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23 mars 2008

The Man Who Sold The World (500 Great Songs #30)

Artiste : David Bowie

Date de sortie : 4 novembre 1970

Durée : 4'00''

Label : Mercury Records

Avant d'être reprise avec brio par Nirvana lors de leur Unplugged le 18 novembre 1993 (et depuis peu disponible en DVD), The Man Who Sold The World était une chanson de David Bowie, pénultième titre de l'album du même nom. Depuis, nombreux sont ceux qui trouve très cool que Bowie reprenne un titre de Cobain sur scène à quoi il répond mentalement : "Fuck you little tosser!". Comprenez : "Va te faire foutre branleur!" Il faut tout de même avouer qu'avec cette reprise, Nirvana avait contribué à ressusciter l'un des plus puissants riffs de l'histoire du rock fort injustement oublié.

Mais n'oublions pas qu'en 1993, Bowie est en pleine période de mue. (Une de plus). Il ne tardera pas avec Outside, album arty (parfois génial, parfois un peu too much), à revenir aux manettes d'une production musicale partie à vau l'eau depuis 10 bonnes années. A l'occasion de la sortie du deuxième single Strangers When We Meet en novembre 1995, une face b de choc sera incorporée, une version live crépusculaire de The Man Who Sold The World telle qu'elle était reprise en tournée à cette époque, avec riff décharné qui n'arrive qu'en lambeaux à la fin du titre. Cette version rare était également disponible sur des disques bonus Australiens et Japonais. Depuis, elle a disparu de la circulation.

Dites : Trente huit ans et pas une ride.

Ne dites pas : Ce vieux Bowie ne sait plus qui piller ! La preuve, il pique des plans à Nirvana maintenant.

Cependant, Bowie a donné une version assez similaire de cette face b exceptionnelle à Taratata (tout arrive) que je vous invite à découvrir : (Ca ne se voit pas là, mais je me tâte pour vous offrir illégalement ce titre anthologique en mp3...)




Version Live at the Beeb de 2000 :




Version unplugged de Nirvana :






29 février 2008

Down is the New Up (500 Great Songs #29)

Artiste : Radiohead

Durée: 4'59''

Label : Auto-édité par le groupe

Date de sortie : 3 décembre 2007

Quand les choses ne vont pas bien, il y a plusieurs solutions. Moi, j'écoute les chansons les plus belles que je connaisse, qui se confondent souvent avec les plus déprimantes qui existent.

Down is the New Up est l'une de ces chansons. Crépusculaire à souhait, elle est portée par la voix d'un Thom Yorke en plein état de grâce. Des accords de piano simples en font une petite soeur de Pyramid Song, autre grande chanson venue du fond de la nuit. Mais ne vous inquiétez pas, demain est un autre jour.

Dites : Le bout du rouleau est le nouveau haut du panier.

Ne dites pas : Been down so long it looks like up to me... (Quoique)

Regardez Down is the New Up dans une version solo impeccable :





22 février 2008

Wish You Were Here (500 Great Songs # 28)

Artiste : Pink Floyd

Date de sortie : 15 septembre 1975

Durée : 5'40''

Label : Harvest / EMI

Dites : We did what we could to make it work out. And we are who we are, and we are fine.

Ne dites pas : ...




Regardez Wish You Were Here :



2 février 2008

Anyone Else But You (500 Great Songs #27)

Artistes : The Moldy Peaches

Label : Sanctuary Records / Rough Trades

Date de sortie : 7 mai 2001 (UK) et le 11 septembre 2001 (USA)

Durée : 2'59'' (version album) 1'57'' (version Juno)

Déjà que cette petite chansonnette m'avait chatouillé les oreilles il y a quelques temps alors qu'elle illustrait une pub pour Orange où notre Zizou national avait l'air super content de déverser tout un tas de petites balles en mousse probablement pas du tout biodégradables du haut d'un ravin (il suffisait d'ouvrir les portes arrières du camion avec son beau sourire), voilà t-il pas qu'elle est venue me les rechatouiller au cinéma fin décembre. C'est l'avantage d'être un Jet Setteur. On peut voir certains films avant tout le monde de l'autre côté de l'océan sans avoir à les bitorrenter.

Bref, Anyone Else But You est l'archétype de la chanson simple comme bonjour qui vous donnera envie d'apprendre à jouer de la guitare. Deux accords, des paroles toutes mimis et bien senties (We sure are cute for two ugly people). La chanson à chanter à son amoureuse (B, this post is for you, and this was written in red for obvious reasons) pour la St Valentin en changeant l'un des derniers vers : "My Name is (Your Name Here), I'm you biggest fan."

Les pêches blettes ou Moldy Peaches se composent de Kimya Dawson (jamais entendu parler jusque-là) et d'un certain... Adam Green (et là, ça me dit nettement plus quelque chose.

Anyone Else But You apparaît donc sur la BO du nouveau film de Jason Reitman (déjà responsable de l'excellent Thank You For Smoking), dans sa version originale et reprise par les acteurs du film (Ellen Page & Michael Cera). La BO comprend d'autres merveilleuses petites choses, du Velvet Underground, de Sonic Youth, de Kinks, de Belle & Sebastian et All The Young Dudes de Mott the Hoople.

Juno sort le 6 février, le film vaut le détour (Allison Janney fait partie de la distribution, et qui n'aime pas Allison Janney .

Dites : You're a part time lover and a full time friend.

Ne dites pas : What did I do with the monkey that was on my back?

Regardez la bande annonce :





Regardez Michael Cera and Ellen Page reprendre le titre (en plus court et les couplets dans le désordre) :



21 janvier 2008

Revelator (500 Great Songs #26)

Artiste : Gillian Welch & David Rawlings

Label : Acony

Date de sortie : 31 juillet 2001

Durée : 6'23''

Puisque je cuve ma douleur seul au point de mettre ma tronche en ligne (voir post précédent), c'est dire si ça va mal, je me remets à écouter les meilleures chansons que je connaisse en attendant que le monde me semble plus beau. Pour info, cette chanson fait partie de celle que je veux à mon enterrement. Alors, celle-ci, si vous ne l'aimez pas, c'est tout bonnement que vous n'avez pas de coeur, que vous êtes un être froid, insensible, mort, encarté à l'UMP, bouffé par l'amertume, incapable d'une larme, bloc de granit, monolithe noir de 2001 l'Odyssée de l'Espace, indestructible, bricehortefien, un 2B3, sourd, accouphéneux, accro à la trance goa, vichyste, Dark Vador, accro à la Star Ac', un télétubbies, défoncé aux émissions de Cauet, plus ou moins secretement remarié à un ex-top model, un agent de la TSA, un bas du front, Didier Barbelivien, George Bush, une Spice Girl, Ponce Pilate, Sauron, l'ouragan Katrina, Satan, Big Brother, un guantanamiste, Hannibal Lecter, Michel Houellebecq, une brique, un "roman" de Danielle Steel, un chasseur, un mangeur d'enfant, jeanpierrepernaudophile, un oeil de merlan fris, une marée noire, le virus ebola, ou que sais-je encore d'absolutely despicable.

Et si vous l'aimez et vous reconnaissez parmi les profils ci-dessus (plusieurs réponses possibles), alors tout n'est pas perdu, (et je vous présente toutes mes excuses de vous avoir si mal jugé sans vous connaître, sauf peut-être les mangeurs d'enfants, les guantanamistes, les bricehortefiens, Satan et Big Brother, là, il faut pas pousser). Il y aurait alors peut-être un peu de bon en vous, alors marchez vers la lumière, marchez et faîtes amende honorable, et un don à une bonne oeuvre tant que vous y êtes.

Dites : Who could know if I'm a traitor?

Ne dites pas : Qu'est ce qu'ils sont moches ces canapés.

Regardez et écoutez Time (The Revelator) :



12 janvier 2008

China Girl (500 Great Songs #25)

For my american girl, who's in China right now....

Artiste : Iggy Pop

Label : Virgin

Date de sortie : 18 mars 1977

Durée : 5'08''

Enregistré au Château d'Hérouville de 1976 à 1977, soit en même temps que Low de David Bowie qui produit l'album, The Idiot est l'un des meilleurs disques de l'iguane Pop. A l'intérieur se trouve plusieurs pépites dont China Girl. Popularisée par Bowie en 1983 sur l'album Let's Dance et en single pour aider un Iggy en déconfiture financière (et rendre le thin white duke plus riche que riche par la même occasion), cette chanson est pourtant bien meilleure dans sa version d'origine.

Plus lente, plus crade, plus désepérée, soit pas du tout glamour et plus proche de ce que fera Joy Division quelques années plus tard, on rentre là dans tout le génie de Pop. Energie, glauquitude, punkitude, bref, stoogitude. On ne s'en lasse pas.

Dites : Ta-ta-ta-ta-ta, ta-ta-ta-ta-ta-ta-ta... Woh woh woh who-oh...

Ne dites pas : On délocalise même la production de fille maintenant ?

Regardez China Girl (Live à Paris en 1991):



6 janvier 2008

Hurt (500 Great Songs #24)

Artiste : Johnny Cash (Reprise de Nine Inch Nails)

Label : American / Lost Highway

Date de sortie : 5 novembre 2002 (album) / 3 novembre 2003

Durée : 3'39''

Certaines chansons sont parfois révélées par leurs reprises. (All Along the Watchtower de Dylan par Hendrix par exemple). C'est le cas de Hurt, composition grandiloquente de Trent Reznor pour son groupe Nine Inch Nails. Cash, lors de ses dernières années fut produit par Rick Rubin, grand spécialiste de musique qui fait du bruit. Ils tireront de cette collaboration quatre albums fabuleux (du vivant de Cash) dont le dernier American IV, The Man Comes Around sur lequel figure Hurt et qui reprend déjà Personnal Jesus de Depeche Mode. Deux choix plus qu'ambitieux et inatendus pour une référence de la Country Music.

Essai transformé s'il en est. Hurt nous montre un Cash en fin de vie, faisant résonner chaque mot du sens qui lui est dû. Pour lui qui avait longtemps pris des drogues, et en connaissait les effets, nul doute que la portée du texte a littéralement transcendé l'interprétation. Les arrangement quand à eux, réduits au minimum, dépouillés, insufflent une mélancolie que la voix ne vient pas chasser, loin de là.

La vidéo, réalisée par Mark Romanek, montre Cash en roi décadent dans sa maison transformée en musée à sa gloire. (La maison brûlera dans un incendie accidentel le 10 avril 2007).

Hurt version Cash fut élu Single de l'année 2003 aux Country Music Award.

Ne dites pas : I wear this crown of shit.

Dites : I wear this crown of thorns.

Regardez Hurt :




1 janvier 2008

Rebellion (Lies) (500 Great Songs #23)

Artiste : Arcade Fire

Date de sortie : 12 septembre 2005

Label : Merge

Durée : 5'11''

Extrait de leur incroyable premier album Funeral, Rebellion (Lies) est le single qu'on attendait plus. Rythme bien balancé, parole rapeuses, refrain entêtant... Mazette, un single, un vrai, une chanson qui tient toute seule, fièrement, sur ses deux pattes et toutes celles des moultes musiciens du groupe. Qui emporte une énergie avec elle comme ça faisait longtemps qu'on avait plus entendu ça. Qui a même dû se payer le luxe de sortir en 45 tours, comme au bon vieux temps. On en redemande braves gens, on en redemande.

Dites : Every time you close your eyes (sur tous les tons)...

Ne dites pas : Lies Lies!!!

Regardez Rebellion (Lies) :



7 décembre 2007

1 2 3 4 (500 Great Songs #22)

Artiste : Feist

Date de sortie : 16 juillet 2007

Label : Cherrytree/ Interscope /Arts & Crafts

Durée : 3'04''

Comment quoi ? Pardon ? Feist ? Vous devez plaisanter ? La note écrite en prévision du premier avril a du s'échapper par erreur. Non ? Sérieusement ? Ou alors la journée spéciale Dylan a fini par vous liquéfier le cerveau ? Non ? Vraiment ? Alors quoi ? Oui, c'est une contine, oui, c'est très gai, oui, ça met de bonne humeur, oui, c'est bien mieux que tout ce qu'elle a pu faire jusque-là. Pas très dur il faut dire. C'est donc ça qui vous réjouit ? Un petit machin léger comme ça ? sans prétention ? juste histoire de gigoter en rythme à peine tombé du lit ? Eh ben c'est que ça doit le changer d'Eric Dolphy le pépère. Bon, après tout, si ça peut lui faire plaisir. Il est ici chez lui hein...

Dites : Une fois de temps en temps, une chanson peut simplement mettre de bonne humeur.

Ne dites pas : Et sinon tu gigotes en rythme en lamé bleu toi aussi ?

Regardez 1 2 3 4 :





5 décembre 2007

Like a Rolling Stone (500 Great Songs #21)

Artiste : Bob Dylan

Date de sortie : 20 juillet 1965

Label : Columbia

Durée : 6'09''

D'abord, la question qui tue : Like a Rolling Stone est-elle la chanson du siècle ? Ou bien seulement celle qui définit le mieux les sixties ? Ou bien simplement un très bon titre, qui a eu une certaine influence mais qui aujourd'hui s'écoute d'une oreille distraite pour les plus agés d'entre nous, et se fait misérablement zapper au profit du nouveau 50 Cent par les autres ? Allez savoir. Une réponse par personne m'est avis. Greil Marcus a peut-être la réponse, lui qui a écrit un livre entier sur cette "simple" chanson et tout ce qui l'entoure. Tout ce qui arrivait sans qu'on sache ce que c'était, n'est ce pas Mister Jones ?

En attendant, Like A Rolling Stone, géniale balade du pendu à trois temps, valse fulgurante et cynique, précède de beaucoup la génération X. Le monde va nous broyer, il ne reste plus qu'à chanter.

Dites : Mon chat siamois s'appelle Napoléon.

Ne dites pas : Comment il se la pêtait Ron Wood sur la pochette !!!!

Regardez Like a Rolling Stone live en 1966 :





Et une version bien plus récente et TOTALEMENT HALLUCINANTE où la moitié du public monte sur scène pour embrasser le maître :


4 décembre 2007

La Nuit Je Mens (500 Great Songs #20)


Artiste : Alain Bashung

Date de sortie : 1998

Label : Barclay

Durée : 4'25"

C'est une chanson qui m'a longtemps hanté. Qui me hante encore, parfois, au coeur de la nuit. Allez savoir pourquoi... J'avais encore 20 ans pour quelques jours, ma vie s'éffilochait au rythme de la capitale, il faisait froid, et, aussi bizarre que ça puisse paraître, cette envolée bashungienne passait sur toutes les radios, y compris au Franprix de la rue de Bretagne. Un coup de moins bien et il suffisait de tourner le bouton et de la chercher quelques minutes sur la bande. On finirait bien par la trouver. Et sinon il restait le single ou l'album. Les paroles, les mots de Fauque pour les maux de Bashung, comme à leur habitude, brouillent les pistes, évoquent, déraillent et se rattrapent aux branches. Et puis il y a ces arrangements de cordes qui en font un truc lyrique, barré et en même temps si classique. Non, décidément, je ne m'en remets pas.


Regardez le clip (pour info la deuxième femme blonde, celle avec les cheveux longs, à rencontré Bashung le jour du tournage. Ils sont aujourd'hui mariés. Encore une drôle d'histoire liée à cette chanson) :



Regardez une version live :



Et pour le plaisir une autre version live extraite de la Tournée des Grands Espaces :





Lire aussi ma chronique de l'album Fantaisie Militaire ICI.



1 décembre 2007

Seven Souls (500 Great Songs #19)

Artiste : Material featuring William Burroughs

Date de sortie : 10 mars 1998

Label : Triloka / R.E.D.

Durée : 5'46''

Tous les fans des Sopranos reconnaîtront ce titre, extrait de l'album de Material : The Road to the Western Lands.

Enregitré en 1989, bien que sorti en 1998, par cet indigne suiveur de Guillaume Tell qu'était William Burroughs, (il tua sa femme accidentellement d'une balle en pleine tête en tentant de reproduire la performance du célèbre suisse), Seven Souls demeurera largement inconnu. Quel erreur. La voix de Burroughs déclamant ces petites histoires pleines de Dieux des Ames Egyptiens y est parfaite, et la production, assez primaire pourtant, ne gâche rien.

Pas étonnant donc que David Chase, créateur des Sopranos, ait choisi la chanson pour ouvrir la sixième saison de la plus mafieuse de toutes les séries.

Dites : J'ai un Mugwump adoptif.

Ne dites pas : Jouer à Robin des Bois eut été moins dangereux.

Regardez Seven Souls dans une version raccourcie, hélas:





30 novembre 2007

Marcia Baila (500 Great Songs #18)

Artiste : Rita Mitsouko

Date de sortie : 1985

Label : Virgin

Durée : 5'28''

J'avais 8 ans quand sorti Marcia Baila, premier tube des Rita, je l'entendais à la radio je crois, et je ne comprenais rien aux paroles, comme si elles avaient été chantées dans une langue étrange autant qu'étrangère. Huit ou neuf ans plus tard, le titre était toujours populaire dans la boîte de province où je trainais. Danser et danser encore, beuglant les paroles avec les autres : Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia / C'est la mort qui t'a consumée, Marcia / C'est le cancer que tu as pris sous ton bras... Là non plus, je n'y comprenais pas grand chose. Je ne cherchais pas non plus il faut dire. Mais ces quelques mots, hier soir, on pris d'un coup autre goût, une saveur amère, maintenant que Chichin est parti.

Des Ritas, je ne connaissais que les tubes et ce petit concert privé diffusé il y a bien des années sur M6. Ils ont toujours été là, mais je n'ai jamais acheté leurs disques, me contentant de ce qui passait à la radio. Marcia, Le Petit Train, Andy, Y'a de la haine... et pourtant, hier soir, j'étais triste quand même, pour Chichin, pour Ringer, pour ceux qui espéraient les applaudir à l'Olympia quelques heures avant que la nouvelle ne tombe. Un bout d'enfance, un morceaux d'adolescence a tiré sa révérence sans prévenir. Quand la nostalgie meurt, que reste-t-il ?

Regardez Marcia Baila :



27 novembre 2007

Born To Be Wild (500 Great Songs # 17)

Artiste : Steppenwolf

Date de sortie : 1968

Label : Dunhill Records

Durée : 3'30''

Mec, y'a pas 36 solutions, tu prends ta bécane, tu mets le contact et tu fonces à toutes berzingues sur la route. L'équipée sauvage du loup des steppes à toi seul, rien de moins ! Ouais mec.

Fait rugir le moteur, n'aie pas peur, de toute façon, la route est large et ne fait guère que dérouler son long ruban d'asphalte fondu entre deux horizons désertiques. Tu es libre, va où la route t'emmêne, ne regarde pas en arrière, le passé n'est pas pour toi. Si les montagnes au loin se rapprochent, que le soleil t'accueille dans sa lueur et que les champignons ne t'ont jamais semblé meilleurs ; pas de doute, tu es sur la route des Freaks... and Frisco's not far...

Hurlez en coeur : Born to be wiiiiiiiiiiiiiild!!!

Ne chuchotez pas : Born to be wild.

Regardez Born To Be Wild :


23 novembre 2007

Let's Dance (500 Great Songs #16)

Artiste : David Bowie

Date de sortie : 17 mars 1983

Label : EMI

Durée : 4'07'' (Single) 7'38''(Album)

S'il y avait une palme du single qui a fait autant pour servir un artiste que pour le déservir, elle irait à Let's Dance. Plus gros succès commercial de Bowie (single ou album) qui lui ouvrira les concerts en stade devant 200000 personnes et l'entrainera sur une pente artistique plus que glissante... Ah, ces costumes vert d'eau, ces références à Hamlet en concert avec crane et trone... et ces coupes de cheveux... bananes péroxidées... Bowie n'a pas inventé les années 80, non, mais il en a été l'une des pires figures, en tout cas sur disques. Il lui faudra pas loin de 12 ans pour se remettre de Let's Dance (l'album) et revenir à une musique audacieuse avec Outside.

Dites : Où sont mes chaussures rouges ?

Ne dites pas : Ca se danse le Blues ?


18 novembre 2007

In My Life (500 Great Songs #15)

Pour Holly, demoiselle talentueuse.

Artiste : The Beatles (accompagné de George Martin au piano)

Date de sortie : 3 décembre 1965 sur l'abum Rubber Soul

Label : EMI

Durée : 2'28''

Il y a des endroits dont je me rappelle ; ainsi commence ce titre bref qui, déjà, invoque les démons de la nostalgie dans les mots de Lennon. Avant Penny Lane, avant Strawberry Fields Forever... Rien d'étonnant quand on sait que la première version de ce titre était basée sur le trajet d'un bus Liverpooldien qui traversait justement ces endroits aujourd'hui si célèbres. Pourtant de la version d'origine il ne reste pas grand chose. John, conscient de l'aspect "racontez vos vacances" de la chanson la retravailla avec Paul.

Lennon, qui avait crié Help! sur l'album précédent s'y souvient de l'ami Stuart Sutcliffe, mort en 1962 à Hambourg. Six ans plus tard, exilé à New York, il offrira, sous forme de contine, un chant funèbre à sa mère : My Mom is dead sur son album Plastic Ono Band.

Une preuve de plus, s'il en était besoin (aucun scoop aujourd'hui, tant pis), que sous l'aspect "I Love You, You love Me" des premières chansons qui propulsèrent les Beatles au sommet, se cachent des pépites nostalgiques et bien plus subtiles.

Dites : La version de Johnny Cash, elle aussi, me donne des frissons.

Ne dites pas : Ca sonne comme une chanson de Paul, non ?

Regardez In My Life (Extrait du documentaire The Beatles Anthology de 1995) :





15 novembre 2007

Kashmir (500 Great Songs #14)

Artiste : Led Zeppelin

Date de sortie : 24 février 1975 (Sur l'album Physical Graffiti)

Label : Swan Song Records

Durée : 8'33

Ecrite lors d'un voyage au Maroc en août 1973 par Robert Plant et mise en musique par Page et Bonham à Headley Grange, ce titre est parmi l'un des plus fantastiques que Led Zeppelin ait jamais enregistré.

Plant, lassé de devoir s'expliquer sur les paroles de Stairway to Heaven avait décidé d'offrir autre chose aux Rock Critiques.

Huit minutes trente d'un riff parfait, guitares et orchestre (pakistanais) mêlés, pont au mellotron de Jones, et une voix qui n'est jamais allé aussi loin des prairies anglaises qui nous emporte de Goulimine à Tantan (Maroc) jusqu'au Cachemire...

Dites : Chut j'écoute !!!!

Ne dites pas (Si vous tenez à la vie) : Je préfère la version de Puff Daddy.

Je vous l'offre aujourd'hui en deux versions, une version du Knebworth Festival de 1979, et la version "Unledded" de la tournée Page Plant de 1994 :









EDIT : Figurez-vous que pour la sortie de leur inutile Best-Of, Mothership, nos amis des maisons de disques n'ont pas lésinés sur les moyens puisqu'ils se sont offert un... My Space ! En attendant, il est mille fois moins laid que tout ce que j'ai vu sur ce site et il propose des vidéos comme cette autre version de Kashmir (la deuxième version Knebworth ? si oui laquelle est laquelle ?). Il est aussi de meilleure qualité :



11 novembre 2007

Highway To Hell (500 Great Songs #13)

Artiste : AC/DC

Date de sortie : 1979

Label : Atlantic Records

Durée : 3'28''

Extrait de l'album du même nom, Highway to Hell est le paradigme de tout bon morceau de Hard Rock qui se respecte. Un riff d'intro ultra efficace, une voix qui annonce la couleur d'entrée de jeu, (Bon Scott au sommet de son art en l'occurence), un refrain facile à comprendre et à entonner, le tout condensé en moins de quatre minutes pour faire plaisir aux radios. Secouez fort et servez accompagné d'un bon rythme matraqué au métronome. C'est prêt. Bonne dégustation.

Highway to Hell ; la description que fit un jour Angus Young de ce qu'était la vie lorsqu'on était constamment en tournée. Rien à voir donc avec les rumeurs satanistes tenaces dont beaucoup de groupes de Rock et surtout de Hard Rock sont les victimes plus ou moins à leurs corps défendants. L'origine du titre viendrait cependant de Bon Scott décrivant comment aller de chez lui au pub du coin pour aller faire la fête avec ses potes. Comme quoi, si certains clichés Rock ont la vie tenace, c'est peut-être parce qu'ils sont vrais...

Dites : Maman, il est où mon uniforme ?

Ne dites pas : Maman, il est où mon kimono ?

Ecoutez Highway to Hell :



8 novembre 2007

Ballade de Melody Nelson (500 Great Songs #12)

Artiste : Serge Gainsbourg et Jane Birkin

Date de sortie : 1971

Label : Polydor

Durée : 2'00''

C'est la chanson de mes 13 ans. Quand je n'avais que 11 automnes et 12 étés... Le titre dure deux minutes exactement. Je l'écoutais en boucle. Une heure égale 30 écoutes. Deux heures égale 60 écoutes. Trois heures...

Combien de centaines de fois me suis-je laissé porter par la voix de Gainsbourg ses mots... ses mots... par celle de Jane qui ne prononce ingénuement que le nom de son personnage de sa voix de chat écorché... Melody Nelson... et par les arrangements de Jean-Claude Vannier ?

L'album lui-même, l'un des plus beaux, si ce n'est leplus beau de Gainsbourg me fait toujours chavirer, même après 17 ans... et sans doute pour encore bien plus longtemps que ça. Beck, le génial opportuniste reprendra tous les gimmick de l'album pour son (très beau) Sea Change, grand bien lui face, mais jamais il n'atteindra un tel degré de poésie, d'amertume, et de nostalgie rentrée.

Dites : Ca me serre la gorge tellement c'est beau.

Ne dites pas (sous peine de mort) : Je préfère la reprise de Placebo.

Regardez et écoutez Ballade de Melody Nelson :



5 novembre 2007

Fuck Forever (500 Great Songs #11)

Pour Miloose.

Artiste : Baby Shambles

Date de sortie : 15 août 2005

Label : Rough Trade

Durée : 4'05'' (version single) 4'38'' (version album)

Sorti au beau milieu de l'été 2005, Fuck Forever est rapidement monté jusqu'à la quatrième place des charts anglais. Quoi de plus normal ? Le sieur Doherty n'en étant plus à une provocation près, pourquoi ne pas le laisser chanter tout ce qu'il lui passe par la tête. Un riff de guitare qui tousse pour entamer le morceau, suivi d'un autre un peu plus carré, et la chanson démarre. Oh, attention, démarre, c'est un bien grand mot tant elle fera tout ce qu'elle voudra de la première à la dernière seconde.

Car Fuck Forever a tout du génial bricolage. Hormis le refrain, on se demande ce qui peut lier chaque couplet aux autres jusqu'au dernier où Pete s'égosille ou s'excuse, (allez savoir) en assurant qu'il ne l'a jamais jouée à la radio (de quelle chanson parle-t-il ? mystère et boule d'amphet').

Bref, un morceau réjouissant, bien rageur comme on aime dans ce monde qui se droitise de plus en plus.

Dites : Joli chapeau, tu l'as chopé à Camden ?

Ne dites pas : Dix contre un qu'il y passe avant l'Olympia.