10 janvier 2008

Low

Artiste : David Bowie

Label : EMI

Date de sortie : 14 janvier 1977

Durée :38'44''


Posez autour de vous cette question simple : Quel est votre album de Bowie préféré ? et vous aurez autant de réponses, ou presque, que de participants (tant que vous ne côtoyez pas des fans de Jenifer ou de Lara Fabian, cela va de soi).

Mais si jamais (en bon nerd de la musique Pop Rock que vous êtes peut-être) vous vous êtes demandé quel était l'album de Bowie qui méritait le plus de sortir de l'ombre des Let's Dance, Hunky Dory... et autres Ziggy..., alors, sans doute, l'idée de porter Low au pinacle vous est-elle venue (même si Station to Station n'est pas mal non plus !).

Résumons nous. Fin 1976 Bowie se repoudre le nez dans la cité des anges par saladiers entiers. Un jour, pourtant, dans un éclair de lucidité, il se dit que s'il continue à ce rythme il ne lui faudra pas bien longtemps pour que ses cendres retournent à la cendre.

Décision est prise, destination Berlin. Là-bas, personne ou presque ne le connait. Bowie racontera d'ailleurs bucoliquement qu'il redécouvre les joies simples de la vie, comme par exemple d'aller faire son marché... Si si, il le dit !

Toujours à la recherche de nouveau son underground dont il pourra se targuer d'avoir été, sinon l'inventeur, du moins celui qui les aura fait découvrir au plus grand nombre, Bowie entre en studio avec Brian Eno (ou plutôt en chateau à Hérouville en France et à Hansa by the wall à Berlin) pour ce qui est et demeure à ce jour l'un de ses plus ambitieux projets.

Low sortira en 1977. 35 minutes plus ou moins expérimentales, 11 titres dont 4 instrumentaux, un single dont l'introduction dure une minute avant que le maître n'use de son organe Sound and Vision, les balbutiements de la musique électronique, des chansons étranges et envoutantes Breaking Glass, Always Crashing in the Same Car et un presque intrumental de 6 min 43, Warszawa dont Philip Glass ne tarderait pas à s'enticher.

Au final, Low est un album inclassable, premier d'une trilogie appelée trilogie berlinoise par les connaisseurs qui n'atteindra jamais les sommets des charts, mais qui en aura inspiré plus d'un. Viendront ensuite dans une veine similaire Heroes et son tube intergalactique éponyme, et Lodger, un peu moins inspiré.

Puis Bowie partira conquérir la vaste monde, habillé en clown blanc... hitting an all time low...