Affichage des articles dont le libellé est Electronica. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Electronica. Afficher tous les articles

4 janvier 2008

Geogaddi

Artiste : Boards of Canada

Date de sortie : 18 février 2002

Label : Warp

Durée : 64'07''

Comme leur nom ne l'indique pas, Boards of Canada est bel et bien une formation écossaise. Duo choc de la scène électronique, il débarque en 2002 avec l'un des meilleurs albums de l'année dans leur catégorie. Certes, ils n'en étaient pas à leur coup d'essai et leurs albums précédents dont l'excellent Music Has The Right To Children montrait déjà des signes de grandeurs évidents. Mais avec Geogaddi c'est tout ce que vous pouvez attendre d'un disque de musique électronique que vous trouverez. Tout, sauf vous faire danser. Oui, tout, à savoir, vous faire planer doucement d'un univers onirique à l'autre, faire que de nouveaux horizons s'ouvre dans votre tête, en bref, que vous vous retrouviez plongé très très loin, dans un monde où tout n'est que son et lumière, mais où la pensée ne s'aventure pas ou peu. (Les mauvaises langues diront qu'il peut aussi aider à tester leur équipement stéréo... on les laissera dire).

La musique de Boards of Canada est ainsi faite. Elle vous transporte ailleurs, aux frontières de la conscience, quelque part entre veille et sommeil. A tel point qu'il est difficile d'en parler tant elle tient du sentiment et de l'expérience vécue. La quasi absence de paroles n'est d'ailleurs pas pour rien dans cet état de fait. On se rattrapera sur la poésie de certains titres : The Smallest Weird Number, a is to b as b is ti c, Dawn Chorus, You Could Feel The Sky...

On tentera aussi de saisir quelques mots au passage lors de brefs passages chantés par quelque ghost in the shell comme sur 1969 qui n'a rien, mais rien à voir avec le titre des Stooges.

L'album se referme sur un pied de nez. Magic Window n'est que silence.

Ecoutez Gyroscope :



Ecoutez The Devil is in the Details :

21 décembre 2007

Since I Left You

Artiste : The Avalanches

Label : XL-Recordings / Modular

Date de sortie : 27 novembre 2000

Durée : 60'34''

La pochette représente, au creux de la nuit, une dizaine d'embarcations à rame, fuyant un naufrage dont on ne voit rien. Pour ça, il faut ouvrir la pochette et découvrir l'illustration imprimée sur le disque... Le titre ? Since I Left You, depuis que je t'ai quitté, ou plutôt (peut-être) depuis que j'ai abandonné le navire... Et nous voilà parti, dans un voyage sans retour aux frontières psychiatriques de la folie.

Génial bricolage, fourre-tout au pire ludique, au mieux hallucinant, ce disque est tout bonnement inclassable. De la guitare espagnole, du disco, un côté seventies affirmé d'emblée dès le premier titre, du collage, du cut-up certes, mais du cut-up joyeux, rien à voir avec ceux d'un Burroughs, des extraits de musique de film (Lawrence d'Arabie) ou des dialogues de cinéma So British, du scratch, des bandes jouées à l'envers...

The Avalanches nous dépeignent un monde positif en négatif et vice versa. A la fois easy listening (idéal en musique de fond la plupart du temps) et musique intello-choc (on n'en fini pas de découvrir ces morceaux si riches tant ils sont un assemblage baroque et bizarre de dizaines de couches de sons, d'extraits, de citations, d'hommages...)...

En écoutant Since I Left You, on se dit que ça pourrait être du Fatboy Slim qui aurait réussi, du Amon Tobin empreint d'une joie de vivre estivale...

Et puis, il y a LE single, le morceaux de bravoure, tellement bon, à vrai dire, qu'il fait un peu tache dans le disque, tant il l'écrase de toute sa magnitude. Frontier Psychiatrist dont on pouvait parfois apercevoir le clip complètement décalé pour ne pas dire barré fort tard sur M6 il y a quelques années. Ce clip, vous pouvez aussi le voir .

Alors une question demeure : A quand le prochain album ?

Regardez le morceau qui a donné son titre à l'album, Since I Left You :



17 décembre 2007

Apollo Atmospheres & Soundtracks

Artiste : Brian Eno

Label : EG

Date de sortie : 1983

Durée : 40'44''

Attention, Ambiant. Si vous aimez la musique qui fait tatapoum, cette note n'est pas pour vous. Car dans ce disque, c'est d'abord la lenteur qui prime, et le calme quasi olympien de certains morceaux comme celui d'ouverture : Understars. Bien sûr, on connait tous Brian Eno, ne serait-ce que grâce à ses amis, David Bowie, David Byrne et ses têtes qui parlent, Roxy Music, Daniel Lanois (qui collabore à ce disque), John Cale, Television, Depeche Mode, U2 et j'en passe. Mais ses oeuvres solo sont souvent de bon alois. Oh, je comprendrais que cela ne soit pas votre tasse de thé, j'entends déjà vos critiques ; une note toutes les 20 secondes c'est trop peu, des titres qui n'en finissent pas etc etc. Mais avouez que quand Ewan McGregor plonge dans les chiotes de Trainspotting au son de Deep Blue Day, vous aviez trouvé ça pas si mal.

Dans l'art consommé du soundscape, Eno, est un maître. En quelques notes on est transporté très loin, comme lors d'une mission Apollo justement, au dessus de la mélée, en suspend. Pas étonnant dans un sens, puisque la plupart de ces titres ont été composé pour servir de bande son au documentaire For All Mankind qui justement traitait des missions Apollo. Finalement seule une partie alunira dans le film qui sortira 7 ans après ce qui aurait dû être sa bande son.

Alors, il y a de l'infini dans tout ça, de l'émotion des grands espaces froids, des étoiles glaciales au coeur de la nuit.

Ecoutez Deep Blue Day :


15 octobre 2007

Promise of Love

Artiste : The American Analog Set (Amanset)

Date de sortie : 17 juillet 2003

Label : Labels / Tiger Style / We Love You/ Wall of Sound

Durée : 39'16''

Un appartement classieux en plein midtown, New York City, une dizaine de personnes dans la pièce. Epuisé par une journée de marche entre Brooklyn et Manhattan, allongé sur la moquette épaisse, je réalise soudain que mon amie Erin vient d'Austin, Texas.


- By the way, would you know a band called The American Analog Set ? They're great and they come from Austin too.
- See that girl over there ? She's dating the drummer.
It's a small world.La musique d'Amanset est à la fois Pop et Rock, ajoutons à cela qu'elle louche admirablement bien vers la musique électronique. Elle en devient donc rapidement inclassable. On pense parfois, pourtant, au meilleur de Air, mais avec une dimension beaucoup plus entraînante, de celle que le duo versaillais serait bien en peine d'atteindre (Continuous Hit Music).
Ici pas de vocoder. Quand la voix n'est pas absente, elle est discrète et soutient les compositions plus qu'elle ne les dirige (Fool Around). La puissance des morceaux vient essentiellement de la rythmique, leur subtilité de la mélodie. Comprenez, ce n'est pas une musique à riff.

Une découverte raffraichissante.En écoute et téléchargement libre Hard to Find, extrait de l'album, sur leur site officiel.

13 octobre 2007

Jonny Greenwood vous parle...

Moins médiatisée que celle de Thom Yorke, la carrière solo de Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead, continue bel et bien de s'étoffer. En 2003, il nous avait livré la musique du film Bodysong, un moment de musique calme mais pas du tout serein.

Cette fois, il revient avec Popcorn Superhet Receiver, une composition pour orchestre(!) d'une douzaine de minutes qui sera jouée à New York en janvier. Si vous vous demandez ce qu'est une superhet, sachez qu'il s'agit d'un appareil permettant de recevoir selectivement les ondes radio de type télé/radio, les ondes courtes quoi, sachez aussi que superhet est l'abréviation de supersonic heterodyne receiver. Vous vous coucherez moins bête ce soir, moi aussi.

Lors d'une interview donnée le 10 octobre dernier à Gothamist, Greenwood parle de ce nouveau projet, d'écologie, de comment sauver le monde en ne prenant pas l'avion seulement pour un oui ou pour un non ou de la meilleure façon d'organiser un concert pour que le bilan écologique soit le plus faible possible. Il parle aussi et bien sûr de In Rainbows qui sortait ce jour-là.

Les raisons de cette sortie internet ne seraient pas celles que l'on croit.

Voici la traduction française des propos livrés à New York dans la langue de John Lennon :

Gothamist : Alors, aujourd'hui c'est le grand jour ?
Jonny Greenwood : Oui, un grand jour. C'est un lancement, un peu comme un bateau.

G :
Ca a l'air de plutôt bien se passer. Au moins pour moi, je l'ai téléchargé très rapidement.
JG : Oui, je sais, nous sommes tous secrètement très surpris parce qu'on a fait ça plus ou moins tout seuls avec juste un tout petit groupe de personnes.

G :
J'ai pu écouter l'album deux fois ce matin. Tout ce que je peux dire au point où j'en suis c'est Waouh.
JG : Oh, génial ! Un bon Waouh j'espère. On est juste vraiment soulagé que l'album soit sorti, et que les gens puissent entendre ce que nous avons écouté pendant si longtemps.

G :
Quelle était la motivation pour le groupe de distribuer l'album de cette façon ?
JG : Juste le sortir rapidement. C'était aussi un genre d'expérience, on a juste fait ça pour nous et c'est tout. Les gens font beaucoup de rafus en disant que c'est contre l'industrie du disque ou pour essayer de changer les choses pour les gens, mais c'est vraiment ce qui nous a motivé. C'était plus de sentir que c'était ce qu'il nous fallait et aussi qu'on en avait assez de ce qu'on avait fait avant.

G :
Pourquoi donner l'option aux gens de payer ce qu'ils veulent ?
JG : C'était juste intéressant de laisser les gens prendre ne serait-ce que quelques secondes pour se demander ce que vaut la musique de nos jours. Je pensais que c'était intéressant de penser à demander aux gens de fixer un prix et de le comparer à toute ces choses dans leurs vie qui ont une valeur ou qui n'en ont pas.

Photo : Jason Evans

L'article complet de Gothamist en anglais ICI.

12 octobre 2007

Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts

Artiste : M83

Label : Gooom / Labels

Date de sortie : 15 avril 2003

Durée : 56'45''

Un peu de musique électronique ferait-il du mal à ces pages ? La réponse est non. D'abord parce que je suis chez moi, mais surtout, parce que ce disque est sacrément bon. Rien à voir avec la soupe à base de Bontempi dont on nous abreuve régulièrement. Bien au contraire.

La musique de M83 est une musique travaillée à l'extrême, peaufinée, patinée, qui donne envie de partir. Loin, très très loin. Comme les personnages sur la pochette, on pourrait s'imaginer fuir les Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts et se retrouver, épuisés par la course, au milieu d'un champs, les bras en croix allongés dans la neige.

A lire les informations qui circulent sur le net, les deux petits gars d'Antibes (car, oui, ils sont français !!!), Nicolas Fromageau et Anthony Gonzales se seraient beaucoup inspirés de Boards Of Canada et de My Bloody Valentine. On ajoutera tout de même que contrairement à ces deux augustes et respectées influences, M83 est tout de même un disque aux accents plus joyeux et moins froid qu'un Loveless ou un Music Has The Right To Children.

A écouter de toute urgence...

Ecoutez Unrecorded :



Ecoutez Gone :





Leur MySpace

10 octobre 2007

In Rainbows

Artiste : Radiohead

Label : W.A.S.T.E.

Date de sortie : 10 octobre 2007

Durée : 42'34''

Enfin, il est là. In Rainbows, dans toute sa nouveauté, et ce, malgré les titres déjà bien connus car joués en concert maintes et maintes fois ; parfois depuis plus de dix ans.

Mais tout d'abord, un grand bravo aux équipes de W.A.S.T.E. qui ont permis un téléchargement facile et rapide. Une vraie réussite.

Il est aussi bon de noter que cet album est DRM Free, sans DRM. Cela ne veut pas dire, bien entendu, que le distribuer sur le net est légal pour autant, mais cela montre le respect que le groupe porte à ses fans. Non pas Jeanfoutiste au sujet de leur musique, mais prenant acte, simplement, que la grande majorité des gens sont responsables au sujet de ce qui leur est confié, fusse le dernier album d'un groupe de rock.

La preuve ? Le groupe a virtuellement (dans tous les sens du mot) offert sa musique et, si l'on en croit leur porte parole, la plupart des gens ont donné une somme correspondant globalement au prix d'un album téléchargé en ligne légalement. Surtout, très peu n'ont rien donné. L'opération serait, apparemment, une réussite commerciale. It's Up To You disait leur site web lorsqu'il s'était agit de décider combien donner. Les acheteurs ont été au rendez-vous.

Pourquoi cela ? Les raisons sont sans doute multiples. Personnellement, ayant commandé la Discbox, le téléchargement m'a été offert d'office, mais si je n'avais pas eu le choix, j'aurais probablement donné une dizaine d'euros, soit le prix d'un album sur l'iTunes Store par exemple.

Je crois surtout que lorsqu'un groupe aussi aimé que Radiohead s'adresse directement à ses fans et leur dit : "Si vous aimez notre musique, donnez ce que vous pensez être JUSTE.", alors, soudain ceux qui se sentaient parfois volés lorsqu'on leur demandait 20 euros pour un album dont 95% du prix n'irait jamais dans les poches des artistes se sont peut-être dit : "Ok, voyons ce que je crois être juste."

Autre chose a pu jouer. La culpabilité. Si vous téléchargez un album illégalement, ce n'est généralement pas sur le site du groupe. Combien d'acheteurs n'ont pas voulu passer pour des pingres ? Allez savoir...

Quant à ceux qui l'ont eu pour rien, tant mieux pour eux, qu'ils aient été radins ou sans le sou n'a que peu d'importance. La musique ne mourra jamais. Les Majors en revanche... et hélas, les disquaires ce qui est plus préoccupant.

Alors qu'en est-il à l'heure de la première (déjà troisième) écoute ? Tout d'abord une impression d'ensemble sur la production qui semble assez Low Tech, beaucoup plus artisanale au niveau du son que ce à quoi on aurait pu s'attendre. Une certaine saturation, un côté analogique et disque fait à la maison, et surtout, aux dernières nouvelles, sans Nigel Goldrich, (leur producteur quasi historique).

15 STEP (3'57'')

Un rythme très Eraser qui n'est pas sans rappeler Everything in its Right Place qui ouvrait Kid A, et c'est parti. On sent le virage electronica arriver à grand pas sauf que la ligne de guitare à partir de la 47ième seconde change la donne avec un minimum d'effets. Finalement assez fidèle aux versions de concert à l'exception de choeurs d'enfants (qui font un rien penser à The Wall de Pink Floyd) le titre malgré tout est relativement décevant.

BODYSNATCHERS ( 4'02'')

Pêchu, Catchy, un petit air de 2+2=5 sur l'album précédent. Une guitare bien cradingue et saturée en ouverture. Après une minute, Yorke dévie la mélodie comme il en a le secret avant de retomber sur ses pieds d'une façon qui a toujours l'ai aussi miraculeuse. La suite d'accord assez simple nous remet directement dans l'ambiance. Oui, ceci est bien un disque de Radiohead, avec un peu de The Bends, De Hail to the Thief, et même d'Ok Computer en miroir auditif tout le long de la chanson.

NUDE (4'15'')

Des cordes, en intro, et des harmonies vocales quasi Björkiennes, puis la voix de Thom mixée bien en avant et dans les aigus qu'il sait si bien faire. Oui, il s'agit bien d'une version Studio de ce titre qui tourne avec Radiohead depuis plus de dix ans, soit la période d'Ok Computer. Ondes Martenot discrètes, voix aqueuses enrobées de réverb' comme si on écoutait la chanson arnaché au fond d'une piscine au beau milieu de la nuit. Guère rassurant, mais envoutant jusqu'à une faible lueur d'espoir lors des trente dernières secondes.

WEIRD FISHES/ARPEGGI (5'18'')

Ma préférée. Un rythme qui rappelle 15 STEP mais beaucoup plus abouti dans l'exécution et l'une des mélodies les plus mélancoliques composées par Radiohead. Contruits avec l'esprit d'escalier, chaque mot semble s'aider du précédent pour monter le titre en épingle jusqu'à ce que tout retombe aux deux tiers quand Yorke chante : "and this is my chance / eaten by worms /and we’re fishies / picked over by the worms /and we’re fishies /we’re fishies" d'une voix résignée qui aboutira à une désertion pure et simple de toute vie sur la fin du titre. Onn'avait pas ressenti un truc pareil depuis Pyramid Song, c'est dire.

ALL I NEED (3'49'')

Minimaliste, à tel point qu'on l'imaginerait bien comme un hommage à Joy Division. Jusqu'à la fin qui change une fois de plus la donne avec quatre notes de métalophones bienvenues.

FAUST ARP (2'10'')

Voix empilées, guitare folk, cordes, mélodies graciles, on imaginerait presque Robert Kirby (producteur légendaire de Nick Drake et de Vashty Bunyan) aux manettes l'espace d'un instant. Une merveille et une respiration dans cet album sombre. Un chef d'oeuvre.

RECKONER (4'50'')

Un autre titre où la rythmique prend le pas sur la mélodie, en tout cas comme base. Seule la voix installe l'atmosphère avant que quelques notes de piano n'accentuent le travail de Thom bientôt suivis par des voice over. Puis un temps calme exactement au milieu du titre. Un peu à la We suck Young Blood. Puis des cordes et des harmonies vocales dignes d'un Brian Wilson sous haute dose de Prozac.

HOUSE OF CARDS (5'28'')

Beaucoup jouée en concert, donc un rien moins surprenante, si ce n'est que comparé à l'ensemble de l'album le titre paraît un peu plus joyeux... Paroles cucul "I don't want to be your friend, I just want to be you lover" à l'appuis. Guitares saturées piquées à Sigur Ros ou à M83 en prime.

JIGSAW FALLING INTO PLACE (4'09'')

A nouveau une rythmique rapide sur laquelle la voix vient se greffer. Puis des cordes. Entrainant, mais déjà entendu.

VIDEOTAPE (4'40'')

Mélancolique à souhait. Le titre clôt l'album dans un minimalisme qui fait froid dans le dos. Pas du tout serein. Pas du tout sûr de soi. Creepy. Piano, voix, basse, puis une batterie ératique et des harmonies vocales crépusculaires. Certaines versions de concert étaient beaucoup plus enlevées.

Conclusion (à chaud, je serai sans doute plus nuancé dans une semaine) :

Après deux écoutes l'impression d'ensemble est bonne, même si certains titres sentent un peu le réchauffé, le déjà entendu (car beaucoup joués en concert, mais aussi et surtout parce que le groupe, pour une fois, n'a pas su s'affranchir aussi bien de ses gimmicks pour les pousser juste un peu plus loin). L'absence de Nigel Goldrich (à ce qu'il semble) y est sans doute pour quelque chose.

Le côté recette de certains titres est parfois irritant, d'autant qu'il avait déjà été abondamment utilisé sur l'album précédent : Rythmique rapide + voix + ligne de guitare minimale + changement de ton et de rythme au milieu du titre ou au deux tiers puis remontée de la pente. Des titres de Radiohead sur ce shéma il y en a une bonne dizaine.

On sent que Thom Yorke est bel et bien le leader incontesté du groupe. Les ressemblance avec son effort Solo de l'an dernier sont frappantes. Lorsque les envolés du chanteur et le minimalisme des arrangements fonctionne bien, c'est tout bonnement merveilleux, sinon, parfois dispensable.

Heureusement, quelques morceaux sont tout bonnement époustouflants, Nude, Weird Fishes/Arpeggi, Faust Arp, qui justifient à eux seuls l'achat de ce disque.


A vos commentaires...

5 octobre 2007

Frontier Psychiatrist (500 Great Songs #1)

Artiste : The Avalanches

Titre : Frontier Psychiatrist - sur l'album Since I Left You

Date de sortie (Album) : 27 novembre 2000

Date de sortie (Single) : 21 août 2000 (Australie), 9 juillet 2001 (France)

Génial collage, cut up, assemblage, puzzle, bout-à-bout, montage, mécano, lego, bidouillage, bricolage électronique. Le tout composé, entre autre, de 37 samples dont un extrait de la musique de Lawrence d'Arabie par Maurice Jarre.




Dites : That boy needs therapy.

Ne dites pas : And he also made false teeth.