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15 décembre 2007

Disc Box !!!!! and other Radiohead stuff....

L'actualité de Radiohead est telle ces temps-ci que je pourrais écrire au moins deux notes par jour rien que sur ce groupe. Je préfère tout condenser en une seule note qui sera la plus synthétique possible parce que j'ai peur des représailles d'Alain ;) si je m'étale...

Mises en vente hier à partir de 10 heures, les places pour les deux soirées de Bercy du 9 et 10 juin 2008 sont déjà toutes vendues. N'ayant pas été impressionné par le groupe en concert lors de leur dernier Bercy, je ne m'en étais guère pré-occupé, j'avoue. Il faut dire que se sentir vieux pour la première fois dans un concert, ça fait mal.


Thom Yorke vient d'annoncer que des remix de titres de In Rainbows seraient disponible à partir du 17 et du 18 décembre sur le site bookmat.com. Ceci ne seront probablement pas gratuits ni au format PWYW (Pay What You Want).

In Rainbows sera disponible autour du nouvel an chez XL, le label qui a déja publié l'album solo et les singles de Thom Yorke (31 décembre 2007 pour les uns, 1er janvier pour les autres à condition d'avoir un disquaire à la fois sobre et ouvert). Il semblerait que, à l'instar de Beck pour son dernier album, il y ait moyen de s'amuser avec des stickers :





Un nouveau Webcast devrait avoir lieu selon une interview de la BBC avec Ed O'Brien. Une reprise de Sixious and the Banshees serait prévue, et pas plus tard que la semaine prochaine.

Jigsaw Falling Into Place sera le premier single extrait de l'album. Y aura-t-il des faces B inédites ? Mystère.



Votre humble serviteur vient de recevoir sa Disc Box. Le facteur l'a gentiment montée deux étages et abandonnée devant ma porte. Qui la veut la prend. Bravo La Poste. Merci à mes voisins d'être d'honnêtes gens.



En fait de "Box", cela ressemble plutôt à un album double à l'ancienne sous un épais coffret. Quand on l'ouvre, on a à droite les deux CD, à gauche, une pochette noire d'où dépasse en haut un livret sans texte de photo dans le genre de la pochette, et au milieu, en format à la française, un livret comprenant les textes des chansons et les remerciements d'usage. Et oui, c'est bien Nigel Goldrich qui a produit et mixé la chose. Enfin, les deux vinyles sont des 45 tours / 25 cm.

14 novembre 2007

Breaking News : Thom dit non à Sir Paul !

Depuis l'ouverture de ce blog un grand nombre de notes tourne autour de Radiohead. J'aime énormément leur musique, c'est vrai, mais tout cela ne serait sans doute pas arrivé s'ils n'avaient annoncé la sortie de leur nouveau disque le lendemain de l'ouverture de ces pages.

J'espérais pouvoir passer une semaine sans vous parler de Radiohead, mais que voulez-vous, l'actualité me rattrape. Tant pis, la nouvelle est croustillante.

Thom Yorke viendrait gentiment de refuser de collaborer avec Paul McCartney pour un duo... L'ex Beatle qui avait enregistré des duos avec quelques pointures par le passé (Michael Jackson à la bonne époque, Stevie Wonder...) voulait donc pousser un brin de chansonnette avec le leader de Radiohead. Raté !

Bien qu'ils se soient partagé les services du producteur Nigel Goldrich, Thom aurait répondu qu'il préférait pour l'instant se consacrer à sa propre musique et à celle de son groupe. Björk et PJ Harvey doivent bien rigoler.




20 octobre 2007

Ram

En attendant de faire la queue devant l'Olympia lundi matin, Food For Your Ears vous permet de réviser vos classiques.

Artiste : Paul & Linda McCartney

Date de sortie : 28 mai 1971

Label : Capitol Records / EMI

Durée : 43'07''

Oubliez Chaos and Creation in the Backyard et ses goldricheries. Le vrai disque fait à la maison de McCartney, c'est celui-là. Le deuxième album solo de l'ex Beatle et futur Wings est sans doute son meilleur. (Bien meilleur que Mc Cartney, son premier effort pourtant respectable). Pas de mièvrerie dans le genre d'Ebony and Ivory dans ce disque, pas de bons sentiments dégoulinants de barbapapa, au contraire. Avant même que la première note retentisse, la pochette donne le ton, Paul prend le bouc par les cornes (à défaut de taureau) et deux scarabées se grimpent dessus au verso (En clair : Fuck the Beatles !).

C'est le deuxième effort solo de macca, c'est aussi la belle époque où George Harrison sort son chef d'oeuvre (et triple album vinyle), All Things Must Pass. Ce qui fait enrager Lennon de plus belle. Il répondra aux provocations de son vieux complice par la chanson la plus aigre de l'histoire du rock How Do You Sleep? (un chef d'oeuvre de groove soit dit en passant).

Alors qu'en est-il ? Douze chansons, et des mélodies inconnues au profane aujourd'hui mais qui auraient été des tubes intergalactiques avec le nom BEATLES écrit en gros sur le disque. Chaque écoute amène son nouveau titre préféré, mentions spéciales à Uncle Albert / Admiral Halsey, à Long Haired Lady (écrite devinez pour qui), à Ram On, et à Dear Boy, si on ne devait en choisir qu'une poignée, mais il n'y a pas de titre faible sur cette galette de 45 minutes.

Le ton est champètre et décontracté, on sent que Paul prend plaisir à composer sa musique autant qu'à l'enregistrer, et que, vous ne me croirez jamais, mais je me lance, il est amoureux de Linda... Si si je vous jure !

1971 Macca/George : 2 Lennon : 0... à suivre...

En toute saison, en ville ou à la campagne, Ram est le disque qu'il vous faut.

Too Many People Live enchaîné sur She Came in Through the Bathroom Window :

10 octobre 2007

In Rainbows

Artiste : Radiohead

Label : W.A.S.T.E.

Date de sortie : 10 octobre 2007

Durée : 42'34''

Enfin, il est là. In Rainbows, dans toute sa nouveauté, et ce, malgré les titres déjà bien connus car joués en concert maintes et maintes fois ; parfois depuis plus de dix ans.

Mais tout d'abord, un grand bravo aux équipes de W.A.S.T.E. qui ont permis un téléchargement facile et rapide. Une vraie réussite.

Il est aussi bon de noter que cet album est DRM Free, sans DRM. Cela ne veut pas dire, bien entendu, que le distribuer sur le net est légal pour autant, mais cela montre le respect que le groupe porte à ses fans. Non pas Jeanfoutiste au sujet de leur musique, mais prenant acte, simplement, que la grande majorité des gens sont responsables au sujet de ce qui leur est confié, fusse le dernier album d'un groupe de rock.

La preuve ? Le groupe a virtuellement (dans tous les sens du mot) offert sa musique et, si l'on en croit leur porte parole, la plupart des gens ont donné une somme correspondant globalement au prix d'un album téléchargé en ligne légalement. Surtout, très peu n'ont rien donné. L'opération serait, apparemment, une réussite commerciale. It's Up To You disait leur site web lorsqu'il s'était agit de décider combien donner. Les acheteurs ont été au rendez-vous.

Pourquoi cela ? Les raisons sont sans doute multiples. Personnellement, ayant commandé la Discbox, le téléchargement m'a été offert d'office, mais si je n'avais pas eu le choix, j'aurais probablement donné une dizaine d'euros, soit le prix d'un album sur l'iTunes Store par exemple.

Je crois surtout que lorsqu'un groupe aussi aimé que Radiohead s'adresse directement à ses fans et leur dit : "Si vous aimez notre musique, donnez ce que vous pensez être JUSTE.", alors, soudain ceux qui se sentaient parfois volés lorsqu'on leur demandait 20 euros pour un album dont 95% du prix n'irait jamais dans les poches des artistes se sont peut-être dit : "Ok, voyons ce que je crois être juste."

Autre chose a pu jouer. La culpabilité. Si vous téléchargez un album illégalement, ce n'est généralement pas sur le site du groupe. Combien d'acheteurs n'ont pas voulu passer pour des pingres ? Allez savoir...

Quant à ceux qui l'ont eu pour rien, tant mieux pour eux, qu'ils aient été radins ou sans le sou n'a que peu d'importance. La musique ne mourra jamais. Les Majors en revanche... et hélas, les disquaires ce qui est plus préoccupant.

Alors qu'en est-il à l'heure de la première (déjà troisième) écoute ? Tout d'abord une impression d'ensemble sur la production qui semble assez Low Tech, beaucoup plus artisanale au niveau du son que ce à quoi on aurait pu s'attendre. Une certaine saturation, un côté analogique et disque fait à la maison, et surtout, aux dernières nouvelles, sans Nigel Goldrich, (leur producteur quasi historique).

15 STEP (3'57'')

Un rythme très Eraser qui n'est pas sans rappeler Everything in its Right Place qui ouvrait Kid A, et c'est parti. On sent le virage electronica arriver à grand pas sauf que la ligne de guitare à partir de la 47ième seconde change la donne avec un minimum d'effets. Finalement assez fidèle aux versions de concert à l'exception de choeurs d'enfants (qui font un rien penser à The Wall de Pink Floyd) le titre malgré tout est relativement décevant.

BODYSNATCHERS ( 4'02'')

Pêchu, Catchy, un petit air de 2+2=5 sur l'album précédent. Une guitare bien cradingue et saturée en ouverture. Après une minute, Yorke dévie la mélodie comme il en a le secret avant de retomber sur ses pieds d'une façon qui a toujours l'ai aussi miraculeuse. La suite d'accord assez simple nous remet directement dans l'ambiance. Oui, ceci est bien un disque de Radiohead, avec un peu de The Bends, De Hail to the Thief, et même d'Ok Computer en miroir auditif tout le long de la chanson.

NUDE (4'15'')

Des cordes, en intro, et des harmonies vocales quasi Björkiennes, puis la voix de Thom mixée bien en avant et dans les aigus qu'il sait si bien faire. Oui, il s'agit bien d'une version Studio de ce titre qui tourne avec Radiohead depuis plus de dix ans, soit la période d'Ok Computer. Ondes Martenot discrètes, voix aqueuses enrobées de réverb' comme si on écoutait la chanson arnaché au fond d'une piscine au beau milieu de la nuit. Guère rassurant, mais envoutant jusqu'à une faible lueur d'espoir lors des trente dernières secondes.

WEIRD FISHES/ARPEGGI (5'18'')

Ma préférée. Un rythme qui rappelle 15 STEP mais beaucoup plus abouti dans l'exécution et l'une des mélodies les plus mélancoliques composées par Radiohead. Contruits avec l'esprit d'escalier, chaque mot semble s'aider du précédent pour monter le titre en épingle jusqu'à ce que tout retombe aux deux tiers quand Yorke chante : "and this is my chance / eaten by worms /and we’re fishies / picked over by the worms /and we’re fishies /we’re fishies" d'une voix résignée qui aboutira à une désertion pure et simple de toute vie sur la fin du titre. Onn'avait pas ressenti un truc pareil depuis Pyramid Song, c'est dire.

ALL I NEED (3'49'')

Minimaliste, à tel point qu'on l'imaginerait bien comme un hommage à Joy Division. Jusqu'à la fin qui change une fois de plus la donne avec quatre notes de métalophones bienvenues.

FAUST ARP (2'10'')

Voix empilées, guitare folk, cordes, mélodies graciles, on imaginerait presque Robert Kirby (producteur légendaire de Nick Drake et de Vashty Bunyan) aux manettes l'espace d'un instant. Une merveille et une respiration dans cet album sombre. Un chef d'oeuvre.

RECKONER (4'50'')

Un autre titre où la rythmique prend le pas sur la mélodie, en tout cas comme base. Seule la voix installe l'atmosphère avant que quelques notes de piano n'accentuent le travail de Thom bientôt suivis par des voice over. Puis un temps calme exactement au milieu du titre. Un peu à la We suck Young Blood. Puis des cordes et des harmonies vocales dignes d'un Brian Wilson sous haute dose de Prozac.

HOUSE OF CARDS (5'28'')

Beaucoup jouée en concert, donc un rien moins surprenante, si ce n'est que comparé à l'ensemble de l'album le titre paraît un peu plus joyeux... Paroles cucul "I don't want to be your friend, I just want to be you lover" à l'appuis. Guitares saturées piquées à Sigur Ros ou à M83 en prime.

JIGSAW FALLING INTO PLACE (4'09'')

A nouveau une rythmique rapide sur laquelle la voix vient se greffer. Puis des cordes. Entrainant, mais déjà entendu.

VIDEOTAPE (4'40'')

Mélancolique à souhait. Le titre clôt l'album dans un minimalisme qui fait froid dans le dos. Pas du tout serein. Pas du tout sûr de soi. Creepy. Piano, voix, basse, puis une batterie ératique et des harmonies vocales crépusculaires. Certaines versions de concert étaient beaucoup plus enlevées.

Conclusion (à chaud, je serai sans doute plus nuancé dans une semaine) :

Après deux écoutes l'impression d'ensemble est bonne, même si certains titres sentent un peu le réchauffé, le déjà entendu (car beaucoup joués en concert, mais aussi et surtout parce que le groupe, pour une fois, n'a pas su s'affranchir aussi bien de ses gimmicks pour les pousser juste un peu plus loin). L'absence de Nigel Goldrich (à ce qu'il semble) y est sans doute pour quelque chose.

Le côté recette de certains titres est parfois irritant, d'autant qu'il avait déjà été abondamment utilisé sur l'album précédent : Rythmique rapide + voix + ligne de guitare minimale + changement de ton et de rythme au milieu du titre ou au deux tiers puis remontée de la pente. Des titres de Radiohead sur ce shéma il y en a une bonne dizaine.

On sent que Thom Yorke est bel et bien le leader incontesté du groupe. Les ressemblance avec son effort Solo de l'an dernier sont frappantes. Lorsque les envolés du chanteur et le minimalisme des arrangements fonctionne bien, c'est tout bonnement merveilleux, sinon, parfois dispensable.

Heureusement, quelques morceaux sont tout bonnement époustouflants, Nude, Weird Fishes/Arpeggi, Faust Arp, qui justifient à eux seuls l'achat de ce disque.


A vos commentaires...