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14 novembre 2007

Breaking News : Thom dit non à Sir Paul !

Depuis l'ouverture de ce blog un grand nombre de notes tourne autour de Radiohead. J'aime énormément leur musique, c'est vrai, mais tout cela ne serait sans doute pas arrivé s'ils n'avaient annoncé la sortie de leur nouveau disque le lendemain de l'ouverture de ces pages.

J'espérais pouvoir passer une semaine sans vous parler de Radiohead, mais que voulez-vous, l'actualité me rattrape. Tant pis, la nouvelle est croustillante.

Thom Yorke viendrait gentiment de refuser de collaborer avec Paul McCartney pour un duo... L'ex Beatle qui avait enregistré des duos avec quelques pointures par le passé (Michael Jackson à la bonne époque, Stevie Wonder...) voulait donc pousser un brin de chansonnette avec le leader de Radiohead. Raté !

Bien qu'ils se soient partagé les services du producteur Nigel Goldrich, Thom aurait répondu qu'il préférait pour l'instant se consacrer à sa propre musique et à celle de son groupe. Björk et PJ Harvey doivent bien rigoler.




9 novembre 2007

Breaking News : To Whom it May Concern... I GIVE UP

Les choses semblent se préciser du côté d'Oxford. La nuit dernière, Radiohead a continué à faire des tests pour le webcast qui devrait se tenir ce soir entre 21 h et minuit GMT soit 22h et 1h heure de Paris. Le tout est encore à prendre au conditionnel.

En attendant, le groupe a offert hier deux petites prestations expérimentales. D'abord Thom Yorke dans un rôle de DJ, puis le groupe reprenant le titre Unravel de Björk (une prestation honnêste, sans plus). Le tout dure 17 minutes. Ah oui, j'oubliais, un cours d'écriture sur tableau noir aussi, fascinant...

Tout est déjà sur youtube, et donc, ici-même.

Thom Yorke aux platines :



Unravel + Black Board Boredom



To Whom it May Concern

I GIVE UP

27 octobre 2007

White Chalk

Artiste : PJ Harvey

Date de sortie : 24 septembre 2007 (UK), 2 octobre 2007 (US)

Label : Island

Durée : 33'57''

Est-ce un nouveau single ? se demande l'amateur de musique étonné par la finesse de l'emballage. Non, un nouvel album, 11 titres, moins de 40 minutes. C'est un album à l'os dont tout le superflu a été simplement évacué. Ici, presque pas de batterie, pas de guitare électrique, mais du piano, de la harpe, et une voix rapeuse. Rien de ce que l'on connaissait jusqu'ici de PJ Harvey ne semble avoir subsisté dans ce nouvel univers qu'elle vient de se créer. Vous l'aimiez très rock agressif sur Huh Huh Her ? oubliez-ça ! De la belle ne reste que la mélancolie qu'on lui connait si bien, parce qu'il n'y a que de cela que l'on ne peut pas sortir ; de l'étreinte de l'angoisse.

Sur certains titres (White Chalk, When Under Ether) on ne peut s'empêcher de se demander si l'ADN de Björk et Thom Yorke n'a pas muté tout soudainement dans le Dorset natal de PJ pour créer de toute pièce, avec l'aide d'une génération spontanée d'intruments folks bidouillés venus d'outre tombe, la voix plus poignante de ce début de siècle. Progéniture vocale scarifiée pour toujours.

Son meilleur disque ? C'est bien possible. Le plus surprenant ? Sans aucun doute ! Un disque à marquer d'une craie blanche.

Ecoutez White Chalk :



Ecoutez When Under Ether :

16 octobre 2007

Fell in Love with a Girl (500 Great Songs #4)

Artiste : The White Stripes

Label : XL

Date de sortie : 23 avril 2002 (Royaume Uni)

Durée : 1'50''

Pourquoi sortir un titre de 12 minutes si c'est pour qu'il endorme tout le monde au bout de 2 ? C'est sans doute une question que Jack et Meg White ne se sont jamais posée (certains autres devraient faire leur auto-critique). Ainsi cet extrait tiré de leur 3ième album White Blood Cells (Globules Blancs) qui claque comme un coup de fouet. La vidéo aux couleurs du groupe, (c'est à dire à majorité rouge et blanche) n'est pas en reste.

Michel Gondry, ami de Björk (entre autres) et vidéaste professionnel utilisant toutes les ficelles du cinéma d'antan et du slow motion est au manettes. Il livre donc une vidéo réalisée image par image et considéré par certains comme le clip le plus complexe jamais réalisé à partir de... Lego !!!

Une merveille d'inventivité.

Dites : Les jouets éducatifs, il n'y a que ça de vrai.

Ne dites pas : Ce groupe cède trop facilement aux sirènes du tout à l'égo.


Ani DiFranco, Elysée Montmatre, Paris, 12 octobre 2007

Hamell on Trial quitte la scène et les roadies s'activent gentiment pendant un petit quart d'heure. Tout est déjà en place de toute façon ou presque, juste les derniers réglages, vraiment.

Puis le noir se fait et Ani arrive sur scène accompagnée de deux musiciens, Allison Miller à la batterie et Todd Sickafoose à la contrebasse (tous les deux aux choeurs une fois de temps en temps). Et c'est parti avec une version fidèle mais plus rapide de Done Wrong extrait de l'album Dilate.

La balance est parfaite, et le volume sonore exactement ce qu'il faut. Et ce qui ravit d'emblée, c'est la voix. Parfaite, cristalline, exactement comme sur disque, ce qui pour une fois un défaut mais une qualité.

En effet, la voix d'Ani DiFranco a quelque chose d'unique dans sa douceur et son énergie, une voix qui peut faire passer toutes sortes d'émotions avec une apparente économie de moyens, sans minauder comme Björk ou Tori Amos le font trop souvent par exemple (même si j'aime beaucoup ces deux artistes aussi par ailleurs).

Ani DiFranco et Todd Sickafoose

Car il y a, dans l'interprétation une vérité bienvenue. Ani DiFranco joue des personnages, oui, mais qui font tellement partie d'elle-même qu'elle n'a pas besoin d'en rajouter, elle laisse sortir petit à petit chaque facette de sa personnalité ce qui fait que les chansons ne sont pas du tout mises en scène. Elles sonnent "vrai", parce qu'elles sont vraies.

Et puis ce qui frappe aussi, c'est le jeu de guitare, à faire palir beaucoup, beaucoup de guitaristes. Elle joue de la guitare folk, oui, mais avec un petit médiator à chaque doigt. Elle devra d'ailleurs bricoler tout ça à quelques chansons de la fin.


Ani, chante, joue de la guitare et nous parle de sa fille, Petah (prononcée Pita), de son nom rare (unique ?) et de l'amusement (la frayeur) causée aux gens lorsqu'elle dévoile le nom de son bébé. Au milieu du concert, un poème, puisqu'on lui en a réclamé un (elle vient de sortir un recueil de ses oeuvres) qui est une pure merveille.

Naturellement, ce qui compte ici, c'est autant ce qui se dit, pendant et entre les chansons que la musique elle-même. Il doit être difficile pour un non-anglophone de véritablement apprécier les chansons de ce genre d'artiste. Heureusement, l'énergie qui se dégage des titres en fait tout de même des objets sonores appréciables même si l'on en comprend pas (ou peu) le sens.

En bref, un concert fort, doux, énergique, chaleureux par l'une des reines trop méconnues de la folk.

Après un peu (beaucoup trop) de temps passé sur le net, j'ai fini par trouver la set-list de la soirée :

Done Wrong
Half-Assed
Manhole
Lag Time
You Had Time
Napoleon
Paradigm
Sunday Morning
Rain Check
Two Little Girls
The Atom
Present / Infant
Everest
Names And Dates And Times
32 Flavors

Shameless
Rappel :
Little Plastic Castle
Hypnotized

Liens vers des sites intéressants sur Ani DiFranco :

On Her Own Une base de donnée énorme, des forums, des goodies.

Le site de Miss Eva un excellent site français avec notamment des tablatures et un classement des chansons par thème !

Righteous Babe le site officiel.