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3 décembre 2007

Thank God For Mental Illness

Artiste : The Brian Jonestown Massacre

Date de sortie : 20 novembre 1996

Label : Deadbees Records

Durée : 63'38''

C'est peut-être le titre d'album le plus provocateur de ces dernières années. C'est peut-être le titre d'album le plus provocateur de tous les temps après Never Mind The Bollocks. Thank God For Mental Illness n'en est pas moins un très bon disque. Parce que si la provocation (volontaire ou non) est l'un des grands credo du Brian Jonestown Massacre et de leur leader charismatique et mégalomane Anton Newcombe, il ne faut pas oublier pour autant qu'ils sont aussi un groupe de musiciens parfois hors paire. Ces faux frères des Dandy Warhols savent en effet trousser une bonne chanson en moins de temps qu'il en faut à certains pour se décider à réserver un studio. Au pire, ils savent très bien singer (revisiter ?) les meilleurs titres d'Highway 61 de Dylan comme avec Talk-Action=Shit.

La musique du Brian Jonestown Massacre est une musique brute. Ici, on ne fait pas de chichis. Elle n'est pourtant pas une musique de brute. Elle laisse la subtilité s'insinuer un peu partout dans les compositions. Sur cet album d'ailleurs, la plupart des guitares sont accoustiques, et les mélodies bien tarabiscotées. Il en résulte quelque chose d'assez envoutant et unique. On écoute ces chansons avec plaisir, toujours à la recherche de la surprise qu'elles vont pouvoir nous apporter, du contre-pied inattendu qu'elles vont assumer. A l'image de la meilleure chanson du disque : Down. Ballade du pendu ambiance western spaghetti à l'écoute de laquelle on voit l'ouest sauvage et les duels sur la rue principale.

Le disque s'achève sur un medley de 33 minutes. Et curieusement, malgré une durée qui peut paraître rebutante, ça marche. Sound Of Confusion, la bien nommée, enchaîne ambiance sonore prise de l'intérieur d'une voiture, chansons pop, dont la deuxième parodie outrageusement Robert Smith et The Cure. Quant à la troisième partie du medley, elle s'ouvre sur une ligne mélodique similaire à celle du Dominoes de Syd Barret. L'ambiance est ouvertement à la semi rigolade. Le groupe joue à plein avec le titre de leur album Thank God For Mental Illness en parodiant un groupe dont la traduction du nom pourrait être : Le Remède et les chansons de l'un des schizophrènes les plus célèbres de l'histoire du rock.

Une nouvelle fois le Brian Jonestown Massacre frappe fort, sauf dans les charts. Dommage ? Peut-être pas. Les folies de Newcombe le préservent sans doute des Majors et de la reconnaissance du grand public. Elles lui permettent de fait, de continuer à composer sans contrainte et à sortir des disques comme et quand il le souhaite.


L'intégrale des albums du Brian Jonestown Massacre est téléchargeable gratuitement sur le site du groupe : ICI.

15 novembre 2007

Anton Newcombe vous parle...

Pris dans le dernier numéro de Rock & Folk, cette citation définitive d'Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre et allumé notoire.


"Qu'on m'apporte la tête de Paul McCartney piquée en brochette sur la jambe de bois de son ex-femme !"




Classe...

6 novembre 2007

My Bloody Underground

Artiste : The Brian Jonestown Massacre

Date de sortie : septembre 2007

Label : Inconnu

Durée : 71'38''

Avant que Radiohead ne sorte son album en ligne pour le prix que vous voulez, The Brian Jonestown Massacre avait déjà mis l'intégralité de sa discographie en accès libre sur le net, bonus et vidéos compris. Il faut dire qu'avec un slogan comme Keep Music Evil, ils n'avaient guère le choix. Là où ça se gâte, c'est lorsqu'Anton Newcombe, charismatique leader du groupe et cinglé notoire, décide d'aller enregistrer à Reykjavic en Islande une espèce de disque inclassable, mais pas dans le bon sens du terme.

Rappelons-nous tout d'abord que la formation a commis beaucoup de disques très underground fortement inspiré par les sixties au point de donner les titres les plus nerds à leurs albums. On se souvient ainsi des excellents Their Satanic Majesties Second Request et de Bringing It All Back Home Again.

Avec un titre comme My Bloody Underground, le ton était donné et on pouvait s'attendre à un mélange foutraque et réussi des styles de My Bloody Valentine et du Velvet Underground. Hélas, c'est tout le contraire auquel on aura droit. Car il ne suffit pas d'être dissonant pour être John Cale ou La Monte Young, il ne suffit pas non plus de balancer des nappes de guitares saturées pour être Kevin Shields. Et enfin, ce n'est pas parce que sur l'un de leurs meilleurs albums, Thank God For Mental Illness, ils avaient réussi à créer un puzzle assez fascinant d'une vingtaine de minutes en fin de disque, que cela est si facilement reproductible.

Un coup dans l'eau donc, en attendant peut être Sticky Fingers on Main Street ou The Freewheelin' Blonde on Highway 61.

Le site officiel ou vous pouvez télécharger l'intégralité de leurs albums : BJM.com/music

Mes préférés :

Methodrone

Their Satanic Majesties Second Request

Bringing It All Back Home Again

Strung Out In Heaven

Thank God For Mental Illness