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1 janvier 2008

Rebellion (Lies) (500 Great Songs #23)

Artiste : Arcade Fire

Date de sortie : 12 septembre 2005

Label : Merge

Durée : 5'11''

Extrait de leur incroyable premier album Funeral, Rebellion (Lies) est le single qu'on attendait plus. Rythme bien balancé, parole rapeuses, refrain entêtant... Mazette, un single, un vrai, une chanson qui tient toute seule, fièrement, sur ses deux pattes et toutes celles des moultes musiciens du groupe. Qui emporte une énergie avec elle comme ça faisait longtemps qu'on avait plus entendu ça. Qui a même dû se payer le luxe de sortir en 45 tours, comme au bon vieux temps. On en redemande braves gens, on en redemande.

Dites : Every time you close your eyes (sur tous les tons)...

Ne dites pas : Lies Lies!!!

Regardez Rebellion (Lies) :



5 décembre 2007

Bob Dylan, Zenith de Paris, 3 novembre 2005


C'est toujours pareil avec Dylan. Ou plutôt non, ce n'est jamais pareil. Résultat on s'attend à tout autant qu'à rien et tout le monde, en allant à un de ses concerts, ou en y allant pas, a raison d'une manière ou d'une autre.

Au minimum, on se dit qu'on se sera payé une bonne tranche de rigolade. Pas devant le Zim', non, mais en apercevant Vincent Delerm entrer au McDo de l'avenue Jean Jaures quelques minutes avant l'ouverture des portes. Bonjour la crédibilité Rive Gauche nostalique des vrais cafés d'autrefois... Mais là n'est pas la question. Heureusement.

C'est toujours pareil avec Dylan. On ne sait jamais à quoi s'en tenir. Ni sur quel pied danser. Et s'il y a une raison valable entre toutes, c'est que peut-être lui non plus ne sait plus sur quel pied danser avec lui-même.

C'est toujours pareil avec Dylan. Alors, comme à chaque fois on se demande s'il est vraiment très raisonnable d'y aller. D'acheter un billet 45€ quand on sait qu'il jouera deux fois sept chansons (avec un entracte de 15/20 minutes) puis qu'il y aura un immuable rappel de deux titres. Quand on l'a déjà vu une fois, deux ans plus tôt au même endroit, et que c'était vraiment très très bien mais que l'on sait que d'un soir à l'autre, celui qui tutoie parfois les Dieux se retrouve plus de fois qu'à son tour à leur lasser leurs godasses. Comme dans un concert à Montpellier en première partie des Stones il y a 8 ans... Alors que faire ? Y aller quand même finalement.

Pas de première partie. Pour quoi faire ? Plus d'Oscar posé sur l'ampli non plus. Un rideau rouge au fond. Fermé. La salle n'est pas tout à fait pleine et on attend, pas trop loin de la scène, sur la gauche. Au milieu de la scène, un micro dont on devine qu'il est celui de Dylan, pas seulement parce qu'il est au milieu, mais surtout parce qu'il ne monte pas bien haut.

Et puis le noir se fait et la voix de Tony Garnier présente Dylan en quelques secondes et une dizaine de phrases ironiques à souhait, croquis désopilant d'un artiste qui a conscience d'avoir été au sommet mais aussi dans des endroits beaucoup moins reluisants mais qui tient toujours la route.

Et puis le concert commence. Dylan au lieu d'empoigner une guitare et de se camper dans sa tenue de sudiste avec chapeau au milieu de la scène se dirige vers un orgue électrique (qu'on entendra peu sauf à la fin).

Et là on commence par se demander : Qu'est ce que c'est que ce titre ? Eh bien c'est Maggie's Farm. A la limite du reconnaissable. Méconnaissable en fait (il faudra que j'aille chercher la set-list sur le net pour le découvrir). Dylan, les jambes arquées et le dos vouté pour jouer (il restera comme ça pendant une dizaine de titres, il s'assiéra pour les quatre derniers) s'égosille. Et comme de plus en plus souvent, on comprend un mot sur dix.

Le groupe, quant à lui joue carré (encore que) et est aussi statique qu'une pile de madriers sous le soleil. Ca promet.

Puis, le groupe enchaîne sur Tonight, I'll Be Staying Here With You extrait de l'album Nashville Skyline. Et c'est toujours pareil avec Dylan, est ce que c'est de l'art ou du cochon ? Est-ce que c'est tout bonnement du flan ou une performance innaccessible à la foule.

Pourquoi va-t-on voir Dylan ? Pourquoi va-t-on l'écouter ? Il a refusé systématiquement toutes les étiquettes qu'on a voulu lui coller. Il a seulement voulu jouer de la musique et est arrivé au bon moment au bon endroit avec l'envie de mordre dans la big apple à pleine dents. Mais aujourd'hui ? En novembre 2005 ?

On ne vient pas écouter celui qui changera notre vie. Même sans le vouloir. On vient, pour certains, écouter celui qui a contribué à la changer. Mais la plupart ? Ils viennent écouter un homme qui n'a jamais réussi à faire de l'ombre à sa légende (par goût de l'intimité non du secret et même la lecture de Chronicles ne nous en apprend pas tant que ça sur lui).

Mais si la musique reste audible, qu'en est-il de ce chant ? De plus en plus aigu avec des passages brusques dans les basses ? Aujourd'hui il semblerait que Dylan ne sache plus baisser le ton à la fin d'une phrase ou d'un vers, mais au contraire, monte dans les aigus dès que possible pour marquer la fin d'une mesure.

Mumbling Bob s'attaque ensuite à Tweedle Dee & Tweedle Dum (extrait de l'album Love And Theft qui est d'ailleurs un excellent disque où Dylan chante juste et dans le rythme). Beaucoup plus reconnaissable que les autres. Le groupe s'amuse un peu plus, les lignes de guitares s'entremêlent et on sent que Bob aime cette chanson, son côté ludique.

Just Like Tom Thumb's Blues est la chanson suivante sur la liste. Et là encore il faut jouer aux devinettes. A moins de connaître tous les arrangements scéniques des chansons, c'est parfois une véritable gageure de donner un titre à ce qu'on entend. Il me faudra attendre le sixième vers pour trouver de quoi il s'agit : When you're down on Rue Morgue Avenue... le premier des quatre titres d'Highway 61 qu'il interprétera ce soir.

Si Dylan rend ses chansons méconnaissables, est-ce sciemment ? Est ce parce qu'il s'en est lassé ? Qu'il ne les aime plus ? On serait tenté de répondre oui. Mais la réponse ne tient pas la route longtemps. D'abord parce que le site officiel de Dylan recense 464 chansons (en comptant les instrumentaux). Et même si le groupe répète régulièrement 200 à 250 titres et que certaines des compositions de Dylan sont largement dispensables, il y a tout à fait de quoi se renouveler dans le fond de répertoire. Si Dylan en avait vraiment assez de jouer ces chansons-là, il ferait autre chose.

Imaginez qu'on dise à un jeune peintre de 20 ans. Ce premier tableau que tu viens de faire est fantastique. C'est du pur génie. S'il te plait passe le restant de tes jours à en faire des copies. Et des copies de copie... etc... Imaginez le chemin de croix d'ennui qui s'en suivrait. Imaginez qu'on dise à un jeune romancier de 20 ans. Ce livre est la plus grande chose qui soit jamais arrivé à la littérature. S'il te plait. Recopie à la main chaque exemplaire que tu voudras en vendre. Qui serait assez fou pour accepter ça ?

Les chansons de Dylan, depuis le début, sont faites pour aller plus loin qu'il ne pensait pouvoir les emmener. Blowin' in The Wind en est le paradigme. Like a Rolling Stone en est un autre. Jimi Hendrix a illustré cela parfaitement en reprenant All Along The Watchtower (qui clôturera le concert), qui sur l'album John Wesley Harding ne se détache pas spécialement (si ce n'est par son texte). Alors voilà. Dylan, comme un bon peintre ou un bon écrivain remet vingt fois son ouvrage sur le métier. Mais chaque fois il cherche autre chose. Chaque fois il se demande ce que cela pourrait donner d'essayer telle ou telle chose sur cette chanson qui pourrait être un hymne s'il laissait un peu de place à ses vieux (mais aussi jeunes) fans pour la reconnaitre avant la dixième mesure.

Les Stones enflamment les foules en deux accords. Il suffit d'entendre l'intro de Satisfaction ou de Start Me Up pour entrer en transe. Pour beaucoup, ce soir encore, le vieux barde du folk a massacré ses hymnes. It's Alright Ma', Girl From The North Country... Mais quelles oreilles peuvent dire cela ? Toutes celles qui s'attendent à ce qu'un concert soit un moment de disque sur scène. Tout ceux qui souhaitent que les chansons que l'on aime soit figées pour l'éternité. A peu près tout le monde en fait. Moi compris.

C'est pour ça que lorsqu'après High Water le groupe quitte la scène on se demande si Dylan va effectivement revenir après cet entracte qu'il nous annonce.

On change de place tandis que le rideau s'ouvre derrière la scène et découvre un ciel étoilé. On se met au fond de la salle, près des gradins au milieu. On attend le retour du troubadour, de Rumblin'Bob.



Et effectivement, il revient. Le groupe s'est changé et arbore des tenues lie de vin. Dylan s'est contenté de troquer son chapeau noir pour un blanc. Drifter's Escape retentit. Suivi de It Ain't Me Babe, popularisée en son temps par les Turtles. Puis c'est Highway 61 et la foule commence à bouger, à s'agiter. Un semblant de magie opère. Du rock, de l'électricité parcourt l'espace. Cette électricité que Dylan a eu tant de mal à imposer quand il en a mis dans sa musique. Puis A Hard Rain's A Gonna Fall et I Don't Believe You (She Acts Like We Never Have Met) font un peu retomber le soufflé. La fin du concert approche. Il reste 4 chansons et Dylan repartira comme il était venu, enveloppé dans le mystère qui, malgré les millions de mots écrits à son sujet, y compris par lui même, ne cessera jamais de lui tenir chaud.

Desolation Row commence alors que Dylan s'assoit enfin derrière son orgue. On sait qu'il n'en bougera plus. Qui remarque alors qu'il intervertit le couplet Du Dr Filth et celui d'Einstein ? Les personnages se succèdent, Cinderella, Robin Hood, Ophelia, Casanova...

Puis Summer Days extrait de Love & Theft clôt le concert. Dylan se lève, bref salut avec ses musiciens et sort.

Le public applaudit d'un côté, hue de l'autre, quelqu'un derrière moi hurle : "C'est nul !!!!". Il doit avoir 20 ans... 25 peut-être... quelque part je comprends qu'il puisse regréter ses 45 €... En 1965 et 1966, c'est le même genre de protestation qui divisait les salles. Et Dylan ironisait : "Je ne comprends toujours pas comment les tickets font pour se vendre si vite..."

Quelques instants plus tard le groupe revient, le ciel étoilé a laissé la place à ce qui pourrait être le logo du never ending tour, si ce nom était effectivement officiel.. Un oeil, entouré d'arabesques et surmonté d'une couronne.

C'est le moment choisi par Dylan pour Like A Rolling Stone et All Along The Watchtower. C'est entre ces deux titres qu'il présente les musiciens. C'est pendant ces deux titres qu'il est ce que la plupart voulait qu'il soit toute la soirée. Un phénomène de foire. Le Dylan qui chante quelque chose qu'on peut reprendre en coeur dès la première mesure. Les titres avec lesquels on peut communier d'emblée. Sans effort. De la musique qui se respire comme de l'air et qui se boit comme de l'eau. Mais, aussi bêtement que tout le monde, on se dit alors qu'on a peut-être pas tout à fait perdu sa soirée, que le vieux Zim' sait et a toujours su ce qu'il faisait. Ou en tout cas qu'il a toujours été assez habile pour nous en donner l'impression.

Un bref salut, rideau.

Set List :

1. Maggie's Farm
2. Tonight I'll Be Staying Here With You
3. Tweedle Dee & Tweedle Dum
4. Just Like Tom Thumb's Blues
5. It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding)
6. Girl Of The North Country (acoustic)
7. High Water (For Charley Patton)

Entracte

8. Drifter's Escape
9. It Ain't Me, Babe
10. Highway 61 Revisited
11. A Hard Rain's A-Gonna Fall
12. I Don't Believe You (She Acts Like We Never Have Met)
13. Desolation Row
14. Summer Days

(Rappel)
15. Like A Rolling Stone
16. All Along The Watchtower

20 novembre 2007

Mi and L'Au

Artiste : Mi And L'Au

Date de sortie : 31 octobre 2005

Label : Young God Records

Durée : 45'12''

Mi (Mannequin Finlandaise rousse comme il ferait bon en voir plus souvent) et L'Au, (Français veinard qui pourrait au moins donner la recette aux copains), sont sans doute le plus beau couple de la scène folk actuelle (Y en a-t-il d'autres ? en fait, je n'en sais rien). Toujours est-il que Mi And L'Au, premier album de Mi And L'Au a tout pour séduire, ou pour repousser. Si vous n'aimez pas les atmosphères simples, si vous avez besoin du bruit des voitures dans la rue à trois heures du matin pour vous sentir en forme, si il faut que ça crie et que ça hurle, ce disque n'est pas pour vous.

En revanche, si vous n'avez rien contre des compositions délicates à la saveur étrange, venues tout droit d'une cabane en Finlande et retouchée à Brooklyn, avec quelques pointures actuelles (même si je n'en suis pas vraiment fan : Julia Kent d'Anthony and the Johnsons, ou Devendra Banhart par exemple. Banhart est décidément partout puisqu'il est aussi l'un des artisans du retour de Vashti Bunyan) alors, ce disque est fait pour vous.

L'album nous raconte la vie bien tranquille d'un couple tout aussi tranquille au fin fond d'une forêt, (la pochette est d'ailleur évocatrice). Un couple qui s'aime, qui fait de la musique et qui, en quelques chansons nous fait voyager très loin.

Il y a dedans toute la simplicité du monde et toute la douceur des hivers passés chez soi à regarder la neige ; il serait dommage de s'en priver...

Ecouter Older en téléchargement libre sur leur site ICI.

Note sur les mp3 : les mp3 "présents" sur ce site sont la propriété de leurs auteurs et ayant droits. Tous les mp3 proposés le sont sous forme de liens qui pointent vers les sites des artistes ou de leurs labels qui ont décidé de les offrir gracieusement. Pour en écouter/télécharger d'autres, nous vous invitons à visiter ces sites :

Site officiel : Young God Records/Mi and L'Au

9 novembre 2007

No Direction Home : The Soundtrack (The Bootleg Series Vol. 7)

Artiste : Bob Dylan

Label : Columbia / Legacy

Date de sortie : 29 août 2005

Durée : 133'25''

En attendant le très attendu biopic de Todd Haynes I'm Not There, qui sortira le 5 décembre en France, revenons sur l'une des plus belle pages de l'histoire dylanienne avec No Direction Home, splendide B.O. du documentaire de Martin Scorcese.

Que dire sur la collection des Bootleg Series de Bob Dylan, si ce n'est que c'est sans doute l'une des plus interessantes à propos d'un artiste vivant ou mort à avoir vu le jour ? Avec les trois premiers volumes en 1991 qui parcouraient avec brio toute la carrière du Zim avec force d'inédits, d'out-takes, et de performances live, le tout accompagné de livrets impeccables, on pensait avoir entendu tous les trésors cachés de Dylan.

C'était compter sans les concerts des temps héroïques de 1966 au Royal Albert Hall (paru en 1998), et ceux de la Rolling Thunder Review avec des invités aussi prestigieux que Mick Ronson, Arlo Guthrie, Jack Elliott, Joni Mitchell, ou Joan Baez (paru en 2002). Puis, il y eut en 2004 un retour à 1964 où l'on pouvait constater que les chanson de Dylan pile quarante ans plus tard, n'avaient pas pris une ride, et sans guitare électrique.

Aujourd'hui, Martin Scorsese, grace à son documentaire, nous offre l'accès à une véritable caverne d'Ali Baba. Une étonnante collection de chanson, du genre qu'on attendait plus, ou plutôt du genre dont on n'aurait jamais osé rêver. Scorcese a ainsi, pour les besoins de son film, littéralement exhumé des chef d'oeuvres.

La plupart sont connus, certes, mais les versions sont souvent à tomber à la renverse. Qu'il s'agisse de véritables inédits : When I Got Troubles date de 1959 ! ou de prises alternatives ou live de ses plus grandes chansons, il n'y a tout bonnement rien à jeter. Ah cette version de Desolation Row, un rien plus lente, dépourvue de presque tout ses arrangements "hispanisants" (paroles différentes en plus par endroit), ou cette première version de Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again accoustique !

On aurait pu croire ce disque réservé exclusivement au fans ou au complétistes, il n'en est rien. Il est, au contriare, fait aussi bien pour les dylanophile et autres dylanologues que pour les simples amateurs qui n'ont pas la version originale de Blonde on Blonde en double vinyl mono. Pourquoi ? Parce que c'est tout bonnement un best of parrallèle, comme les photos non retenues pour les pochettes des albums cultes qui parsèment le livret. C'est ce que Dylan n'a pas été, mais aurait pu être sans rougir dans un monde à peine différent.

5 novembre 2007

Fuck Forever (500 Great Songs #11)

Pour Miloose.

Artiste : Baby Shambles

Date de sortie : 15 août 2005

Label : Rough Trade

Durée : 4'05'' (version single) 4'38'' (version album)

Sorti au beau milieu de l'été 2005, Fuck Forever est rapidement monté jusqu'à la quatrième place des charts anglais. Quoi de plus normal ? Le sieur Doherty n'en étant plus à une provocation près, pourquoi ne pas le laisser chanter tout ce qu'il lui passe par la tête. Un riff de guitare qui tousse pour entamer le morceau, suivi d'un autre un peu plus carré, et la chanson démarre. Oh, attention, démarre, c'est un bien grand mot tant elle fera tout ce qu'elle voudra de la première à la dernière seconde.

Car Fuck Forever a tout du génial bricolage. Hormis le refrain, on se demande ce qui peut lier chaque couplet aux autres jusqu'au dernier où Pete s'égosille ou s'excuse, (allez savoir) en assurant qu'il ne l'a jamais jouée à la radio (de quelle chanson parle-t-il ? mystère et boule d'amphet').

Bref, un morceau réjouissant, bien rageur comme on aime dans ce monde qui se droitise de plus en plus.

Dites : Joli chapeau, tu l'as chopé à Camden ?

Ne dites pas : Dix contre un qu'il y passe avant l'Olympia.



3 novembre 2007

This Bar Has No One Left

Artiste : Robert Deeble

Label : Fractured Discs

Date de sortie : 26 juillet 2005

Durée : 21'01''

D'abord, il y a l'emballage. En carton bleu, plié assemblé, à la limite de l'origami. Un bel objet, quelque chose qu'on a vraiment envie d'avoir. On sent d'emblée avec ce disque édité par un label microscopique la volonté de faire plaisir à l'éventuel acheteur (et auditeur) en lui livrant un tout, un bon disque et un beau disque, plutôt que de vouloir se la jouer show off en tête de gondole (qui voudrait mettre ce disque en tête de gondole de toute façon ?). En six chansons, (dans le temps on appelait ça un mini), Deeble nous fait faire le tour du propriétaire et de ses idées parfois noires chantées avec une voix de fumeur (In a Cigarette Voice) le tout en une vingtaine de minutes à peine.

Mieux produites que ce que l'on entend souvent de la part de labels ayant peu de moyens, les compositions de Deeble charment par leur simplicité, et leur manque assumé de sophistication (à l'exception de Clowned, troisième morceau du disque qui sature bien comme on aime). Les ambitions sont simples : faires de bonnes chansons, les enregistrer du mieux possible, les offrir avec grace.

Ajoutez à ça une reprise de Long Long Long de George Harrison, (il reprend Which Will de Nick Drake en concert, ça aussi c'est un signe) et ces mots dans les notes minimalistes de la pochette : "All sounds natural and organic, including the rain that falls at the end" et vous vous direz que Portland, Oregon n'est pas seulement la patrie des Dandy Warhols. Alain, on pense parfois à Piers Faccini (Face Down On Concrete), ce disque est fait pour toi.

Téléchargez In a Cigarette Voice en mp3
Téléchargez Peter and the Lion (extrait de l'album Thirteen Stories)


Note sur les mp3 : les mp3 "présents" sur ce site sont la propriété de leurs auteurs et ayant droits. Tous les mp3 proposés le sont sous forme de liens qui pointent vers les sites des artistes ou de leurs labels qui ont décidé de les offrir gracieusement. Pour en écouter/télécharger d'autres, nous vous invitons à visiter ces sites :

Site de Robert Deeble
Son espace : myspace.com/robertdeeble
Robert Deeble sur le site de son label : fractured-discs.com/rdeeble