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20 février 2008

19th Nervous Breakdown

Pour Miloose...




The Rolling Stones, 1966

18 décembre 2007

Happy Birthday Mister Riff !


Keith Richards, 64 ans aujourd'hui !
Happy Birthday Mister Riff !

Ecoutez une version Reggae de Satisfaction :


2 décembre 2007

My Favorite Tunes

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés.

Eric Dolphy (Out to Lunch) : Straight Up and Down

Eric Dolphy (Out to Lunch) : Hat and Beard

Eric Dolphy (Out to Lunch) : Gazzelloni

The Rolling Stones (You Can't Do That Baby) : Midnight Rambler

Charles Mingus Sextet with Eric Dolphy, (Cornell 1964) : Fables for Faubus

La semaine a été placée sous le signe du jazz, peut-être plus qu'aucune autre. Alors bien sûr, mon cher Dolphy s'octroie la part du lion avec Out to Lunch. Les Rolling Stones s'accrochent avec une version de Midnight Rambler live en 1972 de 12 minutes, bientôt rattrapés par Mingus et Dolphy (encore) live à Cornell University. Capté en 1964 et perdu, ce concert retrouvé miraculeusement vient d'être édité chez Blue Note. Une pure merveille.

Bonne semaine musicale à tous.


5 novembre 2007

Inclus, la musique de la pub

Oyez, Oyez. Pour votre plus grand plaisir, le chacalomètre est de retour !!!

Connaissez-vous ce petit groupe anglais un peu oublié né dans les années soixante aux abords de Londres ? The Rolling Stones ? Oui ? Vous êtes très fort !

Et connaissez-vous ce petit air entrainant, ritournelle fort gaie extraite de Their Satanic Majesties Request, leur album le plus psychédélique, j'ai nommé She's a Rainbow ? Non ?

Allons, un petit effort. Car pour le connaitre, il suffit d'avoir une télévision allumée quand passe la publicité.

Tout a commencé avec Apple et les pubs pour les iMac G3 de toutes les couleurs sortis en 1999. Au moins les paroles collaient aux images un tant soit peu. Puis Mercedes s'en est servi en 2005. En 2006 c'est Manpower qui l'a utilisé. Et depuis quelques jours, SONY s'y est mis.

La musique des Stones dans la pub, c'est loin d'être récent, je me rappelle de ces pubs pour Snickers lorsque j'était gamin avec Satisfaction. Windows 95 avait rocké sur Start Me Up aussi. Mais quatre fois la même chanson, ça doit être un record.

Sir Mick a-t-il des problèmes de fin de mois ? Est-ce la seule chanson qu'il accepte de vendre ? Keith a-t-il négocié le prix son opération post chute de cocotier avec ça ou a-til définitivement trop sniffé son père ?

Lançons un concours, quelle pub reprendra ce titre l'an prochain ? Préparation H ? Les Knakis Herta ? Arpic senteur pin des Landes ?

Que Saint Brian Jones nous vienne en aide.

Ecoutez She's a Rainbow :



Indice Chacalomètrique 97.

30 octobre 2007

Let it Bleed

Artiste : The Rolling Stones

Label : ABKCO

Date de sortie : 5 décembre 1969

Durée : 42'21''

La question qui divisera tout fan des Stones tout d'abord : Est-ce leur meilleur album ? Allez savoir... En tout cas, comme le dit si bien la pochette : THIS RECORD SHOULD BE PLAYED LOUD, trois ans avant le TO BE PLAYED AT MAXIMUM VOLUME du Ziggy Stardust de Bowie.

Et ça commence fort, effectivement, Gimme Shelter, sans doute l'une des plus grandes chansons des Stones, portée par les choeurs de Mary Clayton enflamme les oreilles de l'auditeur comme les flammes de la guerre décrite par la voix de Jagger. (A noter, une version grandiose sur le live à Atlantic City de 1989).

Puis, Love In Vain, parfaite reprise du titre très très brut de Robert Johnson, calme le jeu, revient à des choses plus country, plus douce et plus mélancoliques. Des arrangements minimalistes et Ry Cooder à la mandoline laissent s'exprimer la voix de Mick. L'enchaînement sur Country Honk n'en est que plus naturel. Sur ce titre apparaît un jeune gars alors peu connu à la slide guitar, un certain Mick Taylor. Déjà, Brian n'est plus que l'ombre de lui même, relégué sur deux titres, aux percussions sur Midnight Rambler et à l'autoharp sur You Got The Silver. Let It Bleed est son chant du cygne, l'artisan des Stones, ce créateur dépassé par sa créature et surtout par ses propres démons va bientôt aller prendre un bain de trop.

Mais le studio des Stones laisse bientôt entrer d'autres musiciens pour ce joindre au banquet. Nicky Hopkins, Ry Cooder, Al Kooper et Bobbey Keys sont de la partie, tandis que Ian Stewart le sixième Stone, celui qui n'a pas eu la chance d'avoir une gueule d'ange repris de justice mais une gueule de repris de justice tout court, assure au piano sur la chanson titre Let It Bleed. Il avait sans doute dû apporter lui-même le piano à bout de bras avec ses amis roadies, mais ça, l'histoire ne le dit pas.

Midnight Rambler est grandiose, You Got The Silver, un rien en dessous, Monkey Man est la chanson parfaite pour faire peur aux bourgeois et pour exciter au dernier degré leurs filles adolescentes.

Le disque se clot sur You Can't Always Get What You Want, des choeurs arrangés par Jack Nitzsche, réminiscence des années d'enfant de choeur de Keith, exceptionnel d'un bout à l'autre du disque.

Alors, meilleur disque des Stones ou pas ? Peu importe.

Ecoutez Gimme Shelter :



Ecoutez You Can't Always Get What You Want :


29 octobre 2007

Rolling Stones, Une Biographie

Auteur : François Bon

Editeur : Fayard

Année : 2002

Quand François Bon a une idée en tête, il ne l'a pas ailleurs. Ainsi, que lui importe de mettre une dizaine d'années à écrire sa "somme" sur les Rolling Stones ? 800 pages, tout de même, écrites dans un style extrêmement personnel (ça change de l'air de ne pas y toucher de certains auteurs) et qui traitent de la carrière des Stones autant que de l'engouement de l'auteur pour le groupe. Car on n'écrit pas sur les Stones par hasard, surtout pas un énorme livre comme celui là.

Une anecdote apocryphe, une autre bien réelle et bien sentie, des 45 tours achetés chez le revendeur d'électro-ménager du coin au désastre d'Altamont, d'un passage obligé par Chuck Berry, à un autre par Gram Parsons ou par un Muddy Waters peintre en batiment et porteur de valise, et voilà la machine lancée à pleine vitesse, plus rapide encore que la course de Jagger sur une scène de stade.

Bien sûr, les années les plus riches sont les premières, et passé Goats Head Soup, on sent clairement que l'auteur s'intéresse moins au groupe, il est vrai en perte de vitesse artistiquement parlant.

Cependant, même lorsqu'on se voit expliqué certains méandres de l'administration des holding délocalisées de Jagger, on ne s'ennuie pas, on poursuit son chemin. Parce que l'auteur sait de quoi il parle, et parce qu'il est pleinement pénétré de son sujet... parce qu'il est (peut-être est-ce simplement cela) véritablement écrivain.

27 octobre 2007

Breaking News : Vashti Bunyan revient !

La nouvelle ne passera certes pas inaperçu dans les milieu folk (si si, il y en a encore, peut-être de plus en plus ces temps-ci) : Vashti Bunyan, la chanteuse vivante la plus rare de la planète, (un album studio tous les 35 ans), revient avec un double CD de démos et de singles. En tout, 25 titres jamais sortis et quasi-inconnus si ce n'est dans les versions des Rolling Stones. Some Things Just Stick In Your Mind par exemple, signé Jagger / Richards, apparait sur Metamorphosis. Le tout enregistré entre 1964 et 1967, bien avant Just Another Diamond Day, son premier album enregistré en déembre 1969 et sorti en 1970.

On se souvient que c'est ce vieux requin (jambon ?) d'Andrew Loog Oldham qui l'avait découverte et produite dans les années 60. Deux singles sortirent mais rien d'autre. Plus tard, Just Another Diamond Day, son premier album, avait eu un succès d'estime, mais Vashti avait préféré s'en aller vivre dans une roulotte avec son âne et son chien aux feux de la rampe et aux arrangement de Robert Kirby. Un bel exemple de liberté quand on sait que les Stones auraient pu faire d'elle la Joni Mitchell anglaise. Qui ferait ça de nos jours ? Mystère.

A noter que certains titres étaient déjà disponibles en bonus sur la réédition CD de Just Another Diamond Day.

25 octobre 2007

Bitter Sweet Symphony (500 great songs # 5)

Artiste : The Verve

Date de sortie : 16 juin 1997

Label : Hut

Durée : 4'37'' (radio edit), 5'58'' (album)

Un riff pompé à Andrew Loog Oldham qui avait réarrangé façon classique le The Last Time de Jagger/Richards et voici un single connu de façon probablement intergalactique mais qui n'a dû rapporter gros qu'aux personnes sus-nommées.

Nul doute que cette petite symphony a du laisser au groupe un arrière goût doux amer à Richard Ashcroft et à ses sbires. Pensez, eux qui devaient se dire qu'ils avaient composé l'hymne britpop absolu. Raté !

Dites : Ce Richard, quel bel homme.

Ne dites pas : Shara Nelson elle bousculait les gens en marchant dans la rue pour chanter elle aussi ?

Regardez Bitter Sweet Symphony :

9 octobre 2007

Start Me Up (500 Great Songs #2)

Artiste : The Rolling Stones

Label : Rolling Stones / Virgin

Date de sortie : Août 1981

Durée : 3'33''


Un riff de Mick Taylor (qui devra avoir recours aux tribunaux pour avoir gain de cause devant les Glimmer Twins) et voilà les Rolling Stones numéro 1 encore une fois (la dernière à ce jour mais sait-on jamais)... Le titre sert bien entendu d'ouverture à leur album de 1981 Tatoo You.





Dites : Ce riff il tue !


Ne dites pas : C'était pas la musique de la pub Windows 95 ?