31 octobre 2007

Angel (500 Great Songs #8 Halloween Special)

Artiste : Massive Attack

Date de sortie : 13 juillet 1998

Label : Circa Virgin

Durée : 6'21''

Quand les bristoliens de Massive Attack reviennent avec un troisième album, Mezzanine, on sait que ça va faire mal, très mal. L'album en effet commence très fort avec Angel, un titre qui sera ensuite repris dans des dizaines de films y compris l'une des scènes finales de la quatrième saison de A la Maison Blanche (The West Wing), l'excellente série politique d'Aaron Sorkin. A elle seule, cette chanson a dû assurer la retraite des trois musiciens. Comme d'habitude, il faut s'attendre à du glauque, du dub, du sample, le tout génialement produit et mixé. Angel est un diamant noir, qui fait froid dans le dos.

Dites : Tu es mon ange...

Ne dites pas : Ils ont pas un peu glandouillé Massive Attack depuis Mezzanine ?

Ici une vidéo de fan bien meilleure que l'originale par Enduserundead qui a remixé la musique avec un film muet de 1932, Vampire de Carl Theodor Dreyer :




Sixième Sens

Réalisé par M. Night Shyamalan

Avec, Bruce Willis, Haley Joel Osment, Toni Collette

Sorti le 5 janvier 2000

Les petits gamins flippants, dans l'histoire du cinéma, il y en a eu pas mal, le gosse de Shinning de Kubrick qui parle à son doigt en criant REDRUM !!!! à nous en percer les tympans, la fillette de l'Exorciste qui balance sa purée de petit pois façon Karsher sur les gentils messieurs du Vatican, Macaulay Culkin dans Maman j'ai Raté l'Avion et j'en passe...

Et puis il y a celui-là, Haley Joel Osment qui voit des gens qui sont morts. Comprenez : "he sees dead people". Brrr ça fiche les ch'tons. Imaginez, vous l'emmenez gentiment en ballade dans le bois perdu ou au petit parc et là, au lieu de s'amuser à courser les écureuils ou échanger des cartes Pokemon avec les gamins décérébrés de son âge, qu'est ce qu'il fait le moutard ? Il tape la discut' tranquille avec des fantômes, et comment vas-tu yeau de poil, comme tu vois ture à bras, et alors, ça craint pas trop d'être un fantôme, si carrément, mais bon, on s'y fait, pas le choix, ah, ok, je peux faire quelque chose pour toi, non merci pas pour l'instant mais c'est sympa de proposer etc etc.

Bon, avouons, un samedi soir, avec un bon paquet de Pop Corn et un jolie fille qui se blottit contre vous dans le noir, ça peut le faire.



Thriller (500 Great Songs #7 Halloween Special)

Artiste : Michael Jackson

Date de sortie : Janvier 1984

Label : Epic Records

Durée : 5'57''

Enregistré en 1982, sorti début 1984 et produit par Quincy Jones, Thriller a été l'un des 45 tours les plus vendus de tous les temps. L'album du même nom, selon les sources, aurait plus ou moins passé la barre des 100 millions d'exemplaires écoulés ce qui n'est ni plus ni moins que phénoménal mais toujours pas assez pour entretenir un zoo privé, un nez déliquescent et une armée d'avocats pénalistes.

Rappelez-vous, comme moi vous aviez sept ans et par un beau mercredi soir Jean-Pierre Foucault vous avait donné l'autorisation de vous coucher tard afin que comme des millions d'autres gens vous puissiez passer une sacrée soirée devant le tout nouveau clip de Michael Jackson. Evenement planétaire et tout et tout... Voui Madame, Voui Monsieur.

Pensez, 14 minutes de terreur zombiesque en perspective... Miammm, sauf que ce brave Jean-Pierre a eu la géniale idée de le couper en deux cet évenement intergalactique hors de prix (800000 dollars de l'époque) et de passer de la pub au milieu je crois bien... MTV était née, et c'est Jean-Pierre qu'il l'avait inventée. Sacrée soirée, vraiment.

Dites : Wow, ça fiche les glandes graves.

Ne dites pas : La vache, à la fin du clip il est mieux qu'il n'est maintenant. (Même si c'est vrai).

En attendant, tremblez :




Breaking News : Les Zombies attaquent !!!!

Si vous avez vraiment envie de faire peur pour Halloween rien de tel que de se réunir avec une bande de copains zombies et d'arpenter la ville la nuit avec des tronçonneuses et des chaines tout en grommelant des mots incompréhensibles ou les paroles du dernier Radiohead. Naturellement, l'effet ne saurait être optimal sans ces magnifiques masques de chez frightcatalog.com dont celui d'un certain Wacko Jacko.


Avouez, vous en rêviez....



Journée spéciale Halloween


Vous avez sans doute constaté que les couleurs de ce blog on changé, d'un joli bleu tout simple elle sont devenues franchement criardes mais surtout effrayantes. Trick or Treat !!!! pourriez-vous me dire. Soit, mais puisqu'il est difficile de faire passer des bonbons par les cables de l'internet, cette journée sera parsemée de pépites goûteuse et parfois peu ragoutante... en un mot Bouuuhhhh !!!!!

30 octobre 2007

Let it Bleed

Artiste : The Rolling Stones

Label : ABKCO

Date de sortie : 5 décembre 1969

Durée : 42'21''

La question qui divisera tout fan des Stones tout d'abord : Est-ce leur meilleur album ? Allez savoir... En tout cas, comme le dit si bien la pochette : THIS RECORD SHOULD BE PLAYED LOUD, trois ans avant le TO BE PLAYED AT MAXIMUM VOLUME du Ziggy Stardust de Bowie.

Et ça commence fort, effectivement, Gimme Shelter, sans doute l'une des plus grandes chansons des Stones, portée par les choeurs de Mary Clayton enflamme les oreilles de l'auditeur comme les flammes de la guerre décrite par la voix de Jagger. (A noter, une version grandiose sur le live à Atlantic City de 1989).

Puis, Love In Vain, parfaite reprise du titre très très brut de Robert Johnson, calme le jeu, revient à des choses plus country, plus douce et plus mélancoliques. Des arrangements minimalistes et Ry Cooder à la mandoline laissent s'exprimer la voix de Mick. L'enchaînement sur Country Honk n'en est que plus naturel. Sur ce titre apparaît un jeune gars alors peu connu à la slide guitar, un certain Mick Taylor. Déjà, Brian n'est plus que l'ombre de lui même, relégué sur deux titres, aux percussions sur Midnight Rambler et à l'autoharp sur You Got The Silver. Let It Bleed est son chant du cygne, l'artisan des Stones, ce créateur dépassé par sa créature et surtout par ses propres démons va bientôt aller prendre un bain de trop.

Mais le studio des Stones laisse bientôt entrer d'autres musiciens pour ce joindre au banquet. Nicky Hopkins, Ry Cooder, Al Kooper et Bobbey Keys sont de la partie, tandis que Ian Stewart le sixième Stone, celui qui n'a pas eu la chance d'avoir une gueule d'ange repris de justice mais une gueule de repris de justice tout court, assure au piano sur la chanson titre Let It Bleed. Il avait sans doute dû apporter lui-même le piano à bout de bras avec ses amis roadies, mais ça, l'histoire ne le dit pas.

Midnight Rambler est grandiose, You Got The Silver, un rien en dessous, Monkey Man est la chanson parfaite pour faire peur aux bourgeois et pour exciter au dernier degré leurs filles adolescentes.

Le disque se clot sur You Can't Always Get What You Want, des choeurs arrangés par Jack Nitzsche, réminiscence des années d'enfant de choeur de Keith, exceptionnel d'un bout à l'autre du disque.

Alors, meilleur disque des Stones ou pas ? Peu importe.

Ecoutez Gimme Shelter :



Ecoutez You Can't Always Get What You Want :


Un mois

Eh oui, un mois déjà que ce blog a pris sa place sur la vaste toile. Quelques centaines de visiteurs, déjà quelques dizaines de fidèles (merci à eux) et quelques milliers de pages vues.

C'est un plaisir de l'alimenter tous les jours avec des nouveautés, des goodies et des oldies... et ce n'est pas prêt de s'arrêter...

Demain, quelques surprises pour Halloween...

29 octobre 2007

Rolling Stones, Une Biographie

Auteur : François Bon

Editeur : Fayard

Année : 2002

Quand François Bon a une idée en tête, il ne l'a pas ailleurs. Ainsi, que lui importe de mettre une dizaine d'années à écrire sa "somme" sur les Rolling Stones ? 800 pages, tout de même, écrites dans un style extrêmement personnel (ça change de l'air de ne pas y toucher de certains auteurs) et qui traitent de la carrière des Stones autant que de l'engouement de l'auteur pour le groupe. Car on n'écrit pas sur les Stones par hasard, surtout pas un énorme livre comme celui là.

Une anecdote apocryphe, une autre bien réelle et bien sentie, des 45 tours achetés chez le revendeur d'électro-ménager du coin au désastre d'Altamont, d'un passage obligé par Chuck Berry, à un autre par Gram Parsons ou par un Muddy Waters peintre en batiment et porteur de valise, et voilà la machine lancée à pleine vitesse, plus rapide encore que la course de Jagger sur une scène de stade.

Bien sûr, les années les plus riches sont les premières, et passé Goats Head Soup, on sent clairement que l'auteur s'intéresse moins au groupe, il est vrai en perte de vitesse artistiquement parlant.

Cependant, même lorsqu'on se voit expliqué certains méandres de l'administration des holding délocalisées de Jagger, on ne s'ennuie pas, on poursuit son chemin. Parce que l'auteur sait de quoi il parle, et parce qu'il est pleinement pénétré de son sujet... parce qu'il est (peut-être est-ce simplement cela) véritablement écrivain.

Fantaisie Militaire

Artiste : Alain Bashung

Label : Barclay

Date de sortie : 8 janvier 1998

Durée : 49'27''

On m'a vu dans le Vercors, sauter à l'élastique, voleur d'amphores au fond des criques...

Ainsi c'était annoncé le premier single extrait de Fantaisie Militaire. La Nuit Je Mens, meilleure chanson du meilleur disque de Bashung ? Une question qui fera s'étriper bien des bashungologues. Un peu comme demander à des types comme moi si I Want You de Dylan est la meilleure chanson de Blonde on Blonde...

Quoi qu'il en soit, les 12 chansons de cet album sont, si ce n'est parfaites, au moins grandioses et ambitieuses. Les textes sont plus évocatifs que jamais, laissant à l'auditeur le soin de recoller les morceaux, de délaisser les grands axes, et de prendre la contre-allée d'une poésie étrange sortie d'un monde en perpétuelle reconstruction mentale.

Quant à la musique, flot electrique, lyrisme des violons, compositions mêlant avant-garde bienvenue (2043) et classissisme rock revisité (Angora).

Et qui se souvient qu'à sa sortie, en ce 8 janvier frileux, on pouvait demander aux chauffeurs de certains taxis de nous laisser écouter l'album ?

Ecoutez La Nuit je Mens :



Ecoutez Dehors :


28 octobre 2007

Michael Clayton

Un film de Tony Gilroy

Avec, George Clooney, Tom Wilkinson, Tilda Swinton, Sydney Pollack.

Date de sortie française : 17 octobre 2007

Durée : 119 minutes

A en lire les critiques, vous n'aimerez pas ce film si vous ne vous attachez qu'à son contenu politique. C'est peut-être vrai. Il était amusant de noter que les ceux qui avaient aimé le film ne s'attardaient justement que peu sur cet aspect du film.

Réalisé et écrit par le scénariste de la trilogie Jason Bourne, Michael Clayton est un film de stars comme les studios oublient de plus en plus d'en produire. A savoir, un film avec un bon scénario, un bon réalisateur, de bons acteurs, un bonne photo, une bonne musique. Dire que ce film a été produit sans moyens serait faux, il a cependant été produit entre autres par George Clooney, Steven Soderbergh et Sidney Pollack. Même si l'on a pas aimé le film, on ne pourra pas leur reprocher de ne pas s'impliquer dans leur travail.

La bande annonce est trompeuse. On pense à un énième thriller. On se trompe. Michael Clayton est tout sauf un film d'action. C'est un film qui prend son temps, qui s'attarde, qui accepte de passer une minute ou deux à regarder vivre un père divorcé faché avec son frère alors que cela aurait tout aussi bien pu disparaitre du scénario. La richesse de ce film naît de là. De toutes les petites histoires qui font que l'histoire principale mérite d'être contée, que le livre lu par un enfant soit à l'origine de la survie de l'un des personnages n'en est que l'une des illustrations.

Michael Clayton est si bien ouvragé que l'on ne peut s'empêcher de se dire que le film a été tiré d'un livre. Et pourtant non. Il aurait été facile de faire du personnage de Tilda Swinton une créature sans foi ni loi, il aurait été plus simple de faire des tueurs à gage des robots infaillibles, il aurait mieux valu pour que le film fasse des entrées que la fin soit extrêmement spectaculaire, que les bons en sortent grandis et les méchants anéantis.

Mais rien n'est jamais si simple et tous les personnages sont félés, brisés, perdus. Le prétexte du film, la dénonciation écologico-politique des dangers représentés par les grandes firmes en général, offre à Gilroy l'oportunité de développer une galerie de caractères humains et attachants dans toutes leur faiblesses et dans toutes leurs forces. De ceux qui laissent leur empreinte dans les mémoires des spectateurs, de ceux qui se font de plus en plus rares. A voir.

Rabbit Songs

Artiste : Hem

Label : Waveland / Setanta

Date de sortie : 15 janvier 2001

Durée : 45'29''

Imaginons que vous êtes ingénieur du son à New York. Mettons que vous êtes bon dans votre métier mais guère passionné par la musique préformatée qu'on vous somme d'enregistrer à longueur de journée. Disons que vous avez un peu de temps devant vous, que vous jouez pas mal de la guitare et de la mandoline et que vous avez quelques idées. Ajoutez un bon pote appelé Dan Messé et il ne vous reste plus qu'à trouver une chanteuse (sur casting) et quelques companions de route pour partir enfin à l'aventure.

Un petit traditionnel a capella pour se mettre en voix, puis quinze titres parfaits : When I Was Drinking pour décoller doucement, Half Acre pour s'émerveiller, Burying Song pour se recueillir, et ainsi de suite... Pas un titre faiblard. C'est champêtre à souhait et c'est le disque parfait à toute heure du jour et de la nuit pour accentuer une joie ou adoucir une peine.

La voix de Sally Ellyson est un enchantement, toute en douceur et en émotion. Quant aux autres, chacun tient sa place et touche juste à chaque note, de sorte qu'on se croirait au fin fond du Montana ou de la Caroline du Sud, alors qu'on est en plein Brooklyn.

Mais qu'importe. Qui ose aujourd'hui produire ce genre de musique ? En analogique qui plus est ? Qui se dit que la musique qu'il fait pour pas un rond vaut le coup de vendre tout ce qu'il possède pour s'offrir les services d'un "petit" orchestre de 18 musiciens ? Quelques cinglés de l'autre côté de la mer nommés Dan Messé et Gary Maurer. On ne leur en saura jamais assez gré. Chapeaux bas.

Quant à leur site officiel, il est là. Il vous montrera ce que tout groupe digne de ce nom devrait faire. Donner gratuitement des titres en live de bonne qualité. Offrir quelques tablatures écrites à la main comme à la maison en insistant sur le fait que si vraiment on n'arrive pas à lire, on peut toujours leur écrire un mail, dire du bien de plein de musiciens qu'ils aiment, ne pas se regarder le nombril, accepter sur leur forum qu'un groupe de discussion s'organise autour de l'échange gratuit d'enregistrements piratés des performances du groupe. C'est pas Metallica qui ferait ça. Alors pour les vickings du métal et pour tous les autres : Prenez-en de la graine.


Time (The Revelator)

Artiste : Gillian Welch

Label : Acony

Date de sortie : 31 juillet 2001

Durée : 51'33''


Qui peut savoir si je suis une traitresse ? Voilà ce que nous demande Gillian Welch après quelques mesures à peine de son troisième album.

Accompagnée de son fidèle guitariste David Rawlings, la belle nous transporte directement dans un univers qui s'écoule avec la lenteur nonchalante du Mississippi...

Simplicité toute apparente des arrangements, mais compositions pour la plupart tortueuses, comme en suspend au bord d'une falaise. Elle nous raconte qu'elle rêve d'Elvis, qu'elle veut chanter du Rock n' Roll, elle nous parle de son premier amant, et du fait que tout est gratuit, ou plutôt que tout est à voler, elle et sa musique incluses...

Alors, on se demande bien pourquoi personne ou presque ne la connait en France. Sans doute sommes-nous trop occupés à suivre les braillantes nouvelles stars pour nous soucier du souffle chaud d'une étoile autrement plus brillante qui murmure pendant un quart d'heure divin that (she) dream(s) a highway back to (him)... Dommage.

Ecoutez Revelator :



Ecoutez Everything is Free :


27 octobre 2007

White Chalk

Artiste : PJ Harvey

Date de sortie : 24 septembre 2007 (UK), 2 octobre 2007 (US)

Label : Island

Durée : 33'57''

Est-ce un nouveau single ? se demande l'amateur de musique étonné par la finesse de l'emballage. Non, un nouvel album, 11 titres, moins de 40 minutes. C'est un album à l'os dont tout le superflu a été simplement évacué. Ici, presque pas de batterie, pas de guitare électrique, mais du piano, de la harpe, et une voix rapeuse. Rien de ce que l'on connaissait jusqu'ici de PJ Harvey ne semble avoir subsisté dans ce nouvel univers qu'elle vient de se créer. Vous l'aimiez très rock agressif sur Huh Huh Her ? oubliez-ça ! De la belle ne reste que la mélancolie qu'on lui connait si bien, parce qu'il n'y a que de cela que l'on ne peut pas sortir ; de l'étreinte de l'angoisse.

Sur certains titres (White Chalk, When Under Ether) on ne peut s'empêcher de se demander si l'ADN de Björk et Thom Yorke n'a pas muté tout soudainement dans le Dorset natal de PJ pour créer de toute pièce, avec l'aide d'une génération spontanée d'intruments folks bidouillés venus d'outre tombe, la voix plus poignante de ce début de siècle. Progéniture vocale scarifiée pour toujours.

Son meilleur disque ? C'est bien possible. Le plus surprenant ? Sans aucun doute ! Un disque à marquer d'une craie blanche.

Ecoutez White Chalk :



Ecoutez When Under Ether :

Breaking News : Vashti Bunyan revient !

La nouvelle ne passera certes pas inaperçu dans les milieu folk (si si, il y en a encore, peut-être de plus en plus ces temps-ci) : Vashti Bunyan, la chanteuse vivante la plus rare de la planète, (un album studio tous les 35 ans), revient avec un double CD de démos et de singles. En tout, 25 titres jamais sortis et quasi-inconnus si ce n'est dans les versions des Rolling Stones. Some Things Just Stick In Your Mind par exemple, signé Jagger / Richards, apparait sur Metamorphosis. Le tout enregistré entre 1964 et 1967, bien avant Just Another Diamond Day, son premier album enregistré en déembre 1969 et sorti en 1970.

On se souvient que c'est ce vieux requin (jambon ?) d'Andrew Loog Oldham qui l'avait découverte et produite dans les années 60. Deux singles sortirent mais rien d'autre. Plus tard, Just Another Diamond Day, son premier album, avait eu un succès d'estime, mais Vashti avait préféré s'en aller vivre dans une roulotte avec son âne et son chien aux feux de la rampe et aux arrangement de Robert Kirby. Un bel exemple de liberté quand on sait que les Stones auraient pu faire d'elle la Joni Mitchell anglaise. Qui ferait ça de nos jours ? Mystère.

A noter que certains titres étaient déjà disponibles en bonus sur la réédition CD de Just Another Diamond Day.

Star Wars, 30 ans déjà...


Star Wars fête ses 30 ans ces jours-ci. Ce week end, le Grand Rex proposera de voir les six films de la série sur écran géant et nul doute que des centaines de fans se précipiteront armés de sabres laser pour les garçons et les cheveux coiffés façon macaron pour les filles. En attendant voici ce que j'écrivais lors de la sortie du DVD de l'épisode III, celui des révélations, le pire de tous, puisqu'il arrivait même à être plus mauvais que l'épisode I.

Il y a fort longtemps, dans un siècle lointain, très lointain, certains esprits fougueux diraient même au XXème siècle, un jeune prodige du cinéma bricolait un troisième long métrage avec une bande de gamins plutôt timbrés mais bourrés d'idées.

Tout le monde pensait qu'il se ramasserait lamentablement. A commencer par la FOX, productrice du film, qui lui coupa les crédits deux semaines avant sa sortie dans un nombre de salle hallucinant : 17 !

En échange des quelques deniers nécessaires à l'achèvement de son film et de droits sur les produits dérivés à venir (à l'époque, un film avait deux produits dérivés principaux : La bande originale et l'affiche, le reste on ne s'en souçiait guère), le jeune prodige, qui s'appellait George Lucas, accepta de réduire son salaire de scénariste / réalisateur à des queues de cerises.

La FOX se frotta les mains devant ce jeune crétin qui avait réalisé au préalable deux films tout à fait regardables : THX 1138 (avec Robert Duval) et American Graffiti (avec Ron Howard et un débutant dont le prénom est le nom d'un Beatle et le nom une marque de voiture), mais qui, cette fois semblait bien s'être fait avoir par l'odieuse fédération du commerce (qu'à cette époque, dans certains cercles, il était de bon ton d'appeler les agents du grand capital).

La suite est un peu plus connue. De padawan du cinéma indépendant sous contrôle de studio, le jeune George devint un des nababs du cinéma indépendant sous contrôle... des marchands de jouets. Le premier film, intitulé 'Un nouvel espoir' et surtitré avec une préscience de Jedi : 'STARWARS Episode IV' (qu'est ce qu'on se serait marré devant tant de morgue dans les cinémathèques si le film avait fait un flop et n'avait pas connu de suites) fut un carton intergalactique et devint le film le plus vu de tous les temps d'il y a 30 ans...

Puis vint le vrai morceaux de bravoure de la saga : 'L'empire contre-attaque' qui laissait le spectateur dans l'expectative insoutenable : Han Solo deviendra-t-il le nouveau capitaine Igloo de la galaxie ? La réponse, aujourd'hui bien connue est non puisque le vilain Darth Vador reviendra du côté obscur de la force pour sauver l'univers des griffes de l'empereur. Eh oui, le Jedi qui est de retour c'est lui.

Puis, Lucas vécut de ses royalties et vit que cela était bon.

Un jour, pourtant, dans un souci de générosité incommensurable, il se décida à mettre fin à l'insoutenable attente de millions de fidèles de par le monde et à mettre en chantier les épisodes I, II et III afin de payer les frais d'un coûteux divorce.

Et nous voilà, enfin, arrivé au bout du périple. Prêt à découvrir comment l'asthmatique le plus célèbre de l'univers a eu pour la première fois besoin d'une bonne grosse dose de ventoline.

Et au final ; beaucoup mais alors beaucoup de bruit pour rien. Une vraie soupe intergalactique. Des batailles bruyantes en images de synthèse qui se voient (les maquettes qui se voyaient c'était quand même autre chose...), Christopher Lee qui se fait faire une manucure, un clin d'oeil un rien trop appuyé à l'amérique de Bush "Si tu n'es pas mon ami, alors tu es mon ennemi", un accouchement à mourir de rire, une étoire noire en construction, des acteurs d'une platitude insondable empêtrés dans des effets numériques souvent ridicules (Ah ! ce poulet géant que chevauche vaillament Obi-Wan, gare à la grippe aviaire tout de même), un Yoda tout en image de synthèse et sans âme, des dialogues surpassés même par ceux des 'Feux de l'amour', une intrigue fumeuse et difficilement compréhensible (Prononcez 'Britannique Shakespeare' avec des chamallow dans la bouche ça donnera 'Britney Spears', c'est ce que Lucas a fait, il a lu tout son scénario à haute voix avec des chamallow et il a gardé ce que ça donnait...) et pour finir un vague clone du regrêté Peter Cushing qui sort vite fait du cadre, et il a raison ! Ah, j'allais presque oublier, une scène dans un théatre entre Anakin et Palpatine du plus bel effet.

En un mot comme en cent, cette nouvelle trilogie est au cinéma ce qu' une reformation des Beatles avec Ricky Martin en John et El Chato en George serait à la musique rock...
May your bank account be with you, old George Lucas !


La bande son idéale pour oublier tout ça : 'My Iron Lung' de Radiohead.

Breathe Me (500 Great Songs #6)

Artiste : Sia

Date de sortie : 19 avril 2004

Label : Go Beat / Astral Werks

Durée : 4'31''

Claire fait une dernière photo de la famille Fisher sur le perron du funerarium familial, étouffe un sanglot et s'engouffre dans la voiture direction New York et une nouvelle vie. Elle met le contact et joue la compil que son dernier petit ami lui a enregistré pour le voyage. Le riff de piano de Breathe Me par Sia Furler retentit et la dernière scène de la série Six Feet Under commence. Un à un, les destins des personnages auxquels nous nous étions tant attachés pendant plus de cinq ans défilent à toute allure sousnos yeux. Un à un, aussi, nous les voyons quitter ce monde, doucement ou violement, et nous mettant au défit de ne pas écraser une larme ou deux alors que la voiture de Claire traverse les paysages désertiques de la Californie ou du Nevada. Rarement une chanson n'aura été aussi en phase avec des images. Si vous ne connaissez pas la série, il est temps de vous la procurer d'urgence, qui sait vous pourriez mourir avant d'avoir tout vu.

Dites : Une chanson mortelle pour une série mortelle.

Ne dites pas : Ouch, I have hurt myself again... Quoique...

Regardez Breathe Me par Sia Furler :



Regardez La scène finale de Six Feet Under :


My favorite tunes...

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés.

Radiohead (In Rainbows) : All I Need
Arcade Fire (Funeral) : Rebellion (Lies)
Seabear (The Ghost That Carried Us Away) : Hospital Bed
Alexandre Desplat (Syriana) Something Really Cool
Fields (Everything Last Winter) : Feathers

Un classement plutôt bouleversé par rapport à la semaine précédente puisque seule All I Need extraite du nouveau Radiohead subsiste.

Arcade Fire et l'excellent Rebellion (Lies) ont tounré en boucle, ces gars là ont du génie, voilà tout.

Dans un autre style (plus champètre), Seabear joue des coudes et des envolées lyriques et se hisse à la troisième place avec Hospital Bed, une chanson toute en finesse.

Alexandre Desplat, le petit français qui monte qui monte dans le monde des musiques de film déboule à la quatrième place avec un morceaux extrait de l'excellente BO de Syriana, minimaliste et évocateur, tout ce que j'aime.

Fields ferme la marche avec un titre extrait de leur premier album (le second est en préparation). Le disque est une merveille. Une chronique bientôt.

26 octobre 2007

Grace

Artiste : Jeff Buckley

Label : Columbia / Sony Music

Date de sortie : 23 août 1994

Durée : 51'44''

Tout comme ses grands ainés, Jimi Hendrix, Bob Marley et Elvis presley, Jeff Buckley fait partie de ces artistes à avoir sorti plus d'albums après leur mort que de leur vivant...

Et pourtant, en 1994, un album OVNI sort de chez Columbia (maison de goût, Bob Dylan, Patti Smith, Leonard Cohen)... Dès lors, la grande question : Qui est ce type ? D'où sort-il ? Quelques personnes bien informées avaient déjà goûté un mini live (at Sin-é) quelques mois plus tôt et les délices tortueux des accords ouverts de Mojo Pin... d'autres, plus versés dans la généalogie rappelaient que Jeff était le fils de Tim...

C'était la belle époque où le single Grace cartonnait, où le jeune Dieu du rock parcourrait le monde pour défendre sa musique, où les lives pirates pourris ne ruinaient pas ces premiers titres immortels furieux et vivants... C'était surtout le moment béni où maman Buckley ne faisait pas encore parti du décor.

Tout comme un illustre ainé, hélas, il eut la bonne idée d'aller se baigner, non pas dans une piscine, mais dans une rivière piègeuse... Whole Lotta Love à fond sur le ghetto blaster de l'ami qui l'accompagnait. Mal lui en a pris, il sombra et ne réapparut jamais.

Aujourd'hui, Grace est devenu un album mythique, ses paroles prennent une drôle de consonnance a posteriori, et il est hélas noyé sous les rééditions anniversaires, les lives plus ou moins bons, les disques sortis pour faire gagner des sous à maman, Columbia ou Gary Lucas (qui a besoin d'une version de Grace demo à l'harmonica ?)... et on parle de cinéma...

Bref, le cirque est en ville et le tiroir caisse pas près de se gripper... Mais, comment résister à un titre comme Dream Brother ?

En attendant la poupée Jeff Buckley, le pin's parlant Jeff Buckley et le duo tant attendu : Kurt Cobain et Jeff Buckley chantent Noël...

Ecoutez Grace :



Ecoutez Mojo Pin :

25 octobre 2007

Bitter Sweet Symphony (500 great songs # 5)

Artiste : The Verve

Date de sortie : 16 juin 1997

Label : Hut

Durée : 4'37'' (radio edit), 5'58'' (album)

Un riff pompé à Andrew Loog Oldham qui avait réarrangé façon classique le The Last Time de Jagger/Richards et voici un single connu de façon probablement intergalactique mais qui n'a dû rapporter gros qu'aux personnes sus-nommées.

Nul doute que cette petite symphony a du laisser au groupe un arrière goût doux amer à Richard Ashcroft et à ses sbires. Pensez, eux qui devaient se dire qu'ils avaient composé l'hymne britpop absolu. Raté !

Dites : Ce Richard, quel bel homme.

Ne dites pas : Shara Nelson elle bousculait les gens en marchant dans la rue pour chanter elle aussi ?

Regardez Bitter Sweet Symphony :

Paul McCartney, Olympia, Paris, 22 octobre 2007, Deuxième Partie

18h30... encore une longue file d'attente et on entre dans la salle. Trois micros devant le rideau, c'est tout ce que l'on voit de la scène. Les VIP arrivent au balcon, enfin VIP... pas grand monde d'intéressant... à part Henri Salvador et M, (il parait que Marianne Faithful est là aussi mais je ne la verrai pas).

6:30... more waiting, let's skip this. Three mics in front of the curtain, that's all you can see of the stage. The VIPs get there on the balcony, well VIPs... no one except for Henri Salvador, a wonderful singer from the forties and the fifties and M, a french rock star (yeah, I know, that sounds funny, let's say he's just one of the only ones who make decent music in this country even if I don't really like him). I heard Marianne Faithful was there too, but I couldn't see her.

8h40 début du concert. Un compte à rebours. 5...4...3...2...1... le rideau s'ouvre et Paul arrive sur scène, avec une guitare. Standing ovation, le rideau se referme derrière lui, quelques mots en français, et puis... Blackbird. Comme ça, tout seul, pour un concert de ce genre, le vieil homme en a ! Il chante avec une voix moins claire que dans son jeune temps, une vois plus ronde et plus grave qui fait penser un peu au dernier Elvis.

8:40, the show begins. Countdown, 5...4...3...2...1... the curtain opens and Paul gets on stage with a guitar. Standing ovation, the curtain closes behind him, some words in French, and then... Blackbird. Like this, alone, for this kind of concert, the old man's got guts! He sings with a voice that's not as clear as it was, a lower voice that reminds me of the late Elvis.




Puis Paul interprète Dance Tonight à la mandoline, il rejoint ensuite son groupe pour Only Mama Knows, deux titres tirés du dernier album Memory Almost Full. Puis Flaming Pie tiré de l'album du même nom.

Then Paul sings Dance Tonight with a mandolin. He then joins his band as the curtains open and he sings Only Mama Knows from his last album Memory Almost Full. Then Flaming Pie from the eponymous album.

Comme beaucoup, je suis surtout venu voir le Beatle. Je ne serai pas déçu. Treize titres des fab four seront joués ce soir. Paul enchaîne sur Got to Get You Into My Life tiré de l'album Revolver, l'ambiance monte à toute allure. Paul ne cesse de demander si on veut passer une bonne soirée. Sérieusement, mec, après 11 heures d'attente et 55 euros ? A ton avis ?

Like a lot of people, I was mostly waiting for the Beatle songs. I wouldn't be disapointed. Thirteen songs from the Fab Four were played that night. Paul sings Got to Get You Into My Life from Revolver and people are just getting wilder and wilder as Paul keeps asking us if we want to have a good time. Seriously dude, after 11 hours in a line and 78 dollars? What do you think?

Puis Paul s'intalle au piano pour jouer l'une des chansons mineures un peu mièvres dont il a le secret. C'Moon. Une petite explication de texte concernant le titre de la chanson plus tard, il enchaîne avec The Long and Winding Road. Grand moment, le groupe se fait plus discret et c'est tant mieux. On ne le sentira jamais totalement en place de la soirée. Peut-être pas tout à fait à l'aise dans une salle si petite alors qu'ils ont l'habitude de se produire en stade. Les fausses notes ne seront pas absentes non plus.


Then Paul sits at the piano to play one of the silly, slightly-too-sweet songs he (sigh) knows really well how to craft: C'Moon. But right after that he plays The Long and Winding Road. That's really magic. The band is much quieter for this one and that's for the best. These guys are too used to playing in stadiums and you could feel they were not really comfortable with the space. They were not always in tune either.

Encore mieux, Paul, seul au milieu de la scène à présent avec une guitare se met à parler de la première chanson qu'il a écrite, autrefois, à Liverpool. Follow the Sun, une chanson dont il dit qu'elle est si courte qu'il a du mal à s'arrêter de la jouer. Il continue donc à en jouer la dernière strophe et nous la fait chanter par la même occasion.

Even better, Paul, alone in the middle of the stage now with his guitar starts talking about the first song he ever wrote, back in Liverpool, Follow the Sun. Since he said it was a very short song he keeps playing the last part over and over and claims he can't stop. Everybody sings along, of course.

Puis, retour à un bon vieux rock, pourtant extrait du dernier album. That Was Me, une bonne chanson, énergique, qui pourrait bizarrement passer pour une nouveauté de Bowie ou de John Cale.

Then, back to real rock n' roll with That Was Me, a good song from the last album, very energetic, a tune that could, oddly enough, pass for a new song by John Cale or David Bowie.

Toujours au milieu de la scène, Paul commence à parler de John. De la chanson qu'il lui a écrite après sa mort. Du fait qu'il l'aime comme un frère et que le reste n'a que peu d'importance. Ce sera probablement le plus beau moment de la soirée. Here Today, poignant, triste, fabuleux.

Still in the middle of the stage, Paul starts talking about John. About the song he wrote for him after he died. About the fact that he loved him like a brother no matter what. This was probably the most beautiful moment of the show. Here Today, poignant, sad, wonderful.

Puis vient Calico Skies extrait de Flaming Pie, Eleanor Rigby, une de mes chansons préférées de tous les temps, pas si bien interprétée, hélas, peut-être parce que Sir Paul a été un peu radin et n'a pas voulu engager un quatuor pour la jouer avec lui, les synthés, parfois, c'est le mal. Puis, Michelle, moitié en français, parce qu'il devait la faire, Band on the Run très énergique, et Back in the USSR, très forte, très lourde, très puissante. A partir de là, beaucoup si ce n'est tous ont pensé qu'Helter Skelter était de l'ordre du possible, mais non, ça ne serait pas pour ce soir. Dommage. House of Wax, extrait du nouvel album dont je n'ai aucun souvenir, ma mémoire devait déjà être presque pleine.

Then comes Calico Skies from the album Flaming Pie; Eleanor Rigby, one of my favorite songs ever, not that great though, maybe because Sir Paul was too cheap to get a real quartet to play with him. Sometimes, keyboards are just evil. Then comes Michelle, half in French, he had to do it, very energetic, Band on the Run and Back in the USSR, very loud, heavy, powerful. It probably all made us feel that he could definitely play Helter Skelter, but it wasn't gonna happen. Too bad. Then comes House of Wax from the new album, no recollection of that one, I guess my memory was almost full.

Puis, retour aux Beatles avec I Got a Feeling. Un peu brouillone mais agréable. Paul revient ensuite au piano pour jouer Live and Let Die qui sonne fantastiquement bien, sans doute parce qu'elle est joué très fort et que le groupe se sent comme au stade, ou peut-être parce que tout le monde est simplement devenu fou.

Then more Beatles with I Got a Feeling. Good but not great. And Paul comes back to the piano to play Live and Let Die which sounds just great because it's so loud that the band feels like in a stadium, or because the whole place has just gone more and more crazy.




A partir de maintenat, ce ne sera plus que du Beatles. Un rideau s'ouvre au fond de la scène et des formes aux couleurs psychédéliques s'agitent sut un écran géant. Et c'est... Hey Jude... La foule reprend en choeur, encore et encore et encore... Et Paul quitte la scène avec ses musiciens. Le public continue à chanter laaa-laaa-laa-lalalala--lalalala- -Hey Jude! Après plusieurs minutes, Paul est de retour mais au lieu de jouer autre chose, il laisse se dérouler Hey Jude ad lib.

From that moment on it's going to be everything Beatles. A curtain opens in the background, weird psychedelic shapes and colors are projected on a big screen, and it's.... Hey Jude.... The crowd sings along, and along and along... And Paul leaves the stage with his musicians. People keep singing laaa-laaa-laa-lalalala--lalalala- -Hey Jude! After several minutes Paul is back, but instead of playing something different he keeps Hey Jude rolling ad lib.

Puis Paul dit, "Ok, encore une !" et c'est Let it Be. Evidemment, il ne pouvait pas nous quitter comme ça, alors il entonne à la suite Lady Madonna puis sort à nouveau.

Then he says: "All right. One more." and it's Let it Be. But he obviously couldn't leave us with this, so he keeps playing and sings Lady Madonna. Then he leaves the stage again.

Apparemment, cela aurait dû être la dernière chanson. Mais les gens refusaient tout bonnement de partir. Certains affirment que quelqu'un a dit à Paul que nous étions toujours là, que nous refusions de partir, que nous ne pouvions croire que c'était déjà fini, après 95 minutes. Alors il revient, débraillé, sans cravate et la chemise hors du pantalon. Il nous regarde, l'air de dire : Quoi ? Il faut vraiment que j'y aille maintenant. Regardez moi, j'étais en train de me changer. Alors, pour dire au revoir et nous congédier tout à la fois, il joue Get Back. Et c'est ce que nous ferons.

Apparently, this should have been the last song of the show. But people didn't want to leave. Some say some one told him we were still there, waiting, we couldn't believe it was already over, after 95 minutes. So he comes back, one more time, no more tie, the shirt out of his pants, he looks at us, a look that says : What? I really want to go now, look at me, I was changing clothes. So, just to say good bye for real this time, he plays Get Back, and so we did.


Merci Paul.

Thank you Paul.

Set List

Blackbird
Dance Tonight
Only Mama Knows

Flaming Pie

Got To Get You Into My Life
C'Moon
The Long and Winding Road
Follow The Sun
That Was Me
Here Today
Calico Skies
Eleanor Rigby
Michelle
Band On The Run
Back In The USSR
House Of Wax
I Got A Feeling
Live and Let Die
Hey Jude

Hey Jude
( reprise-rappel / encore)
Let It Be ( rappel / encore)
Lady Madonna ( rappel / encore)
I Saw Her Standing There ( rappel / encore)

Get Back
( rappel / encore)

24 octobre 2007

Down by Law, Variety

Pour Mel.

Artiste : John Lurie, Tom Waits

Date de sortire : 1987

Date de sortie du film : 20 septembre 1986 ( présenté à Cannes en mai 1986)

Durée : 18'40'' (Dawn by Law), 16'24'' (Variety)

Label : Strange and Beautiful Music

Totalement jazzy et un rien barré free, voici l'excellentissime bande originale de Down By Law, bijou humoristique de Jim Jarmush. Non content de jouer le rôle de Jack, truand à la petite semaine, totalement innocent, cela va de soi, John Lurie compose également la BO de cette comédie de prison, au style impeccable où s'illustrent aussi Tom Waits plus scruffy que jamais et Roberto Benigni qui fait du... eh ben du Roberto Benigni mais pour une fois on lui pardonne.

C'est l'histoire d'une évasion dans le bayou. Guère plus. Et alors ? On se laisse porter par les envolées de saxo de Lurie dont on se dit qu'elles ont dû inspirer certains délires de Radiohead comme sur le fameux National Anthem et par une rythmique toute symbolique. Et c'est marre. Avec quelques titres de Messire Waits en plus (dans le film, pas sur la BO), que demande le peuple ? Ah si, peut-être la BO de Variety de Betty Gordon, tout à fait dans le même ton...

Void of Value

Artiste : The Satirnine

Label : mnw

Date de sortie : 31 mars 2003

Durée : 31'58''


Douze chansons, 31 minutes 58 de musique. C'est fort, ça tape, et ça perd pas de temps. Alors pour une fois, je ferai court. Fonce chez ton copain le disquaire le plus proche et secoue toi les cheveux en rythme !





Regardez Hey No Hell :




Leur espace ICI.

23 octobre 2007

Paul McCartney, Olympia, Paris, 22 octobre 2007, Première Partie.

Anglophone? Read what's blue!

Beaucoup ont dû nous envier, nous les parisiens, nous les veinards qui pourraient, à condition de se lever très très très tôt, assister au concert de Paul McCartney, hier soir, à l'Olympia.

A lot of people probably envied us. We few, we happy few from Paris and nearby who got up really really really early to attend Paul McCartney's concert, yesterday at the Olympia Hall.

Pensez donc, dernier passage à l'Olympia, 1972 avec les Wings, 35 ans !!! et 43 ans depuis la série de concert mythique avec les Beatles. Ca valait bien 8 à 9 heures d'attente dans le froid, voire pas loin de 18 pour certains. Pour la petite histoire, l'Olympia est la salle où les Beatles ont le plus joué après la Cavern de Liverpool.

Think about it. The last time he was there was in 1972 with the Wings, 35 years ago!!! And it's been 43 years since he's been there with The Beatles. I guess you could wait for 8 or 9 hours in the cold to see that, or even almost 18 hours like some people did. And just so you know, the Olympia Hall is the place where the Beatles performed the most, after the Cavern in Liverpool.

Alors voilà, lever 4 heures, douche, petit-dej, vélib... arrivé devant l'Olympia, 5 heures ! Et déjà une file d'attente d'au moins 60 mètres. Il fait encore nuit, je m'installe comme je peux, et puis je commence à discuter avec mes voisins, ceux juste devant moi, et les nouveaux arrivés juste derrière. Ils se connaissent, mais il ne se sont jamais rencontrés. Ils se connectent tous deux au site Yellow-Sub, l'excellente référence française en
matière de Beatlemania.

So here is the story. Got up at 4, showered, had breakfast, took a bike... touched down in front of the Olympia : 5 o'clock! and already a line at least 60 yard long. It's still dark, I make myself as comfy as possible and I start talking with my neighbors, those in front of me and those who got
there right after me. They know each other, even if they have never met. They just log in to Yellow-Sub, the great French reference web site for Beatlemaniacs.

J'adore parler avec les vrais fans, les gens qui savent qui apportaient les cafés le troisième jour de l'enregistrement de Sergeat, Pepper ou quelle était la couleur de la moquette du bureau de Brian Epstein. Tout de suite, je me sens tellement plus normal, et mes petites manies musicales semblent bien douces.

I love to talk with real fans, people who know who made coffee on the third day of the Sgt.
Pepper sessions or what the color of Brian Epstein's office carpet was. Right away I feel much more normal and my little idiosyncrasies seem just fine.

Les caisses ouvrent à 11h. Il y a du mouvement dès 10 heures. A 11 heures, c'est la cohue et la loi de la jungle prévaut. Ca pousse dans tous les sens et le service d'ordre de l'Olympia chargé de contenir le gros de la foules (3 personnes contre 2500 fous) fait ce qu'il peut.


The ticket booth opens at 11. People start to move at 10. At 11 it's plain mayhem and you think you're in the jungle. People push at you from all sides and the Olympia security tries to keep people as still as possible, but considering they are 3 big guys against 2500 lunatics...

Finalement, après deux heures et demie à me faire applatir comme une crèpe, voici ce que l'on m'a donné contre 55 euros :

Finaly, after 2 hours and a half feeling as squished as a crèpe, here is what they gave me for 55 euros ($78) :

Cute huh? Do they make the same for boys?

La suite, dès que possible...

To be continued...

Revolver


Artiste : The Beatles

Label : Parlophone / EMI

Date de sortie : 5 août 1966

Durée : 35'01''

C'est le disque qui rendra fou Brian Wilson. C'est aussi le premier grand disque des Beatles. Rubber Soul avait ouvert la voie, Revolver la devencera, et de loin.

Et puis, Revolver, c'est un peu, quelque part, l'avant dernier disque des Beatles. L'avant dernier auquel ils aient tous pleinement collaboré sans que de graves tensions se fassent jour entre les membres du groupe. Sergeant Pepper sera en grande partie l'oeuvre de McCartney, The Beatles (le fameux album blanc), enregistré à leur retour d'Inde, sera un génial fourre-tout mais comprendra un nombre important de morceaux enregistrés seuls, ou avec d'autres musiciens (Clapton sur While My Guitar Gently Weeps de George Harrison entre autre).

Jusqu'au clash final de Let It Be dont Lennon emmênera les bandes se faire mixer et arranger ailleurs (chez Phil Spector, loin des studios d'Abbey Road et surtout de George Martin).

Seul Abbey Road, dernier album (mais sorti avant Let It Be) où, les petits gars de Liverpool, font la paix parce qu'ils savent qu'il n'y aura plus jamais de disque des Beatles peut prétendre retrouver cet esprit initié par Revolver, mais loin de ses innovations grandioses. Car sur Abbey Road, pas de Tomorrow Never Knows et ses boucles hallucinées, d'Eleanor Rigby ou de Love You To. (Allez, si quand même, une face B d'un seul tenant, medley halluciné que les fab avaient en tête depuis longtemps de réaliser.

Comment résister à Revolver ? Taxman, la première grande chanson de George ouvre le disque. Paroles caustiques où, pour la première fois des artistes se plaignent publiquement de payer trop d'impôts (95% tout de même) mais avec humour et élégance tout en immortalisant Harold Wilson (le premier ministre travailliste de l'époque) et le leader de l'opposition Edward Heath. Voilà qui leur vaudra l'honneur d'être les premières personnes vivantes à être citées dans une chanson des Beatles, ce qui, soyons en certain, doit rendre extrêmement fiers leurs petits-enfants.

Eleanor Rigby, une chanson de Paul envoûte, tout bonnement (en tout cas les anglais car elle ne monta pas plus haut que la onzième place des charts U.S.) grâce à ses arrangemets de corde signés George Martin (qui avait déjà commis ceux de Yesterday). Drôle de chanson pop qui parle d'une vieille fille qui balaye les églises après les mariages.

I'm Only Sleeping est incroyablement léthargique (et signée d'un John qui crie toujours Help! intérieurement). Love You To voit George et son amour pour l'inde et le sitar prendre une ampleur beaucoup plus grande que sur Norvegian Wood. Sur Sgt Pepper, il écrira Within You Without You.

John dira un jour, bien après la fin des Beatles et les guerres fratricides, que l'une de ses chansons préférées des Beatles était Here, There And Everywhere, une chanson signée par Paul.

Yellow Submarine, un tube, est en dessous du reste mais amusante et quasi destinée aux enfants. La preuve ? Elle est chantée par Ringo !

She Said She Said et Dr Robert parlent de façon plus ou moins voilées de la drogue et des expériences des Beatles avec le LSD. George décrira plus tard l'expérience dentaire (le LSD leur avait été donné par un dentiste) comme quelque chose d'assez terrifiant. On se sert encore de Good Day Sunshine pour réveiller les occupants de la navette spaciale Columbia avant un attérissage à haut risque et And Your Bird Can Sing, For No One et Got To Get You Into My Life sont des petits joyaux pop.

Et puis, il y a le morceaux Tomorrow Never Knows. Le titre le plus expériemental de l'époque et pour longtemps. Pensez. Nous sommes en 1966 et les Beatles inventent le sampling, les loop, les sons passés à l'envers, le tout avec 4 magnétophones 4 pistes (un par Beatle) avec une mission : revenir le lendemain avec une boucle. John se charge des paroles (le premier titre était d'abord The Void, Le Vide) et demande à ce que sa voix sonne comme un choeur de moines tibétains. Et tout le monde bidouille les bandes encore et encore (une version primitive déjà intéressante est disponible sur The Beatles Anthology II).

Au final, le titre est un chef d'oeuvre et pourrait sans problème passer sur une radio spécialisée dans l'electro... entre deux morceaux d'Amon Tobin...

En bref, un disque aussi excellent qu'important.
Ecoutez Eleanor Rigby :




Ecoutez Tomorrow Never Knows :


22 octobre 2007

Paul McCartney à l'Olympia






















Excellent concert ce soir. More later.

Breaking News : Macca à l'Olympia ce soir...

J'y serai !!!

21 octobre 2007

Breaking News : All Jon Stewart For Free!

Anglophone? Read what's blue!

Oui, vous avez bien lu. Si vous avez la chance d'être suffisament anglophone et au fait de l'actualité américaine pour comprendre ce qui se trame dans l'un des show les plus drôles, acerbes, caustiques et, paradoxalement, les plus sérieux des états unis (avec le Colbert Report), vous allez être aux anges !

Yep, you read it well. One of the funniest, wittiest, most sacarstic and, pardoxically most serious show (with the Colbert Report) is now broadcasted for free by Viacom.

Viacom a annoncé que les huit années d'archives du Daily Show seraient disponible en ligne gratuitement (financées par la publicité). Il était possible jusqu'ici de voir les plus récents épisodes sur le site de Comedy Central ou même de les acheter sur l'iTunes Store, mais là...

Viacom has announced that it's going to post the entire eight-year archive (with advertising) on the web. Until now you could access to some episodes on the Comedy Central web site or buy some on the iTunes Store. But now... it's just gonna be Stewartfest all night.

Certaines choses ne fonctionnent pas encore tout à fait, la barre qui permet de voyager dans le temps notamment, (en tout cas ur Safari) mais cela sera sans doute amélioré d'ici peu.

Some thinks don't work very well yet, like the time line that's supposed to allow you to go bak in time for instance, (at least on Safari)no doubt it's gona be fixed soon.

Pour voir le Daily Show, c'est ICI.

To Viacom Daily Show website click HERE.


Et si vous voulez réviser vos pluriels irréguliers en anglais, ne comptez pas sur George Bush :

If you want your kids to learn irregular plurals, don't count on President Bush :


Leave No Trace

Pour Alain.

Artiste : Piers Faccini

Date de sortie : 10 septembre 2004

Label : Label Bleu

Durée : 40'45''

Leave No Trace, le mal nommé. S'il y a bien un album qui laisse des traces, c'est celui-ci. Une mélancolie à fleur de peau tout le long du disque. Une douceur dans la voix. Une maîtrise dans la composition et dans les arrangements. Ca vous cueille au petit matin et ça vous serre fort comme l'angoisse jusqu'à ce que vous arriviez à trouver le sommeil. Voilà comment on pourrait résumer ce disque.

Si l'on devait trouver un pendant à Piers Faccini, on pourrait citer Ben Christophers ou Jay Jay Johanson. Mais il y a plus de chaleur chez Faccini. Un titre comme Catch A Flame est là pour le prouver. Mais pouvait on s'attendre à autre chose ? Faccini, comme Coyne et Bunyan, peint. Il ne se contente pas de faire de la musique, il joue aussi du pinceau. Et chaque titre est à la fois son et image, paysage mental, déambulation dans des espaces inexplorés de l'inconscient.

Ajoutez à cela des origines mêlées, Faccini est italo-anglo-français, et vous aurez la recette du succès artistique et/ou de la névrose carabinée.

A éviter les jours de vrai gros blues, recommandé tous les autres...

Ecoutez : Where Angels Fly :



Ecoutez Deep Blue Sea :

20 octobre 2007

Ram

En attendant de faire la queue devant l'Olympia lundi matin, Food For Your Ears vous permet de réviser vos classiques.

Artiste : Paul & Linda McCartney

Date de sortie : 28 mai 1971

Label : Capitol Records / EMI

Durée : 43'07''

Oubliez Chaos and Creation in the Backyard et ses goldricheries. Le vrai disque fait à la maison de McCartney, c'est celui-là. Le deuxième album solo de l'ex Beatle et futur Wings est sans doute son meilleur. (Bien meilleur que Mc Cartney, son premier effort pourtant respectable). Pas de mièvrerie dans le genre d'Ebony and Ivory dans ce disque, pas de bons sentiments dégoulinants de barbapapa, au contraire. Avant même que la première note retentisse, la pochette donne le ton, Paul prend le bouc par les cornes (à défaut de taureau) et deux scarabées se grimpent dessus au verso (En clair : Fuck the Beatles !).

C'est le deuxième effort solo de macca, c'est aussi la belle époque où George Harrison sort son chef d'oeuvre (et triple album vinyle), All Things Must Pass. Ce qui fait enrager Lennon de plus belle. Il répondra aux provocations de son vieux complice par la chanson la plus aigre de l'histoire du rock How Do You Sleep? (un chef d'oeuvre de groove soit dit en passant).

Alors qu'en est-il ? Douze chansons, et des mélodies inconnues au profane aujourd'hui mais qui auraient été des tubes intergalactiques avec le nom BEATLES écrit en gros sur le disque. Chaque écoute amène son nouveau titre préféré, mentions spéciales à Uncle Albert / Admiral Halsey, à Long Haired Lady (écrite devinez pour qui), à Ram On, et à Dear Boy, si on ne devait en choisir qu'une poignée, mais il n'y a pas de titre faible sur cette galette de 45 minutes.

Le ton est champètre et décontracté, on sent que Paul prend plaisir à composer sa musique autant qu'à l'enregistrer, et que, vous ne me croirez jamais, mais je me lance, il est amoureux de Linda... Si si je vous jure !

1971 Macca/George : 2 Lennon : 0... à suivre...

En toute saison, en ville ou à la campagne, Ram est le disque qu'il vous faut.

Too Many People Live enchaîné sur She Came in Through the Bathroom Window :

La semaine en musique...

Saurez vous retrouver à quels évenements de la semaine écoulée ces chansons se rapportent ?