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5 avril 2008

Café De La Danse, Festival Les Femmes s'en Mêlent, Shannon Wright, 4 mai 2002

Alors voilà, elle arrive, toute de discrétion et de jeans vêtue, tandis que D.J. Muriel Moreno interlude du haut de son perchoir aux fleurs électrifiées. Elle branche trois wah wah, ajuste son micro, fait ses derniers réglages.

Côté cour, la batterie, côté jardin, un petit orgure électrique où on espère qu'elle jouera Hinterland (ce qu'elle fera) et Method Of Sleeping (ce qu'elle ne fera pas).

Et puis le noir se fait, et la voici qui revient sous des applaudissements qui laissent deviner qu'on est quelques-uns à être venus rien que pour elle. Ni présentation ni avertissement, les âmes sensibles qui pensaient s'endormir au son soporifique de la très très ennuyeuse chanteuse de Cat Power, sorte de Phoebe en pire (Friends, vous connaissez ?) en seront pour leurs frais. *

Toute en fureur carnassière, Shannon Wright et son jeu de guitare exceptionnel (fermez les yeux et demandez vous où est caché le bassiste) emporte tout sur son passage, les oreilles et les coeurs. A côté d'elle, Ani Di Franco, et PJ Harvey, soyons charitables, ne parlons pas de Björk, font figure de biens inoffensives collégiennes. La veste tombe après deux titres fougueux lorsqu'elle se dirige vers l'orgue.

On croit la brûlure éteinte, on se trompe. Shannon enchaîne d'abord deux morceaux au goût amer et on se dit qu'on est bien loin de la chanteuse de Rich Hum Of Air, surtout quand Heavy Crown s'achève brusquement par un coup de tête on ne peut plus volontaire dans le micro. Arrive Hinterland, morceau de bravoure vocal soutenu par une batterie sans faille, métronomique autant qu'apocalyptique. Mais rien pourtant n'arrive à couvrir cette voix revenue du diable vauvert, des enfers jopliniens, Frehel du rock, Piaf à la sauce Sonic Youth.

Shannon de retour à la guitare criant sa rage devant un batteur déchaîné et un public médusé ne cesse de nous envouter. Plus endiablée que jamais, elle s'agenouille, hendrixienne à souhait, délivrant riffs déchirants et poses masturbatoires... Elle hurle, prouvant du même coup qu'elle n'a pas besoin de micro pour se faire entendre. Puis sa bouche dévoratrice se ferme lentement pour un dernier passage à l'orgue pour une version de Vessel For A Minor Malady "There's no cure, so why should I care ?" sensible et dérangeante.

Elle se lève, on n'entend pas son timide thank you sous les aplaudissements et les cris. On la rappelle, on en redemande, alors la revoici, ultime démonstration, douce vocalise où il est question d'aller au lit et de sombrer dans un profond sommeil. Un petit salut, deux timides sourires et la voilà qui disparaît pour de bon.

Les lumières se rallument et D.J. Muriel Moreno enchaîne sur la version de '97 Bonnie and Clyde d'Eminem par Tori Amos dont le seul mérite à ce moment est de rester dans le ton. Noir, très noir.

* Note aux fans de Cat Power. Ayant depuis écouté sa musique, je compatis sincèrement à votre douleur à la lecture de ces lignes. Elles représentent pourtant ce que j'ai ressenti à l'époque. Désolé.

16 décembre 2007

My Favorite Tunes

Voici les 5 titres les plus joués de ma bibliothèque iTunes au cours des 7 jours écoulés.

On commence avec Kashmir, extrait de Physical Graffiti, double album gargantuesque de Led Zeppelin. Concert de reformation à l'O2 Arena de Londres lundi dernier oblige, ma semaine a été grandement Zeppelinienne.

On continue avec Good Bait de John Coltrane extrait de l'album Soultrane. Un titre roboratif de plus de 12 minutes ou Trane fait preuve de tout le doigté dont il est capable pour nous offrir un pur moment de jazz que l'on verrait bien illustrer un bon Woody Allen (si ce n'est déjà fait).

Sarah Vaughan arrive ensuite. Theme From The Pawnbroker extrait de l'impeccable album compile Quincy Jones's Finest Hour, un must de composition, d'arrangement, de production et d'interpretation. Précipitez-vous sur ce disque si vous ne l'avez pas, c'est une merveille. Dommage seulement qu'Austin Powers nous ait gâché le plaisir de Soul Bossa Nova.

Et puis, un bon cliché, mais que voulez vous, Stairway to Heaven, succès intergalactique du dirigeable le plus célèbre de l'histoire du rock.

Enfin la liste ne serait pas complète si je ne mentionnais pas Up on the Ladder de Radiohead, extrait du disque bonus d'In Rainbows.

15 décembre 2007

Led Zeppelin Reunion : Kashmir

Une nouvelle vidéo du concert de reformation de Led Zeppelin, en attendant un petit Best Of du Zeppelin qui devrait ravir les déçus qui n'y étaient pas, et les déçus par la qualité sonore, musicale ou visuelle des vidéos disponibles.

Kashmir :





Audio + diaporama :



11 décembre 2007

Robert Plant & The Strange Sensation, Olympia Bruno Coquatrix, Paris, 9 novembre 2005

Pour Lazare.

Pour en finir avec cette journée Zeppelinienne, voici une petite revue du concert de Robert Plant à l'Olympia de Paris. C'était il y a un peu plus de deux ans déjà.

Autant vous le dire tout de suite, la strange sensation de ce soir viendra d'abord de sa première partie. En effet, les petits gars (façon de parler quand on voit le bassiste) de The Legendary Shack Shakers tout droit arrivés du Kentucky vont chauffer là salle... hemm... à leur façon.

D'abord en faisant un boucan d'enfer. Tellement qu'on se demande pourquoi les musiciens se donnent la peine de faire des backing vocals puisqu'on est déjà bien en peine d'entendre le chanteur (complètement déjanté) et de comprendre le moindre mot de ce qu'il veut bien raconter. Il y met pourtant force gestes, le bougre, pour faire passer la beauté de ces textes (dont on se doute qu'ils n'ont aucun rapport avec la transumence des pingouins lors de la fonte de la banquise ou le taux de change du yen le vendredi après midi au palais Brognard... c'est heureux cela dit...) Un tel boucan qui fait aussi, hélàs, qu'on ne fait pas vraiment la différence entre un titre et un autre.

Cela dit, ces types dégagent quelque chose. Mais quoi ? là est la question... Que dire lorsque le chanteur habillé en tyrolien, by the way, s'arrache à deux reprises les poils du ventre pour les envoyer en gerbe sur le premier rang ? On reste dubitatif... On n'est beaucoup moins inquiet finalement quand il balance de l'eau, des confettis ou qu'il se jette dans le public... Mais que penser si ce n'est que cette rage bienvenue y gagnerait un tout petit peu si leur musique était un peu plus audible pour ne pas dire lisible ?

Quoi qu'il en soit, vous trouverez sur leur site officiel quelques extraits de leurs exploits en téléchargement libre.

Le groupe sort de scène et on retient son souffle. Pour les pauvre mecs dans mon genre qui ont raté la tournée Page / Plant consécutive à l'album Unledded, c'est l'occasion ou jamais de voir Plant et tout ce qu'on espère, c'est qu'il sera à la hauteur. Bien sûr qu'on a écouté le Live au studio 104 de la Maison de Radio France, bien sûr qu'il y aura du Led Zep, on ne claque pas 45 euros pour écouter son nouvel album, si sympathique soit il, bien sûr qu'on prendrait bien une tranche de Whole Lotta Love...

En attendant, les roadies déroulent les tapis et allument du Nac Shampa un peu partout... Il est loin le temps de Peter Grant où les saladiers de poudre étaient planqués derrière les futs de Bohnam...

Le groupe prend place. On attend plus que Robert, qui arrive, du fond de la scène, au milieu, presque à quatre pattes genre "Coucou, je vous ai bien eu..." pour entonner un titre de son nouvel album, Tin Pan Valley, qui ne ferait pas déplacer les foules mais n'est pas sans qualité non plus. Une ambiance étrange se dégage du titre grace à une ligne mélodique au clavier assez tortueuse et donc, réjouissante.

La chanson suivante en revanche réveille de vieux et bons souvenir Black Dog, comme les autres titres de Led Zeppelin a été pas mal réarrangé (par un mighty rearranger of course) mais perd carrément en puissance.

Bien sûr, il y a Robert, très en forme et visiblement heureux d'être là, de faire ce qu'il fait (rien avoir avec Dylan 6 jours plus tôt). Sa voix est un peu plus grave qu'il y a 30 ans aussi. Le seul problème venant du fait que le riff de Black Dog se trouve dangereusement affaiblit, une structure de fil de fer bidouillée qui fait perdre presque toute sa puissance et tout équilibre au titre. Dommage.

Le titre suivant Freedom Fries dénonce probablement les débilités orweliano-bushistes qui rebaptisent les french fries parce que le mot french est devenu inacceptable dans certaines sphères. Passons.

De même, Seven and Seven is... 14 mon général me direz vous et vous aurez raison. Mais je n'ai pas vraiment de souvenir de ce titre si ce n'est qu'il est une reprise (de qui ?). Désolé, le grand âge sans doute. Ce même grand âge qui me fait soulever une oreille dès les premières mesures de Going To California extrait de Led Zeppelin IV bien sûr. Un bon moment que ce titre, pas aussi scintillant qu'avant certes... il manque Page tout bêtement, c'est aussi simple et aussi compliqué que ça... mais tout de même, quel plaisir...

Another Tribe extrait du nouvel album se défent pas mal lui aussi. Mais lorsque le groupe se met à reprendre Four Sticks, on a tôt fait de l'oublier. Là encore, un petit pincement au coeur, et beaucoup de strange sensations, et de souvenirs... comme si cette chanson avait toujours fait partie de ma vie, alors qu'elle a du m'accompagner "seulement" la moitié... Vient une reprise de Hey Joe surprenante. Boucle au clavier étranges et décharnées. Rythme lent... Certes cette reprise surprend moins que lorsque Page et Plant reprenait Lullaby de Cure sur scène, mais tout de même.

Shine It All Around, dans la veine du reste du nouvel album est de bonne tenue. Mais, le parti pris de mêler pratiquement à égalité, un titre sur deux, nouvelles compositions et triomphes intergalactiques du défunt zeppelin finit par noyer la nouveauté. Il aurait mieux valu commencer d'entrée avec Whole Lotta Love histoire de chauffer la salle à blanc et d'avoir toute l'attention tout de suite, puis continuer avec 3 ou quatre titres du nouvel album, une ou deux reprises bien senties, et puis envoyer la sauce une bonne fois pour toute en gardant le plus tubesque pour la fin... Mais bon que voulez vous mon bon monsieur, ces fans, y sont jamais contents...

Tout ça pour dire que c'est carrément Gallows Pole qui décolle ensuite. Suivi de When The Levee Breaks. Et vlan, dans ta face... Oui môssieur, Robert Plant il sait encore le faire et il le prouve.

Mais trop tôt, il tire sa révérence et nous gratifie d'un "à la prochaine fois" en français dans le texte. Le groupe sort. Alors que c'est là qu'on voudrait déespérément des watts et du zeppelin...

Le groupe revient avec... The Enchanter... un rien décevant dans la mesure où on est bien chaud pour du plus lourd et du plus sérieux... suit un snipet de Hootchie Coochie Man qui se transforme bientôt en un bredouillage familier : You need to coolin'... et un Whole Lotta Love bien senti et bien tapé. Pas de réarrangement sur celle ci, un son bien pagien comme on les aime et comme on en aurait voulu un peu plus souvent, et la foule en quasi délire... un seul regret, le solo complètement escamoté, comme si on ne pouvait toucher aux sacro saintes parties de bravoure de Page.

Le groupe s'en va, Plant salue, rideau.

En bref, un concert qui valait la peine d'être vu (Un chanteur en forme et qui s'amuse) malgré un groupe un rien en retrait (quoiqu'à l'aise avec Plant) qui reprend un peu trop frileusement certaines compositions... Ah ces fans...

Le groupe :

Robert Plant, Vocals (et tambourin pour le fun puisqu'il tapotte souvent à 5 mètres du micro dans le feu de guitares électriques)

Billy Fuller, Basse

Liam Tyson, Guitare (Cast).

Justin Adams, Guitare (Jah Wobble)

John Baggot, Claviers (Portishead)

Clive Deamer, Batterie (Portishead, Ronnie Size, Dr John, Jeff Beck).

La Set List :

Tin Pan Valley
Black Dog
Freedom Fries
Seven and Seven Is
Going To California
Another Tribe
Four Sticks
Hey Joe
Shine it All Around
Gallows Pole
When The Levee Breaks

Rappels:
The Enchanter
Mannish Boy/Hoochie Coochie Man/Whole Lotta Love


Led Zeppelin Reunion, quelques vidéos...

Puisque je n'ai pas eu la chance, (comme à peu près 20 millions de gens), d'assister à la reformation (provisoire ?) de Led Zeppelin hier soir à l'O2 Arena de Londres, voici quelques vidéos qui vous donneront un avant-goût d'un problable DVD, double CD ou, soyons fous, d'une tournée mondiale...

Black Dog (Extrait BBC) :





Good Times Bad Times :




Stairway to Heaven :



Led Zeppelin Set list du concert d'hier


“Good Times, Bad Times”
“Ramble On”
“Black Dog”
“In My Time of Dying”
“For Your Life”
“Trampled Under Foot”
“Nobody’s Fault But Mine”
“No Quarter”
“Since I’ve Been Lovin’ You”
“Dazed and Confused”
“Stairway To Heaven”
“The Song Remains the Same”
“Misty Mountain Hop”
“Kashmir”

Rappel:
“Whole Lotta Love”
“Rock and Roll”


10 décembre 2007

Led Zeppelin IV

Puisque Led Zeppelin se reforme ce soir à Londres (et que contrairement à deux de mes collègues, je n'y serai pas), petit retour sur ce jalon de l'histoire du Rock qu'est Led Zeppelin IV, aussi connu sous le nom de Four Symbols, ZoSo ou encore :



Artiste : Led Zeppelin

Label : Atlantic / Warner

Dat de sortie : 8 novembre 1971

Durée : 42'34''

J'ai longtemps essayé d'imaginer ce qu'avait du ressentir les premiers auditeurs des titres du quatrième album de Led Zeppelin. Depuis un peu plus de deux ans, le groupe de Jimmy Page s'était imposé comme le nouveau poids lourd du rock, albums parfaits, musique brûlante, rythmes de feu. Partout un public conquis se massaient pour écouter les quatre anglais donner le meilleur d'eux-même dans des performances gargantuesques. Pensez, des concerts passant parfois les quatre heures...

Aujourd'hui, en dehors de quelques bons bootlegs on ne peut s'en faire une idée qu'en écoutant How The West Was Won, triple album live des premières tournées américaines du Zeppelin ou en regardant quelques DVD récemment sorti. Mais même à plus de trente ans d'écart, quelle claque.

Après un troisième album regorgeant de merveilles (Since I've Been Loving You, Gallow Pole, Tangerine, That's The Way, Immigrant Song, entre autres) mais diversement apprécié car jugé parfois trop Folk et pas assez Rock, Led Zeppelin décide tout bonnement d'aller s'enfermer dans un manoir. Il ne fallu pas longtemps pour que Page, versé dans l'occultisme le déclare hanté. Hanté peut-être, mais par des fantômes qui ne firent pas autre chose que de leur inspirer leur chef d'oeuvre. L'album, en effet, fait passer les trois premiers albums pourtant mirifiques pour la fabuleuse rampe de lancement du quatrième Zeppelin.

Dès le premier titre, Black Dog, Plant se jète à l'eau. Une voix, et quelle voix. Incroyable tout du long de l'album. Et puis, le groupe enchaîne les titres avec une prestence hors du commun. Rock & Roll prouve que les limites du Rock & Roll peuvent justement être repoussés. Car c'est un véritable Rock & Roll (Avec Ian Stewart, le sixième Stones au piano) qui sert de base à la chanson, mais gonflé aux hormones, survitaminé, explosif. Puis, vient un titre plus calme, The Battle Of Evermore, complainte étrange, comme venue du fond des âges, rescapées d'une forêt millénaire. Chantée en duo avec la seule femme a avoir participé à un titre du groupe : Sandy Denny.

En quatrième position, un titre de huit minutes crée l'evênement autant que le mythe. Stairway To Heaven. Jamais sorti en single, le titre serait pourtant passé en radio plus de quatre millions de fois. Pour un titre de cette durée c'est inégalé et probablement inégalable. Doucement, une guitare sèche, puis la flute de John Paul Jones, la voix de Plant (et ses paroles) puis Bonham commence à jouer des baguettes... et tout est dit. Sauf que non, rien n'est dit. Comment parler d'un titre pareil ? Aucun superlatif ne fait vraiment l'affaire. Grandiose ? Génial ? Fantastique ? A tomber à genou ? Peter Grant, le manager du groupe refusa toujours que le titre sorte seul, justement pour que l'album continue de se vendre encore et encore. Certaines personnes (qu'on ne saurait trop plaindre) n'écouteront même jamais le reste de l'album.

Misty Mountain Hope ouvre la face B avec ardeur, et Four Sticks en remet une couche avec un jeu de batterie (à quatre baguettes, justement) surpuissant autant que subtil. L'avant dernier titre, Going To California calme le jeu, chanson douce, apaisante et apaisée, ouvragée avec art et élégance, avant de laisser la place à When The Levee Breaks (Quand La Digue Se Romp), Rock carré et fort, comme dressé face à la mer et à la tempête...

Il ne manquait plus qu'une pochette ouverte à toutes les interprétations, l'image d'un vieil homme portant un fagot suspendue à un mur à moitié démoli et un nom encore plus incompréhensible. Ce sera :


Quatre symboles, un pour chaque membre du groupe.

pour Jimmy Page,


pour John Paul Jones,


pour John Bonham,


pour Robert Plant.


Le tour était joué, le monde du rock ne serait plus jamais le même.

Ecoutez Four Sticks :



Ecoutez Stairway to Heaven :


27 novembre 2007

Born To Be Wild (500 Great Songs # 17)

Artiste : Steppenwolf

Date de sortie : 1968

Label : Dunhill Records

Durée : 3'30''

Mec, y'a pas 36 solutions, tu prends ta bécane, tu mets le contact et tu fonces à toutes berzingues sur la route. L'équipée sauvage du loup des steppes à toi seul, rien de moins ! Ouais mec.

Fait rugir le moteur, n'aie pas peur, de toute façon, la route est large et ne fait guère que dérouler son long ruban d'asphalte fondu entre deux horizons désertiques. Tu es libre, va où la route t'emmêne, ne regarde pas en arrière, le passé n'est pas pour toi. Si les montagnes au loin se rapprochent, que le soleil t'accueille dans sa lueur et que les champignons ne t'ont jamais semblé meilleurs ; pas de doute, tu es sur la route des Freaks... and Frisco's not far...

Hurlez en coeur : Born to be wiiiiiiiiiiiiiild!!!

Ne chuchotez pas : Born to be wild.

Regardez Born To Be Wild :


26 novembre 2007

Kickapoo

Trouvé sur le blog de Pedro Babel, cette vidéo tout en Karaoké vaut un détour tout Wayne's worldien... Jack Black y est comme toujours grandiose d'autodérision...

Il semblerait que cela soit un extrait d'un film intitulé : Tenacious D in : The Pick of Destiny sorti en juillet 2007 dans notre belle contrée et dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici. Je suis preneur de toute info à ce sujet. Enjoy.



22 novembre 2007

Happy Thanksgiving!



John Lennon and the Plastic Ono Band, Cold Turkey (Terrible pun, I know, but I couldn't help it....) :

18 novembre 2007

In My Life (500 Great Songs #15)

Pour Holly, demoiselle talentueuse.

Artiste : The Beatles (accompagné de George Martin au piano)

Date de sortie : 3 décembre 1965 sur l'abum Rubber Soul

Label : EMI

Durée : 2'28''

Il y a des endroits dont je me rappelle ; ainsi commence ce titre bref qui, déjà, invoque les démons de la nostalgie dans les mots de Lennon. Avant Penny Lane, avant Strawberry Fields Forever... Rien d'étonnant quand on sait que la première version de ce titre était basée sur le trajet d'un bus Liverpooldien qui traversait justement ces endroits aujourd'hui si célèbres. Pourtant de la version d'origine il ne reste pas grand chose. John, conscient de l'aspect "racontez vos vacances" de la chanson la retravailla avec Paul.

Lennon, qui avait crié Help! sur l'album précédent s'y souvient de l'ami Stuart Sutcliffe, mort en 1962 à Hambourg. Six ans plus tard, exilé à New York, il offrira, sous forme de contine, un chant funèbre à sa mère : My Mom is dead sur son album Plastic Ono Band.

Une preuve de plus, s'il en était besoin (aucun scoop aujourd'hui, tant pis), que sous l'aspect "I Love You, You love Me" des premières chansons qui propulsèrent les Beatles au sommet, se cachent des pépites nostalgiques et bien plus subtiles.

Dites : La version de Johnny Cash, elle aussi, me donne des frissons.

Ne dites pas : Ca sonne comme une chanson de Paul, non ?

Regardez In My Life (Extrait du documentaire The Beatles Anthology de 1995) :





15 novembre 2007

Kashmir (500 Great Songs #14)

Artiste : Led Zeppelin

Date de sortie : 24 février 1975 (Sur l'album Physical Graffiti)

Label : Swan Song Records

Durée : 8'33

Ecrite lors d'un voyage au Maroc en août 1973 par Robert Plant et mise en musique par Page et Bonham à Headley Grange, ce titre est parmi l'un des plus fantastiques que Led Zeppelin ait jamais enregistré.

Plant, lassé de devoir s'expliquer sur les paroles de Stairway to Heaven avait décidé d'offrir autre chose aux Rock Critiques.

Huit minutes trente d'un riff parfait, guitares et orchestre (pakistanais) mêlés, pont au mellotron de Jones, et une voix qui n'est jamais allé aussi loin des prairies anglaises qui nous emporte de Goulimine à Tantan (Maroc) jusqu'au Cachemire...

Dites : Chut j'écoute !!!!

Ne dites pas (Si vous tenez à la vie) : Je préfère la version de Puff Daddy.

Je vous l'offre aujourd'hui en deux versions, une version du Knebworth Festival de 1979, et la version "Unledded" de la tournée Page Plant de 1994 :









EDIT : Figurez-vous que pour la sortie de leur inutile Best-Of, Mothership, nos amis des maisons de disques n'ont pas lésinés sur les moyens puisqu'ils se sont offert un... My Space ! En attendant, il est mille fois moins laid que tout ce que j'ai vu sur ce site et il propose des vidéos comme cette autre version de Kashmir (la deuxième version Knebworth ? si oui laquelle est laquelle ?). Il est aussi de meilleure qualité :



12 novembre 2007

The Song Remains the Same

Un film de Peter Clifton et Joe Massot

Avec John Bonham, John Paul Jones, Jimmy Page, Robert Plant, Peter Grant...

Produit par Peter Grant

Date de sortie : 20 octobre 1976

Durée : 137 minutes

Musique par Led Zeppelin

En attendant la reformation de Led Zeppelin avec le fils Bonham aux baguettes, et pendant que mon ordinateur se gavait lentement du nouveau félin d'apple, il m'a bien fallu m'occuper.

C'est alors que m'est venue cette idée, regarder le DVD de The Song Remains the Same, un film que l'on m'avait offert il y a au moins deux ans et qui était sagement resté à attendre sur une étagère depuis. Et là ; stupeur. Vous rappelez-vous de la grande époque ou un critique de Rolling Stone avait titré sa chronique de Self Portrait de Dylan : "Qu'est-ce que c'est que cette merde ?" moi non plus, mais pendant tout le début du film, c'est exactement à ça qu'on pense et la question qu'on se pose.

On y voit d'abord Peter Grant, habillé gangster grande époque se ballader mitraillette au poing avec une bande d'hommes de main. En route dans sa Pierce Arrow de collection, ils vont dégommer des millionnaires qui semblent jouer à un jeu de Monopoly Nazi avec mirador et croix gammées.

Puis un facteur d'apporter une lettre à chacun des membres du groupe. John Paul impécablement coiffé par le styliste personnel de Mireille Matthieu nous en indique le contenu : "Tour Dates." avec force niaiserie. On passe sur la vie champètre de Plant ou comment être hippie quand on est millionnaire et autres délires que même un Monthy Python bourré n'aurait pas voulu tourner. Durée de la plaisanterie : 13 minutes !!!

On se retrouve enfin après presque un quart d'heure au Madison Square Garden De New York.

On y voit, et surtout on y entend, le groupe jouer certains de ses meilleurs morceaux au cours de trois concerts les 27, 28, et 29 juillet 1973. La foule est sage et bien rangée, rien à voir avec les foules d'aujourd'hui, les flics sont gentils et laissent resquiller quelques petits malins, et le groupe montre que l'on a pas besoin de faire pêter ballons et confetti comme les Stones pour mettre la salle à genoux.

Les performances, honnêtes même si la voix de Plant n'est pas toujours à son meilleur, ou télluriques lorsque Bonham se lache sur des versions de 20 minutes de Dazed and Confused ou de Moby Dick, sont entrecoupées de séquences se voulant oniriques ainsi que des coups de gueule et de fric de Grant.

Jones dans une séquence inspirée de la série de films Doctor Syn, Plant à cheval avec épée et plage en flammes, Page qui finit par avoir la tête de l'hermite de leur album IV. Seul Bonham reste digne, en famille, jouant au billard et conduisant un bolide.

Le tout, habillé par la musique du groupe, passe beaucoup mieux que la séquence d'introduction. On aurait tout de même préféré un vrai documentaire à cette marmelade peu digeste digne de vieux clips de Depeche Mode. Restent les chansons :

Bron-Yr-Aur

Rock and Roll

Black Dog

Since I've Been Loving You

No Quarter

The Song Remains the Same

The Rain Song

Dazed and Confused

Stairway to Heaven

Moby Dick

Heartbreaker

Whole Lotta Love

Dispensable donc, sauf pour les historiens du rock et les aveugles ou, peut-être, en plein trip d'acide...

11 novembre 2007

Highway To Hell (500 Great Songs #13)

Artiste : AC/DC

Date de sortie : 1979

Label : Atlantic Records

Durée : 3'28''

Extrait de l'album du même nom, Highway to Hell est le paradigme de tout bon morceau de Hard Rock qui se respecte. Un riff d'intro ultra efficace, une voix qui annonce la couleur d'entrée de jeu, (Bon Scott au sommet de son art en l'occurence), un refrain facile à comprendre et à entonner, le tout condensé en moins de quatre minutes pour faire plaisir aux radios. Secouez fort et servez accompagné d'un bon rythme matraqué au métronome. C'est prêt. Bonne dégustation.

Highway to Hell ; la description que fit un jour Angus Young de ce qu'était la vie lorsqu'on était constamment en tournée. Rien à voir donc avec les rumeurs satanistes tenaces dont beaucoup de groupes de Rock et surtout de Hard Rock sont les victimes plus ou moins à leurs corps défendants. L'origine du titre viendrait cependant de Bon Scott décrivant comment aller de chez lui au pub du coin pour aller faire la fête avec ses potes. Comme quoi, si certains clichés Rock ont la vie tenace, c'est peut-être parce qu'ils sont vrais...

Dites : Maman, il est où mon uniforme ?

Ne dites pas : Maman, il est où mon kimono ?

Ecoutez Highway to Hell :