce blog un grand nombre de notes tourne autour de Radiohead. J'aime énormément leur musique, c'est vrai, mais tout cela ne serait sans doute pas arrivé s'ils n'avaient annoncé la sortie de leur nouveau disque le lendemain de l'ouverture de ces pages.

J'espérais pouvoir passer une semaine sans vous parler de Radiohead, mais que voulez-vous, l'actualité me rattrape. Tant pis, la nouvelle est croustillante.

Thom Yorke viendrait gentiment de refuser de collaborer avec Paul McCartney pour un duo... L'ex Beatle qui avait enregistré des duos avec quelques pointures par le passé (Michael Jackson à la bonne époque, Stevie Wonder...) voulait donc pousser un brin de chansonnette avec le leader de Radiohead. Raté !

Bien qu'ils se soient partagé les services du producteur Nigel Goldrich, Thom aurait répondu qu'il préférait pour l'instant se consacrer à sa propre musique et à celle de son groupe. Björk et PJ Harvey doivent bien rigoler.




9 novembre 2007

Breaking News : To Whom it May Concern... I GIVE UP

Les choses semblent se préciser du côté d'Oxford. La nuit dernière, Radiohead a continué à faire des tests pour le webcast qui devrait se tenir ce soir entre 21 h et minuit GMT soit 22h et 1h heure de Paris. Le tout est encore à prendre au conditionnel.

En attendant, le groupe a offert hier deux petites prestations expérimentales. D'abord Thom Yorke dans un rôle de DJ, puis le groupe reprenant le titre Unravel de Björk (une prestation honnêste, sans plus). Le tout dure 17 minutes. Ah oui, j'oubliais, un cours d'écriture sur tableau noir aussi, fascinant...

Tout est déjà sur youtube, et donc, ici-même.

Thom Yorke aux platines :



Unravel + Black Board Boredom



To Whom it May Concern

I GIVE UP

27 octobre 2007

White Chalk

Artiste : PJ Harvey

Date de sortie : 24 septembre 2007 (UK), 2 octobre 2007 (US)

Label : Island

Durée : 33'57''

Est-ce un nouveau single ? se demande l'amateur de musique étonné par la finesse de l'emballage. Non, un nouvel album, 11 titres, moins de 40 minutes. C'est un album à l'os dont tout le superflu a été simplement évacué. Ici, presque pas de batterie, pas de guitare électrique, mais du piano, de la harpe, et une voix rapeuse. Rien de ce que l'on connaissait jusqu'ici de PJ Harvey ne semble avoir subsisté dans ce nouvel univers qu'elle vient de se créer. Vous l'aimiez très rock agressif sur Huh Huh Her ? oubliez-ça ! De la belle ne reste que la mélancolie qu'on lui connait si bien, parce qu'il n'y a que de cela que l'on ne peut pas sortir ; de l'étreinte de l'angoisse.

Sur certains titres (White Chalk, When Under Ether) on ne peut s'empêcher de se demander si l'ADN de Björk et Thom Yorke n'a pas muté tout soudainement dans le Dorset natal de PJ pour créer de toute pièce, avec l'aide d'une génération spontanée d'intruments folks bidouillés venus d'outre tombe, la voix plus poignante de ce début de siècle. Progéniture vocale scarifiée pour toujours.

Son meilleur disque ? C'est bien possible. Le plus surprenant ? Sans aucun doute ! Un disque à marquer d'une craie blanche.

Ecoutez White Chalk :



Ecoutez When Under Ether :

13 octobre 2007

Jonny Greenwood vous parle...

Moins médiatisée que celle de Thom Yorke, la carrière solo de Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead, continue bel et bien de s'étoffer. En 2003, il nous avait livré la musique du film Bodysong, un moment de musique calme mais pas du tout serein.

Cette fois, il revient avec Popcorn Superhet Receiver, une composition pour orchestre(!) d'une douzaine de minutes qui sera jouée à New York en janvier. Si vous vous demandez ce qu'est une superhet, sachez qu'il s'agit d'un appareil permettant de recevoir selectivement les ondes radio de type télé/radio, les ondes courtes quoi, sachez aussi que superhet est l'abréviation de supersonic heterodyne receiver. Vous vous coucherez moins bête ce soir, moi aussi.

Lors d'une interview donnée le 10 octobre dernier à Gothamist, Greenwood parle de ce nouveau projet, d'écologie, de comment sauver le monde en ne prenant pas l'avion seulement pour un oui ou pour un non ou de la meilleure façon d'organiser un concert pour que le bilan écologique soit le plus faible possible. Il parle aussi et bien sûr de In Rainbows qui sortait ce jour-là.

Les raisons de cette sortie internet ne seraient pas celles que l'on croit.

Voici la traduction française des propos livrés à New York dans la langue de John Lennon :

Gothamist : Alors, aujourd'hui c'est le grand jour ?
Jonny Greenwood : Oui, un grand jour. C'est un lancement, un peu comme un bateau.

G :
Ca a l'air de plutôt bien se passer. Au moins pour moi, je l'ai téléchargé très rapidement.
JG : Oui, je sais, nous sommes tous secrètement très surpris parce qu'on a fait ça plus ou moins tout seuls avec juste un tout petit groupe de personnes.

G :
J'ai pu écouter l'album deux fois ce matin. Tout ce que je peux dire au point où j'en suis c'est Waouh.
JG : Oh, génial ! Un bon Waouh j'espère. On est juste vraiment soulagé que l'album soit sorti, et que les gens puissent entendre ce que nous avons écouté pendant si longtemps.

G :
Quelle était la motivation pour le groupe de distribuer l'album de cette façon ?
JG : Juste le sortir rapidement. C'était aussi un genre d'expérience, on a juste fait ça pour nous et c'est tout. Les gens font beaucoup de rafus en disant que c'est contre l'industrie du disque ou pour essayer de changer les choses pour les gens, mais c'est vraiment ce qui nous a motivé. C'était plus de sentir que c'était ce qu'il nous fallait et aussi qu'on en avait assez de ce qu'on avait fait avant.

G :
Pourquoi donner l'option aux gens de payer ce qu'ils veulent ?
JG : C'était juste intéressant de laisser les gens prendre ne serait-ce que quelques secondes pour se demander ce que vaut la musique de nos jours. Je pensais que c'était intéressant de penser à demander aux gens de fixer un prix et de le comparer à toute ces choses dans leurs vie qui ont une valeur ou qui n'en ont pas.

Photo : Jason Evans

L'article complet de Gothamist en anglais ICI.

10 octobre 2007

In Rainbows

Artiste : Radiohead

Label : W.A.S.T.E.

Date de sortie : 10 octobre 2007

Durée : 42'34''

Enfin, il est là. In Rainbows, dans toute sa nouveauté, et ce, malgré les titres déjà bien connus car joués en concert maintes et maintes fois ; parfois depuis plus de dix ans.

Mais tout d'abord, un grand bravo aux équipes de W.A.S.T.E. qui ont permis un téléchargement facile et rapide. Une vraie réussite.

Il est aussi bon de noter que cet album est DRM Free, sans DRM. Cela ne veut pas dire, bien entendu, que le distribuer sur le net est légal pour autant, mais cela montre le respect que le groupe porte à ses fans. Non pas Jeanfoutiste au sujet de leur musique, mais prenant acte, simplement, que la grande majorité des gens sont responsables au sujet de ce qui leur est confié, fusse le dernier album d'un groupe de rock.

La preuve ? Le groupe a virtuellement (dans tous les sens du mot) offert sa musique et, si l'on en croit leur porte parole, la plupart des gens ont donné une somme correspondant globalement au prix d'un album téléchargé en ligne légalement. Surtout, très peu n'ont rien donné. L'opération serait, apparemment, une réussite commerciale. It's Up To You disait leur site web lorsqu'il s'était agit de décider combien donner. Les acheteurs ont été au rendez-vous.

Pourquoi cela ? Les raisons sont sans doute multiples. Personnellement, ayant commandé la Discbox, le téléchargement m'a été offert d'office, mais si je n'avais pas eu le choix, j'aurais probablement donné une dizaine d'euros, soit le prix d'un album sur l'iTunes Store par exemple.

Je crois surtout que lorsqu'un groupe aussi aimé que Radiohead s'adresse directement à ses fans et leur dit : "Si vous aimez notre musique, donnez ce que vous pensez être JUSTE.", alors, soudain ceux qui se sentaient parfois volés lorsqu'on leur demandait 20 euros pour un album dont 95% du prix n'irait jamais dans les poches des artistes se sont peut-être dit : "Ok, voyons ce que je crois être juste."

Autre chose a pu jouer. La culpabilité. Si vous téléchargez un album illégalement, ce n'est généralement pas sur le site du groupe. Combien d'acheteurs n'ont pas voulu passer pour des pingres ? Allez savoir...

Quant à ceux qui l'ont eu pour rien, tant mieux pour eux, qu'ils aient été radins ou sans le sou n'a que peu d'importance. La musique ne mourra jamais. Les Majors en revanche... et hélas, les disquaires ce qui est plus préoccupant.

Alors qu'en est-il à l'heure de la première (déjà troisième) écoute ? Tout d'abord une impression d'ensemble sur la production qui semble assez Low Tech, beaucoup plus artisanale au niveau du son que ce à quoi on aurait pu s'attendre. Une certaine saturation, un côté analogique et disque fait à la maison, et surtout, aux dernières nouvelles, sans Nigel Goldrich, (leur producteur quasi historique).

15 STEP (3'57'')

Un rythme très Eraser qui n'est pas sans rappeler Everything in its Right Place qui ouvrait Kid A, et c'est parti. On sent le virage electronica arriver à grand pas sauf que la ligne de guitare à partir de la 47ième seconde change la donne avec un minimum d'effets. Finalement assez fidèle aux versions de concert à l'exception de choeurs d'enfants (qui font un rien penser à The Wall de Pink Floyd) le titre malgré tout est relativement décevant.

BODYSNATCHERS ( 4'02'')

Pêchu, Catchy, un petit air de 2+2=5 sur l'album précédent. Une guitare bien cradingue et saturée en ouverture. Après une minute, Yorke dévie la mélodie comme il en a le secret avant de retomber sur ses pieds d'une façon qui a toujours l'ai aussi miraculeuse. La suite d'accord assez simple nous remet directement dans l'ambiance. Oui, ceci est bien un disque de Radiohead, avec un peu de The Bends, De Hail to the Thief, et même d'Ok Computer en miroir auditif tout le long de la chanson.

NUDE (4'15'')

Des cordes, en intro, et des harmonies vocales quasi Björkiennes, puis la voix de Thom mixée bien en avant et dans les aigus qu'il sait si bien faire. Oui, il s'agit bien d'une version Studio de ce titre qui tourne avec Radiohead depuis plus de dix ans, soit la période d'Ok Computer. Ondes Martenot discrètes, voix aqueuses enrobées de réverb' comme si on écoutait la chanson arnaché au fond d'une piscine au beau milieu de la nuit. Guère rassurant, mais envoutant jusqu'à une faible lueur d'espoir lors des trente dernières secondes.

WEIRD FISHES/ARPEGGI (5'18'')

Ma préférée. Un rythme qui rappelle 15 STEP mais beaucoup plus abouti dans l'exécution et l'une des mélodies les plus mélancoliques composées par Radiohead. Contruits avec l'esprit d'escalier, chaque mot semble s'aider du précédent pour monter le titre en épingle jusqu'à ce que tout retombe aux deux tiers quand Yorke chante : "and this is my chance / eaten by worms /and we’re fishies / picked over by the worms /and we’re fishies /we’re fishies" d'une voix résignée qui aboutira à une désertion pure et simple de toute vie sur la fin du titre. Onn'avait pas ressenti un truc pareil depuis Pyramid Song, c'est dire.

ALL I NEED (3'49'')

Minimaliste, à tel point qu'on l'imaginerait bien comme un hommage à Joy Division. Jusqu'à la fin qui change une fois de plus la donne avec quatre notes de métalophones bienvenues.

FAUST ARP (2'10'')

Voix empilées, guitare folk, cordes, mélodies graciles, on imaginerait presque Robert Kirby (producteur légendaire de Nick Drake et de Vashty Bunyan) aux manettes l'espace d'un instant. Une merveille et une respiration dans cet album sombre. Un chef d'oeuvre.

RECKONER (4'50'')

Un autre titre où la rythmique prend le pas sur la mélodie, en tout cas comme base. Seule la voix installe l'atmosphère avant que quelques notes de piano n'accentuent le travail de Thom bientôt suivis par des voice over. Puis un temps calme exactement au milieu du titre. Un peu à la We suck Young Blood. Puis des cordes et des harmonies vocales dignes d'un Brian Wilson sous haute dose de Prozac.

HOUSE OF CARDS (5'28'')

Beaucoup jouée en concert, donc un rien moins surprenante, si ce n'est que comparé à l'ensemble de l'album le titre paraît un peu plus joyeux... Paroles cucul "I don't want to be your friend, I just want to be you lover" à l'appuis. Guitares saturées piquées à Sigur Ros ou à M83 en prime.

JIGSAW FALLING INTO PLACE (4'09'')

A nouveau une rythmique rapide sur laquelle la voix vient se greffer. Puis des cordes. Entrainant, mais déjà entendu.

VIDEOTAPE (4'40'')

Mélancolique à souhait. Le titre clôt l'album dans un minimalisme qui fait froid dans le dos. Pas du tout serein. Pas du tout sûr de soi. Creepy. Piano, voix, basse, puis une batterie ératique et des harmonies vocales crépusculaires. Certaines versions de concert étaient beaucoup plus enlevées.

Conclusion (à chaud, je serai sans doute plus nuancé dans une semaine) :

Après deux écoutes l'impression d'ensemble est bonne, même si certains titres sentent un peu le réchauffé, le déjà entendu (car beaucoup joués en concert, mais aussi et surtout parce que le groupe, pour une fois, n'a pas su s'affranchir aussi bien de ses gimmicks pour les pousser juste un peu plus loin). L'absence de Nigel Goldrich (à ce qu'il semble) y est sans doute pour quelque chose.

Le côté recette de certains titres est parfois irritant, d'autant qu'il avait déjà été abondamment utilisé sur l'album précédent : Rythmique rapide + voix + ligne de guitare minimale + changement de ton et de rythme au milieu du titre ou au deux tiers puis remontée de la pente. Des titres de Radiohead sur ce shéma il y en a une bonne dizaine.

On sent que Thom Yorke est bel et bien le leader incontesté du groupe. Les ressemblance avec son effort Solo de l'an dernier sont frappantes. Lorsque les envolés du chanteur et le minimalisme des arrangements fonctionne bien, c'est tout bonnement merveilleux, sinon, parfois dispensable.

Heureusement, quelques morceaux sont tout bonnement époustouflants, Nude, Weird Fishes/Arpeggi, Faust Arp, qui justifient à eux seuls l'achat de ce disque.


A vos commentaires...