26 décembre 2007

La compil de Noël

Quelques notes de musique valent mieux qu'un long discours. C'est pourquoi, et puisqu'il est d'usage de faire des cadeaux à Noël, je vous ai assemblé une petite compilation d'artistes chroniqués ou non dans ces pages. Tous les liens vous redirigeront sur les pages des artistes eux-même (ou de leurs labels).

En cliquant sur les liens, le fichier mp3 s'exécutera automatiquement. Si vous faites control clique (sous mac) ou clique droit (sous PC) sur le lien, un menu déroulant s'affichera et vous pourrez décider de télécharger les fichiers depuis leurs sources originales. Tous ces fichiers sont évidemment la propriété de leurs ayant droit. Ils ont simplement choisi de les mettre à disposition gratuitement pour une durée indéterminée (mais que nous espérons longue) afin de faire connaître les artistes.

En effet, là où les majors sont souvent plus que frileuses pour laisser échapper la moindre note gratuitement, les petits labels décident souvent d'offrir quelques titres pour faire saliver l'auditeur. Et devinez quoi ? Ca marche.

Bonne écoute, et Joyeuses Fêtes.

Kathleen Edwards : In State

Seabear : Singing Arc

Hem : Have Yourself a Merry Little Christmas

Iron and Wine : Boy with a Coin

Logh : The Smoke Will Lead You Home

Kristin Hersh : SnoCat

The Brian Jonestown Massacre : Not If You Were The Last Dandy On Earth

Magnet : I'll Come Along

Robert Deeble : Motorcycle (Reprise d'Iggy Pop)

Kevin Coyne : God Watches


25 décembre 2007

Blog en vacances...

Blog en vacances et aussi en arrêt maladie. Après avoir pris deux RER, deux avions, un taxi, un autre avion et avoir fait un petit tour en voiture, (c'est à dire après avoir contribué à détruire la planète) je suis finalement arrivé à bon port et comme prévu. Le tout sans dormir pendant vingt quatre heures en incubant une bonne grippe. Au moins la surprise était-elle réussie. La tête de B quand elle m'a vu passer la porte !

Bref, il se peut que la mise à jour de ce blog soit un peu érratique pendant la semaine à venir même si je dispose d'un ordinateur ici.

Joyeuses fêtes à tous.

JDM

PS : le Groenland vu d'en haut, c'est tout simplement fabuleux.

24 décembre 2007

Twin Peaks

Artiste : Angelo Badalamenti

Date de sortie : 31 août 1990

Label : Warner Bros. Records

Durée : 49'45''

Diane, il est 9 heures 23 du matin ici et je suis toujours allongé dans le confort douillet de ma chambre d'hôtel. Je ne sais toujours pas qui a tué Laura Palmer, mais quelque chose me dit que je toucherai bientôt au but. J'ai d'ailleurs mis au point une technique me permettant d'orienter mes rêves afin d'en savoir d'avantage. J'écoute la musique d'Angelo Badalamenti. Merci de prendre note cependant des choses suivantes. Il vaudra mieux désormais que j'évite de m'endormir en laissant la musique tourner en boucle. Une seule audition suffit à me mettre dans un état second, proche sans doute de ce que doit ressentir un moine tibétain au moment de l'illumination. Bref, laisser tourner la musique en boucle a la désagréble tendance à réduire à néant les statistiques hebdomadaires qui me permettent de créer chaque semaine ma rubrique My Favorite Tunes.

Par conséquent je me retrouve contraint d'écrire une note entière sur les morceaux d'Angelo Badalamenti, ce qui n'est pas la plus facile des tâches. Sur le thème d'ouverture entre autres, qui me semble totalement culte bien que je n'ai pas encore bu le merveilleux café que l'on sert ici. Certaines choses sont certes plus anecdotiques, oui, mais rien qu'une tarte au mytrille du Double R ne puisse réparer. Et puis la totalité de la chose est comme la jeunesse locale pourrait le dire "barrée". Voyez vous, cette musique finit par vous hanter si vous n'y prenez garde. Un peu comme le sourire de Laura. C'était l'agent spéciale Dale Cooper, bonne journée à vous Diane.

Regardez la séquence d'ouverture de Twin Peaks :





Ecoutez Angelo Badalamenti parler de sa collaboration avec David Lynch :



WAR IS OVER!

Joyeux Noël !!!


Jimi et moi-même vous souhaitons à tous et à toutes un très Joyeux Réveillon et un très Joyeux Noël.


23 décembre 2007

Pour quelques Bashung de plus...

Christophe, Bashung, A, sur scène le 23 juin 2005 àla cité de la musique ( Photo : Maxime Pétesch)


Le nouveau Bashung qui sortira en mars 2008 sera, paraît-il, Country ! Oui, vous avez bien lu. Gaëtan Roussel de Louise Attaque est à la prod, Dominique A et Miossec en embuscade... On en peut plus d'attendre...


La Tournée des Grands Espaces

Pour Alain, Joyeux Noël avec un peu d'avance...

Artiste : Alain Bashung

Année : 2004

Label : Barclay / Universal

Durée : 137'10'' (2 CD)

Le grand Alain ne nous avait pas gratifié du moindre concert depuis la fin de sa tournée Chatterton. Soit depuis 1995... Squizées donc les merveilles (les pépites) de ce qui est sans doute son meilleur album Fantaisie Militaire. Pas de live pour vous mes toutes belles, pas encore, et toutes les Victoires de la Musique, pour une fois méritées, n'y changeront rien. Bref, l'auditeur restait sur sa faim, et le fan, lui rongeait son frein. Vint L'imprudence, le bien nommé, album ultra sombre dont on ne ressort pas indemne et dont on se demandait bien s'il trouverait un public. Car ce n'est pas le genre de musique qui passe à la radio. Exit les Ma Petite Entreprise, Madame Rêve, La Nuit Je Mens, et autres Gaby. Dans le genre album, moins tubesque tu meurs.

On se disait que Bashung ne prendrait plus jamais la peine de remonter sur scène. On se demandait ce que tout cela pourrait donner en public. Et on s'est pris une bonne grosse claque. Du genre qui remet les idées en place une bonne fois pour toutes.

Tout est là, en deux CD en noir et blanc captés au Bataclan. De l'ancien et du moderne, une bataille d'Hernani permanente entre des délires rock (What's In A Bird? , Bombez ) et les compositions somptueuses des derniers opus (La Nuit Je Mens, Tel, Sommes-Nous, Angora et tant d'autres).

Les mots s'embrassent, les mot s'embrasent, "Devant l'obstacle tu verras, on se révèle..." La scène permet clairement à Bashung de revisiter son répertoire, réorchestrant de main de maître ses meilleures chansons, aidé en cela par des musiciens hors paire. On redécouvre ainsi des titres qu'on avait un peu oubliés, un peu délaissés comme J'Passe pour une Caravane ou Les Grand Voyageurs.

La Tournée des Grands Espaces nous emmêne très loin, à l'image des vidéos projetées sur l'écran derrière les musiciens. Elles montrent un Bashung passé d'une taille 38 à quelques tailles de plus en quelques années errant sans but à Venise ou dans le désert. Tandis que le vrai Bashung déambule en grand manteau noir sur une scène blanche qui penche vers le public d'une façon jamais vue.

Les meilleurs moments de ce double live indispensable : La Nuit Je Mens, Faites Monter, Aucun Express, Mes Prisons, Mes Bras, Samuel Hall, Angora, Malaxe...

Une enchantement de l'âme autant que des oreilles.

Regardez et écoutez Faites Monter :




22 décembre 2007

Basquiat, a Quick Killing in Art

Auteur : Phobe Hoban

Editeur : Penguin

Date de sortie : 1999, révisée septembre 2004

Il était SAMO (pour Same Old Shit),
Il était peintre,
Il écoutait Charlie Parker,
Il dessinait,
Il se droguait,
Il tombait les filles,
Il n'a pas vu ses 28 ans,
Il était beau,
Il était noir,
Il était de Brooklyn,
Il était l'enfant chéri, terrible, LA Star,
Il se dessinait des couronnes,
Il était le plus grand peintre de sa génération,
Il a croisé Andy, Julian et les autres,
Il a eu plus de marchands que presque n'importe qui,
Il portait des costumes Armani tachés de peinture,
Il ne payait pas ses impôts,
Il était insaissable,
Il était riche,
Il aimait Warhol,
Il voulait être célèbre,
Il était de ce monde,
Il était d'un autre monde,
Il était Jean-Michel Basquiat...

Il était né un 22 décembre, il aurait 47 ans aujourd'hui.

21 décembre 2007

Since I Left You

Artiste : The Avalanches

Label : XL-Recordings / Modular

Date de sortie : 27 novembre 2000

Durée : 60'34''

La pochette représente, au creux de la nuit, une dizaine d'embarcations à rame, fuyant un naufrage dont on ne voit rien. Pour ça, il faut ouvrir la pochette et découvrir l'illustration imprimée sur le disque... Le titre ? Since I Left You, depuis que je t'ai quitté, ou plutôt (peut-être) depuis que j'ai abandonné le navire... Et nous voilà parti, dans un voyage sans retour aux frontières psychiatriques de la folie.

Génial bricolage, fourre-tout au pire ludique, au mieux hallucinant, ce disque est tout bonnement inclassable. De la guitare espagnole, du disco, un côté seventies affirmé d'emblée dès le premier titre, du collage, du cut-up certes, mais du cut-up joyeux, rien à voir avec ceux d'un Burroughs, des extraits de musique de film (Lawrence d'Arabie) ou des dialogues de cinéma So British, du scratch, des bandes jouées à l'envers...

The Avalanches nous dépeignent un monde positif en négatif et vice versa. A la fois easy listening (idéal en musique de fond la plupart du temps) et musique intello-choc (on n'en fini pas de découvrir ces morceaux si riches tant ils sont un assemblage baroque et bizarre de dizaines de couches de sons, d'extraits, de citations, d'hommages...)...

En écoutant Since I Left You, on se dit que ça pourrait être du Fatboy Slim qui aurait réussi, du Amon Tobin empreint d'une joie de vivre estivale...

Et puis, il y a LE single, le morceaux de bravoure, tellement bon, à vrai dire, qu'il fait un peu tache dans le disque, tant il l'écrase de toute sa magnitude. Frontier Psychiatrist dont on pouvait parfois apercevoir le clip complètement décalé pour ne pas dire barré fort tard sur M6 il y a quelques années. Ce clip, vous pouvez aussi le voir .

Alors une question demeure : A quand le prochain album ?

Regardez le morceau qui a donné son titre à l'album, Since I Left You :



Quand James Brown usait du fax


Difficile de nier que James Brown, décédé le 25 décembre 2006, il y a près d'un an, fut un grand musicien, au point d'être surnommé par ses pairs, Godfather of Soul, le Parrain de la Soul. Mais quand il s'agissait d'écrire un fax à Jeff Allen, l'homme qui s'occupait de préparer ses tournées, le parrain était parfois... peu cohérent mais aussi drôle et flamboyant...

Jeff Allen, qui a travaillé plus de 25 ans avec Brown compte publier un livre de mémoire sur cette relation hors du commun.

Le nymag publie ainsi quelques un de ses faxes croustillants.... ICI

En voici deux qui montre justement deux facettes du personnages, quatre jours les séparent :

1.
July 16, 1998
Mr. Jeff Allan
Universal Attractions
225 W. 57th Str. 5th Floor
New York, NY 10019


Dear Mr. Allan:

You are a fantastic, a fine gentleman, and you will be a multi-millionaire very soon. I hope your family will come back because you are too good of a man to be without one.

You are a clean, fair, intelligent man, and one that I can trust, there’s very few.

I hope to do business with you for the next twenty-five(25) or thirty(30) years. I may slow down, but I won’t quit.

My main agency is Universal Attractions, Jeff Allen, and the staff. Tell your brother to get me a new limo, so that I can ride to Hampton.

Best regards and God Bless You,

Your friend,

James Brown.

P.S. Please try to book Tomi Rae because I believe in you, and she believes in you.

2.
July 20, 1998
Mr. Jeff Allan
Universal Attractions
225 W. 57th Street 5th Floor
New York, NY 10019


Re: Bookings

Dear Mr. Allen:

I can not continue to do business with you, do not book me in Europe anymore, unless you get someone to travel with me and the band from the beginning to end. You must have someone to meet me at the airport like decent people. I will not be treated like the Big “N”. If you can not book me decent, I do not want you to book me anymore. In the beginning you were doing a good job, in one(1) week there was a major change, all of the business is messed up.

They were filming all of the shows, and we had no control on stopping them. The next time you give them permission to film there will be a lawsuit and Disney will defend me. Please do not insult my integrity, and please do not disrespect me ever again.

Sincerely,

James Brown

20 décembre 2007

Breaking News : David Byrne interviewe Thom Yorke


David Byrne, (ancien leader des Talking Heads) a interviewé Thom Yorke pour Wired Magazine. Si vous lisez (et comprenez) suffisamment l'anglais (la plupart de l'interview est en format audio), courrez-y... Enfin, si pour vous Thom Yorke ne vous fait pas penser à Kenny dans South Park hein... parce que sinon, comme disait Byrne, "Run run run run. Run run run away..."

C'est là : Byrne interviewe Yorke.


The Beatnix

Si la chanson Stairway to Heaven avait voyagé 8 ans en arrière dans une capsule spatiale et atterrit par miracle chez les petits gars de Liverpool, voici ce que ça aurait donné. Enjoy :



19 décembre 2007

Angels In America

Artiste : Thomas Newman

Label : Nonesuch

Année : 2 décembre 2003

Durée : 71'43''

Angels In America était à l'origine une pièce de théatre de cinq heures. HBO en a fait une mini série. L'histoire ? L'apparition du SIDA dans le New York des années 80. Le questionnement des personnages sur leur identité, leur homosexualité (assumée, refoulée, montrée ou cachée), leurs rapports face à une maladie à l'époque mal connue et les débuts de l'AZT, réservé à quelques "chanceux". Et pourtant, si le ton est tragique sous bien des aspects, il est aussi comique sous bien d'autres.

Pacino, cabotine, comme seul Pacino sait le faire, Meryl Streep en mère de Mormon, en Ethel Rosenberg mais aussi en rabin (masculin avec longue barbe blanche) est excellente, Jeffrey Wright (vu dans Basquiat de Julian Schnabel) délire en infirmier gay de choc et en fantasme hallucinatoire de Mary-Louise Parker (vue dans The West Wing, Weeds, et dans à peu près tous mes rêves... Mary Louise, Mary Louise, Marry Me...)... Quant à Emma Thompson, en infirmière, clocharde, et surtout en Ange est pour le moins surprenante.

Le côté fantastique, les Anges et leurs apparitions, leur nécessité même dans l'histoire, et les hallucinations médicamenteuses d'une femme dont le mari est Mormon et Homosexuel, sont parfois un peu durs à comprendre, mais Angels in America se veut une fresque baroque (au sens Queer) et, de ce point de vue on peut dire le pari réussi.

Thomas Newman, qui avait déjà composé le générique de l'excellente série Six Feet Under pour HBO, revient ici avec une bande originale à la fois classique, mais aussi pour le moins déjantée, s'amusant de nombreux styles et les mélangeants à loisir jusqu'à obtenir un Plasma Orgasmata du plus bel effet.

Pour preuve, le côté symphonique et fin du baroque, qui emprunte parfois à de glorieux aînés comme Mozart ou Handël (The Infinite Descent). Le côté médiéval (Spotty Monster) présent lorsque l'un des personnages voit apparaître certains de ces ancètres du Moyen-Age. Des morceaux plus dans la veine du compositeur d'American Beauty (Main Title, Mauve Antartica), et même une résurgence Wagnerienne (La fin du titre Plasma Orgasmata) qu'on jurerait tout droit sortie des Nibelüngen.

Newman, donne ici, toute la mesure de sont talent, à la fois en tant qu'illustrateur sonore, mais aussi en tant que grand accompagnateur de l'action et des sentiments. A la fois subtil et fort, intime et grandiose. Angels In America est l'une de ces plus belles B.O.

Regardez le générique d'ouverture, qui vous emportera de la côte ouest à la côte est, du Golden Gate Bridge à la la Bethesda Fountain, au beau milieu de Central Park en passant par Vegas, St Louis, et Chicago...





Et juste pour le plaisir, un petit extrait avec Mary Louise Parker (et Jeffrey Wright):



18 décembre 2007

She ran down the stairs and tripped

She ran down the stairs and tripped,
Suitcase ahead, knees on the steps.

Run after her you idiot!
Give her a hand and be a man.

It's so cold outside,
You both just want in.

And there's a man right there sleeping.
Or just cold-dead and pretending...

You wanna make sure. You do!
But you don't and walk away.

Bus is coming,
Kiss her good bye,
Kiss her once more.
Forget the day.


Led Zeppelin Reunion, Stairway to Heaven et Kashmir montés !

Il y a les fans, les amoureux, les afficionados, les nerds, les geeks, et puis il y a les cinglés. Comme ce gentil personnage qui s'est amusé à monter des versions complètes des prestations de Stairway to Heaven et Kashmir à l'O2 à partir de toutes les sources vidéos qu'il a pu trouver. Pas mal et le son tient la route compte tenu de la piètre qualité des médias utilisés.

Stairway to Heaven :





Kashmir :